Même si Alice, encore une fois, semblait ravie que Lukate lui offre une nouvelle partie de son corps à lécher, la déesse eut quand même l'impression que la lycéenne n'en profitait pas autant qu'elle n'espérait pouvoir le faire. Bien sûr, Lukate ne comprenait pas l'intérêt que la jeune femme portait ainsi à certaines parties de son corps, même si elle savait bien que les personnes pouvaient parfois être excitées par des choses étranges, mais il lui semblait quand même que quelque chose la dérangeait, la bloquait dans ce qu'elle faisait.
Et Alice, qui n'avait semble-t-il pas pour habitude de garder pour elle ce qu'elle pensait, et encore moins ce qu'elle voulait, ne tarda pas à faire savoir à Lukate que quelque chose posait problème. Il n'était pas sûr que ce soit ce qui troublait la lycéenne, mais c'était une éventualité, en tout cas, la petit blonde l'avait remarqué, et pensait que c'était assez important pour le dire. La déesse ne sentait pas sous les bras. Lukate le savait, les humains développaient des odeurs sous les bras, d'ailleurs, ils faisaient de grands efforts pour combattre cela, principalement avec des désodorants antitranspirants. La performance dont les pubs se vantaient étaient de l'ordre de vingt-quatre heures sans odeur ni transpiration. Mais Alice pensait que la déesse pouvait perfectionner son apparence humaine en jouant sur son détail. Bien sûr, Lukate prit la peine de réfléchir à la question, mais ça ne dura pas longtemps. Comme souvent, quand la déesse réfléchissait, d'ailleurs, ses conclusions allaient rarement loin mais, cette fois, elles semblaient plutôt fondée.
"Pour ne pas te mentir, j'ai visité beaucoup d'endroits, et je ne pense pas avoir déjà vécu un contrôle de l'odeur des aisselles."
Bien sûr, Lukate ne serait jamais contre l'idée de perfectionner son apparence, elle lui permettait de passer plus inaperçue mais, de sa longue expérience, elle avait plus de chance de se faire avoir par un contrôle des papiers d'identité que par une vérification de l'odeur sous les bras. Alice elle-même au début, s'était surtout inquiétée de la tenue qu'elle affichait, plutôt que de du fait qu'elle ne sentait pas sous les bras. Il fallait d'ailleurs déjà être allé loin pour s'en rendre compte, sauf peut-être pour quelques personnes à l'odorat vraiment développé, à supposer qu'elles puissent détecter cette absence d'odeur, parmi celles que Lukate avait quand même.
"Et puis, si la matière est imperméable, la sueur ne devrait pas percer, si?"
Encore une fois, sa tenue n'était qu'une apparence, mais se montrait totalement lisse, laissant supposer que l'humidité ne pouvait pas la traverser, contrairement à des textiles composés de fibres, laine, coton, peu importe, emmaillées entre elles. Mais, encore une fois, Alice s'y connaissait sans doute mieux, simplement parce que le sujet semblait la tenir à cœur.