Olympus Infinite [PV]
Posté : 20 juil. 2026 01:24

Elle s’appelait « Olympus ». La Cité Dorée, le Palais Flottant. Une cité futuriste qui flottait dans les airs. Elle était retenue par un alliage impressionnant de magie et de technologie, le tout impulsé par la volonté de La Divine, la Reine-Déesse Aphrodite. Olympus était une cité de paix et d’amour, un phare qui guidait un monde plongé dans les ténèbres. C’était aussi une solide monarchie de droit divin, une matriarchie qui reposait sur l’idée que les hommes étaient dangereux, instables, et inaptes aux responsabilités. Un choix qui reposait sur l’histoire d’Olympus, ainsi que sur des théories scientifiques affirmant que l’appareil génital des hommes diffusait une sécrétion plus élevée de testostérone que les femmes, et qui nuisait à leurs capacités cognitives.
Historiquement, Olympus était un phare, un royaume volant qui reposait sur un royaume terrestre, paradisiaque, l’Arcadie, qu’on appelait aussi « Elysée ». Ce royaume abritait les nombreux champs agricoles qui servaient à nourrir Olympus, ainsi que les réserves de matières premières indispensables au fonctionnement d’Olympus, comme de grandes et vastes mines de charbons, des carrières de pierre. On y trouvait aussi un vaste océan qui abritait une côté balnéaire où les Olympiennes pouvaient venir se reposer et se rafraîchir.
La frontière de l’Arcadie était un gigantesque mur, qu’on appelait tout simplement « le Mur ». Derrière ce mur, bardé de forteresses, de tours de gardes, et de rondes, des terres sauvages s’étiraient à l’infini. Des royaumes archaïques, des clans hirsutes dominés par les hommes. Des terres dangereuses, hostiles, où on aimait peu se rendre. Olympus était en guerre contre le reste du monde, une guerre qui remontait aux fondations d’Olympus. Jadis, avant que Olympus n’existe, les femmes étaient sous la férule des hommes, dans un monde sauvage. Elles étaient des esclaves, du bétail sexuel que les tribus sauvages se partageaient. Une révolte avait fini par éclater dans ces camps d’esclaves où les hommes venaient se servir. Une révolte qui s’était répandue. Les femmes n’avaient pas les capacités physiques des hommes, mais elles avaient pu montrer leur efficacité. Elles s’étaient organisées derrière Aphrodite, Déesse réincarnée en esclave, qui avait tué son maître, et provoqué la révolte de son ludus. Une révolte qui avait déchiqueté de l’intérieur l’Empire d’Arès.
Aphrodite avait guidé les esclaves en fuite, les gladiatrices, les ouvrières, les prostituées, vers l’Arcadie. L’Empire d’Arès s’était entretemps effondré, éparpillé en une myriade de royaumes barbares plus ou moins dangereux, et, régulièrement, Olympus affrontait les invasions barbares. Le Mur était solide, mais les ennemis le contournaient, ou parvenaient à l’ébrécher. Récemment, des pillards de Poséidon avaient attaqué la côte. Des sauvages qui avaient déferlé sur les ports pour faire des razzias, volant des provisions et des femmes.
La Reine-Déesse ne gérait pas seule son royaume. Elle disposait d’un panthéon composé de ses filles. La première d’entre elles était la Générale Minerve. Réputée immortelle, elle était la Commandante Suprême, la Championne d’Aphrodite. Elle était sa première fille, et sa principale amante. Puissante, Minerve avait immédiatement mené une croisade contre les pillards de Poséidon, en emmenant avec elle le dernier enfant d’Aphrodite, le Chevalier Alexandre.
Le dernier des enfants d’Aphrodite était un homme. Les hommes étaient tolérés en Olympus, mais ne pouvaient se voir attribuer de hautes responsabilités. À la majorité, les hommes avaient le choix entre, soit rester le sexe faible, soit subir des opérations magiques et scientifiques pour changer de sexe. La seule condition requise pour une transition sexuelle était d’enfanter. Olympus devait après tout veiller à se renouveler. Les femmes avaient le choix. Les hommes mûrs se rendaient à des marchés où on pouvait choisir avec quel homme copuler. Un homme n’avait aucun droit de parenté sur les enfants. Une femme pouvait néanmoins, soit louer les services d’un mâle pour une fécondation, soit en faire son esclave permanent. Il n’était pas impossible de tomber amoureux de son esclave, mais cela restait mal vu.
Seul enfant d’Aphrodite, Alexandre était un cas à part. Il approchait de la majorité. Pour accomplir sa transition, il lui faudrait féconder une femme. Autant dire que les femmes se l’arrachaient, car, même s’il était un homme, il était avant tout le fils de la Reine-Déesse. Aphrodite espérait secrètement que son fils accepterait de devenir une femme.
Pour l’heure, il était à bord de la flotte menée par Minerve, qui se rapprochait des îles sauvages de Poséidon. Les Dieux masculins n’avaient jamais accepté la révolte d’Aphrodite. Poséidon guidait les pirates sauvages vers l’Arcadie pour y mener des raids.
« Nous allons en finir. »
Minerve avait soif de sang. Elle était une femme, mais elle restait avant tout une femme forte. Son objectif ? Capturer le Prince Orion, le fils de Poséidon. Elle comptait ramener ce sauvage auprès de sa mère, et ainsi rajouter à Olympus un nouveau royaume sauvage. L’archipel d’Orion comprenait des forteresses, et les cors de guerre retentissaient, tandis que leurs navires sortaient des ports de l’archipel rocailleux pour se livrer à une bataille navale
« L’archipel d’Orion est en approche, Maîtresse Minerve ! »
Minerve se retourna vers Alexandre, qui était en compagnie de son mentor, un guerrier âgé qui veillait sur lui et assurait sa formation militaire.
« Es-tu prêt à rendre honneur à Mère, mon petit-frère ? »
Dernier point à noter : les hommes portaient continuellement des cages de chasteté. Seules leurs maîtresses pouvaient le leur ôter. Ils n’avaient également pas le droit de se masturber seuls, ne pouvant le faire que si leur Maîtresse le souhaitait. Dans le cas d’Alexandre, c’était sa mère qui assurait ce rôle, et, quand elle n’était pas là, comme en ce moment, c’était à Minerve d’assumer ce rôle. Elle esquissa un léger sourire à Alexandre. Ils étaient sur le pont de commandement du principal navire de la flotte d’Olympus, le Rhodé…