ALERTE : Karina Aogami sous les critiques après avoir déclaré que le Q.I. était une affaire de génétique — L'Hebdo
Re : Ça vous semble si inconcevable que ça ? Je vous invite à comparer le Q.I. moyen d'un Gabonais, par exemple, à celui d'un camarade nippon. À un moment, on ne peut plus dire que cette différence soit uniquement le fruit des infrastructures ou de l'éducation. C'est une constante qui n'a pas changé en plusieurs siècles, posez-vous les bonnes questions.
Qu'il est ironique pour une néo-bourgeoise issue du métissage de tenir des propos en faveur de l'homogénéité ethnique. Encore une fois, l'histoire nous prouve qu'il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne de pouvoir se faisant l'ennemie de ce qu'elle est. — Le Tokyoïte
Re : Je ne veux rien entendre d'un torchon qui fait la promotion du suicide civilisationnel.
Choc ! Après une carrière ratée dans le mannequinat, la fille de l'illustre styliste Juno Degerlund s'essaie à la politique. — Rarity Fair
Re : Une carrière si ratée que vous étiez encore en train de me supplier de faire votre couverture il y a trois mois de cela. Il n'y a légalement rien qui m'empêche de publier nos conversations. Dois-je avoir recours à quelque chose d'aussi bas pour que vous relatiez les faits correctement ? J'aimerais aussi que vous arrêtiez de me définir par ma mère ou mon père. Karina, Gunhild, Mademoiselle Aogami... Tant que vous vous adressez à moi directement, je peux ignorer quelques marqueurs d'impolitesse.
Compte tenu de son manque de connaissances sur les sujets politiques, Karina Aogami devrait se concentrer sur une future carrière dans le catch professionnel auprès de son père. Elle fait rire les gens si facilement, le monde du divertissement lui conviendrait bien mieux. — M. Takeuchi dans une tribune pour L'Univers
Re : Takeuchi, un nom qu'on associe aujourd'hui à l'ad hominem tant l'idée de s'en prendre à un propos plutôt qu'à une personne lui est inconcevable. Si Monsieur a un problème avec mes prises des position, qu'il les critique directement au lieu de danser autour sans jamais les adresser. Peut-être qu'une carrière de ballerine « conviendrait bien mieux » à ses pirouettes et son manque de testostérone documenté.
[...] Et cela, mesdames et messieurs, n'est que la surface des polémiques entourant la jeune Karina Aogami, elle qui avait pourtant tout pour réussir. Une mère réputée dans le monde de la mode, un père au rôle de babyface aujourd'hui réputé à l'internationale mais dont elle ne semble avoir tiré aucun enseignement. La suite dans le prochain épisode des Dossiers People. N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne et d'activer la cloche, ça contribue à la visibilité de notre émission.
L'image s'interrompit net suite à la pression d'une touche par un doigt manucuré. La personne qui y était reliée, nulle autre que le sujet de cette émission, poussa un soupir et croisa brièvement le regard d'une autre femme, figée et au regard plein de jugement. Ses traits se crispèrent, ses lèvres s'entrouvrirent soudainement pour entamer un sermon : « Ce n'est pas comme ça que tu vas t'attirer davantage de soutien du public. Chacune de tes apparitions donne naissance à des clips, des citations et des articles toujours plus hostiles à ton sujet.
— Et la shock value ? Tu étais la première à me dire que c'était une bonne stratégie.
— Oui, en introduction. Après ça, tu ne peux plus te permettre d'être aussi... toi.
— Je ne vais pas asceptiser mon discours pour faire plaisir à mes détracteurs. Ceux qui ne comptent pas me suivre ne le feront en aucun cas, peu importe à quel point je me modère. Autant renforcer ma position.
— Celle de rejeton du Sanseitō ?
— Ce n'est pas en reprenant les mots de l'un de ces torchons que tu me convaincras. Je dis ce que les gens ont besoin d'entendre, pas ce qu'ils veulent entendre. C'est aussi simple que ça.
— Tu vas te faire des ennemis.
— C'est déjà fait. »
L'attaché presse, résignée, se limita à un soupir unique avant de déposer un amas de feuilles anotées sur le bureau de Karina. Celle-ci n'y jeta qu'un bref coup d'oeil, déjà lassée de devoir passer en revue les quelques centaines de nouvelles insultes reçues par email, courrier et même par camion publicitaire. C'était devenu une habitude. Elle exprimait une opinion, souvent extrême, et recevait à la fois le soutien des plus fervents nationalistes et la haine des autres. Irascible, polémique, froide, inhumaine... On ne comptait plus vraiment les adjectifs péjoratifs qu'on lui collait mais qu'elle portait comme des médailles d'honneur. Les sentiments n'ont rien à faire en politique, comme elle se plaisait si bien à dire. Pourtant, au fond, ça l'attristait de savoir qu'on pouvait tant la haïr, surtout qu'elle pensait agir dans le bien du pays qui l'a vue grandir.
Une fois son associée partie, Karina s'autorisa une pause cigarette, un rare moment de détente lors d'une journée chargée, une autre habitude qui s'était ancrée dans sa routine. Ça ou les coups d'un soir, mais on lui déconseillait cette seconde option pour des raisons d'image, ce qui ne l'en avait pourtant jamais empêchée. Karina n'était plus à un scandale près, surtout depuis sa sortie fracassante du monde de la mode, un événement que les journalistes aimaient utiliser contre elle ; ce qui aurait dû être un simple défilé s'était terminé en une altercation dans les loges, Karina ayant touché à l'homme d'une collègue. Elle était, sur ce plan, très égoïste. Ses désirs recevaient une priorité irrévocable, quitte à blesser les autres, sous prétexte que son existence faisait partie des plus importantes. On la disait méprisante et condescendante pour ça, ce à quoi elle rétorquait en s'affirmant pragmatique. Après tout, elle n'avait aucun mal à s'enfoncer devant plus important qu'elle puisque le monde entier lui apparaissait comme pyramidale, avec certains individus au sommet et d'autres en bas. Au plus bas, ses détracteurs incapables de comprendre ce qui était en jeu, ceux qui étaient prêts à manifester devant l'immeuble abritant son bureau. Les observer de là-haut n'était devenu qu'un autre élément routinier, un autre moyen de se calmer et se conforter dans son idéologie.
La cigarette ne pouvait plus être tirée. Une dernière volute de fumée fut soufflée, puis Karina s'éclipsa, contrainte de se plier à son emploi du temps plus que chargé. Une interview, un meeting avec une poignée de patrons, une courte pause repas, deux apparitions publiques, un brunch avec sa mère et enfin assister au match de son père. Malgré les polémiques, Karina restait proche de ses parents. Sa mère s'opposait à ses dérives idéologiques mais n'osait la répudier en privé, ce qu'elle faisait toutefois en public pour sauver son image, et son père se disait apolitique afin de ne pas antagoniser la moitié de ses fans.
L'interview se déroula étonnamment bien, comme Karina s'y était attendue. Elle avait gardé son calme face à un torrent d'attaques à la personne et exposé ses idées problématiques de façon claire. Comme à chaque fois, on l'avait clippée sur les réseaux pour la critiquer ou l'encenser. Peu de réactions étaient rationnelles, Karina attirait les extrêmes. Le meeting avait quant à lui été un peu plus musclé, exigeant finesse et concessions dans le but de sécuriser un soutien financier. L'une des deux apparitions avait dû être annulée à cause de manifestations et la seconde s'était déroulée plus en douceur grâce aux agents de sécurité malgré quelques huées lointaines. Vînt ensuite l'heure du brunch, occasion pour Juno de parler du passé avec sa fille. Tu étais quand même beaucoup plus mignonne quand on vivait en Suède. Tu étais toute petite, tu ne t'en rappelles sûrement pas. Depuis qu'on a suivi ton père au Japon, j'ai l'impression que tu es progressivement devenue plus agressive. Et bien d'autres commentaires du genre, des regrets exprimés sur le fait de l'avoir scolarisée dans une école privée ou encore de ne pas avoir été suffisamment présente pour elle. Bien des propos que Karina balaya par des rires gênés et ou des changements de conversation afin de ne pas avoir à recadrer sa mère. Fort heureusement, on la sortit de cette rencontre par un appel concernant le match de ce soir.
Quelques heures plus tard, Kenta « Red Fury » Aogami était au sol, moqué par son adversaire, un heel à la popularité grandissante. La foule hurlait, encourageait le combattant assommé pendant que l'ennemi s'apprêtait à délivrer le coup final. On commençait à croire que ce match avait été scénarisé pour promouvoir Li Xibai au rôle de grand méchant. C'était cependant sans compter sur la dernière idée de la fondation pour faire parler. L'espace d'un instant, les projecteurs s'éteignirent et les notes d'un thème inconnu se firent entendre pour la première fois. Lorsque les lumières s'allumèrent à nouveau, c'était pour converger vers la silhouette élancée de Karina, micro à la main, élégamment vêtue d'un ensemble peut-être un peu trop professionnel pour l'occasion. « Xibai, ne l'entends-tu pas ? Les gens ne veulent pas de toi ici. Tu représentes tout ce qui se fait de détestable. » La foule se tut temporairement, incapable de déterminer si elle devait supporter l'outsider controversée ou l'antagoniste méprisable. La blonde, le sourire aux lèvres et le menton relevé comme pour prendre son interlocuteur de haut, s'avança lentement et attira le gorille près des cordes, comme il avait été convenu. « Idiot. Malhonnête. Chinois. » Des hurlements s'élevèrent de la foule. « Personne ne veut te voir gagner. Tu ne mérites même pas ta place ici, tu l'as volée à un autre. Et aujourd'hui... tu vas recevoir ta punition. » Sur ces mots, Kenta se releva d'un bond tout en attrapant par les jambes son adversaire distrait et le projeter par-dessus les cordes et l'éjecter du ring, ce qui ne constituait toutefois par une élimination dans ce match scénarisé. La marche de Karina s'acheva au même moment. Elle s'accroupit brièvement, juste assez longtemps pour fourrer son micro dans la gueule béante de Li et battre en retraite, laissant le champ libre à Kenta pour se projeter depuis les tendeurs et écraser l'ennemi qui n'eût guère le loisir de se relever après ça.
Un peu plus tard dans la soirée, Karina retrouva son père dans les loges pour le saluer et échanger avec lui, mais aussi pour répondre à ses interrogations, notamment celles concernant sa participation au match en tant qu'invitée. Elle ne dissimula pas son attrait pour l'argent et raconta comment le promoteur lui avait fait part de cette idée folle, une initiative qui ne manquera pas de faire grincer des dents son attaché presse et avait quelque peu mis Kenta dans l'embarras, le contraignant par la suite à s'exprimer publiquement sur les propos tenus par sa fille.
Le lendemain, tout se déroula comme Karina l'avait anticipé. Beaucoup de mentions sur les réseaux sociaux, un tollé selon un camp, une réussite selon l'autre. Son nom venait de caresser l'algorithme dans le bon sens du poil, ce qui représentait la chose la plus importante aux yeux de la politicienne en devenir mais un grand danger à ceux de son associée qui, comme lors de l'entrevue d'hier, asséna remarque après remarque, mentionna le risque publicitaire pris et l'aspect fantaisiste du monde du catch, ce à quoi Karina répondit en faisant la mention de l'arrivée de nouveaux sponsors potentiels. « Au final tout n'est que question d'argent, Kimi. C'est la même chose pour la politique. Montre que tu vas leur rapporter gros et les investisseurs se bousculeront pour faire affaire avec toi.
— Oui. Et ils te lâcheront au prochain propos jugé trop limite pour leur image de marque.
— Pas si j'accède à la Chambre des conseillers.
— Et comment tu comptes t'y prendre ?
— Comme je l'ai toujours fait. Observe bien ce qu'il se passe. Je gagne en popularité, ce n'est pas pour rien.
— Tu deviens surtout une cible facile. Rester indépendante dans de telles circonstances ne t'apportera que des ennuis. Tu as pensé au Jimintō ? Au Sanseitō ? Même Ishin ? Ils vont essayer de t'assimiler ou te couler.
— Exactement. Ils vont essayer. Emphase sur essayer.
— Tu as perdu la tête.
— Fais-moi un peu confiance. Je ne compte pas rester les bras croisés. Et toi non plus d'ailleurs. J'ai un carnet d'adresses à remplir. »
L'opportunisme a eu raison de Karina, comme toujours, mais sa chute restait à attendre. Elle comptait bien la repousser voire l'effacer entièrement. Pour ça, il lui fallait s'entourer de gens capables et motivés par l'appât du gain – des promoteurs, des avocats, des managers, des universitaires et même des mafieux si le besoin s'en faisait ressentir...
Re : Ça vous semble si inconcevable que ça ? Je vous invite à comparer le Q.I. moyen d'un Gabonais, par exemple, à celui d'un camarade nippon. À un moment, on ne peut plus dire que cette différence soit uniquement le fruit des infrastructures ou de l'éducation. C'est une constante qui n'a pas changé en plusieurs siècles, posez-vous les bonnes questions.
Qu'il est ironique pour une néo-bourgeoise issue du métissage de tenir des propos en faveur de l'homogénéité ethnique. Encore une fois, l'histoire nous prouve qu'il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne de pouvoir se faisant l'ennemie de ce qu'elle est. — Le Tokyoïte
Re : Je ne veux rien entendre d'un torchon qui fait la promotion du suicide civilisationnel.
Choc ! Après une carrière ratée dans le mannequinat, la fille de l'illustre styliste Juno Degerlund s'essaie à la politique. — Rarity Fair
Re : Une carrière si ratée que vous étiez encore en train de me supplier de faire votre couverture il y a trois mois de cela. Il n'y a légalement rien qui m'empêche de publier nos conversations. Dois-je avoir recours à quelque chose d'aussi bas pour que vous relatiez les faits correctement ? J'aimerais aussi que vous arrêtiez de me définir par ma mère ou mon père. Karina, Gunhild, Mademoiselle Aogami... Tant que vous vous adressez à moi directement, je peux ignorer quelques marqueurs d'impolitesse.
Compte tenu de son manque de connaissances sur les sujets politiques, Karina Aogami devrait se concentrer sur une future carrière dans le catch professionnel auprès de son père. Elle fait rire les gens si facilement, le monde du divertissement lui conviendrait bien mieux. — M. Takeuchi dans une tribune pour L'Univers
Re : Takeuchi, un nom qu'on associe aujourd'hui à l'ad hominem tant l'idée de s'en prendre à un propos plutôt qu'à une personne lui est inconcevable. Si Monsieur a un problème avec mes prises des position, qu'il les critique directement au lieu de danser autour sans jamais les adresser. Peut-être qu'une carrière de ballerine « conviendrait bien mieux » à ses pirouettes et son manque de testostérone documenté.
[...] Et cela, mesdames et messieurs, n'est que la surface des polémiques entourant la jeune Karina Aogami, elle qui avait pourtant tout pour réussir. Une mère réputée dans le monde de la mode, un père au rôle de babyface aujourd'hui réputé à l'internationale mais dont elle ne semble avoir tiré aucun enseignement. La suite dans le prochain épisode des Dossiers People. N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne et d'activer la cloche, ça contribue à la visibilité de notre émission.
L'image s'interrompit net suite à la pression d'une touche par un doigt manucuré. La personne qui y était reliée, nulle autre que le sujet de cette émission, poussa un soupir et croisa brièvement le regard d'une autre femme, figée et au regard plein de jugement. Ses traits se crispèrent, ses lèvres s'entrouvrirent soudainement pour entamer un sermon : « Ce n'est pas comme ça que tu vas t'attirer davantage de soutien du public. Chacune de tes apparitions donne naissance à des clips, des citations et des articles toujours plus hostiles à ton sujet.
— Et la shock value ? Tu étais la première à me dire que c'était une bonne stratégie.
— Oui, en introduction. Après ça, tu ne peux plus te permettre d'être aussi... toi.
— Je ne vais pas asceptiser mon discours pour faire plaisir à mes détracteurs. Ceux qui ne comptent pas me suivre ne le feront en aucun cas, peu importe à quel point je me modère. Autant renforcer ma position.
— Celle de rejeton du Sanseitō ?
— Ce n'est pas en reprenant les mots de l'un de ces torchons que tu me convaincras. Je dis ce que les gens ont besoin d'entendre, pas ce qu'ils veulent entendre. C'est aussi simple que ça.
— Tu vas te faire des ennemis.
— C'est déjà fait. »
L'attaché presse, résignée, se limita à un soupir unique avant de déposer un amas de feuilles anotées sur le bureau de Karina. Celle-ci n'y jeta qu'un bref coup d'oeil, déjà lassée de devoir passer en revue les quelques centaines de nouvelles insultes reçues par email, courrier et même par camion publicitaire. C'était devenu une habitude. Elle exprimait une opinion, souvent extrême, et recevait à la fois le soutien des plus fervents nationalistes et la haine des autres. Irascible, polémique, froide, inhumaine... On ne comptait plus vraiment les adjectifs péjoratifs qu'on lui collait mais qu'elle portait comme des médailles d'honneur. Les sentiments n'ont rien à faire en politique, comme elle se plaisait si bien à dire. Pourtant, au fond, ça l'attristait de savoir qu'on pouvait tant la haïr, surtout qu'elle pensait agir dans le bien du pays qui l'a vue grandir.
Une fois son associée partie, Karina s'autorisa une pause cigarette, un rare moment de détente lors d'une journée chargée, une autre habitude qui s'était ancrée dans sa routine. Ça ou les coups d'un soir, mais on lui déconseillait cette seconde option pour des raisons d'image, ce qui ne l'en avait pourtant jamais empêchée. Karina n'était plus à un scandale près, surtout depuis sa sortie fracassante du monde de la mode, un événement que les journalistes aimaient utiliser contre elle ; ce qui aurait dû être un simple défilé s'était terminé en une altercation dans les loges, Karina ayant touché à l'homme d'une collègue. Elle était, sur ce plan, très égoïste. Ses désirs recevaient une priorité irrévocable, quitte à blesser les autres, sous prétexte que son existence faisait partie des plus importantes. On la disait méprisante et condescendante pour ça, ce à quoi elle rétorquait en s'affirmant pragmatique. Après tout, elle n'avait aucun mal à s'enfoncer devant plus important qu'elle puisque le monde entier lui apparaissait comme pyramidale, avec certains individus au sommet et d'autres en bas. Au plus bas, ses détracteurs incapables de comprendre ce qui était en jeu, ceux qui étaient prêts à manifester devant l'immeuble abritant son bureau. Les observer de là-haut n'était devenu qu'un autre élément routinier, un autre moyen de se calmer et se conforter dans son idéologie.
La cigarette ne pouvait plus être tirée. Une dernière volute de fumée fut soufflée, puis Karina s'éclipsa, contrainte de se plier à son emploi du temps plus que chargé. Une interview, un meeting avec une poignée de patrons, une courte pause repas, deux apparitions publiques, un brunch avec sa mère et enfin assister au match de son père. Malgré les polémiques, Karina restait proche de ses parents. Sa mère s'opposait à ses dérives idéologiques mais n'osait la répudier en privé, ce qu'elle faisait toutefois en public pour sauver son image, et son père se disait apolitique afin de ne pas antagoniser la moitié de ses fans.
L'interview se déroula étonnamment bien, comme Karina s'y était attendue. Elle avait gardé son calme face à un torrent d'attaques à la personne et exposé ses idées problématiques de façon claire. Comme à chaque fois, on l'avait clippée sur les réseaux pour la critiquer ou l'encenser. Peu de réactions étaient rationnelles, Karina attirait les extrêmes. Le meeting avait quant à lui été un peu plus musclé, exigeant finesse et concessions dans le but de sécuriser un soutien financier. L'une des deux apparitions avait dû être annulée à cause de manifestations et la seconde s'était déroulée plus en douceur grâce aux agents de sécurité malgré quelques huées lointaines. Vînt ensuite l'heure du brunch, occasion pour Juno de parler du passé avec sa fille. Tu étais quand même beaucoup plus mignonne quand on vivait en Suède. Tu étais toute petite, tu ne t'en rappelles sûrement pas. Depuis qu'on a suivi ton père au Japon, j'ai l'impression que tu es progressivement devenue plus agressive. Et bien d'autres commentaires du genre, des regrets exprimés sur le fait de l'avoir scolarisée dans une école privée ou encore de ne pas avoir été suffisamment présente pour elle. Bien des propos que Karina balaya par des rires gênés et ou des changements de conversation afin de ne pas avoir à recadrer sa mère. Fort heureusement, on la sortit de cette rencontre par un appel concernant le match de ce soir.
Quelques heures plus tard, Kenta « Red Fury » Aogami était au sol, moqué par son adversaire, un heel à la popularité grandissante. La foule hurlait, encourageait le combattant assommé pendant que l'ennemi s'apprêtait à délivrer le coup final. On commençait à croire que ce match avait été scénarisé pour promouvoir Li Xibai au rôle de grand méchant. C'était cependant sans compter sur la dernière idée de la fondation pour faire parler. L'espace d'un instant, les projecteurs s'éteignirent et les notes d'un thème inconnu se firent entendre pour la première fois. Lorsque les lumières s'allumèrent à nouveau, c'était pour converger vers la silhouette élancée de Karina, micro à la main, élégamment vêtue d'un ensemble peut-être un peu trop professionnel pour l'occasion. « Xibai, ne l'entends-tu pas ? Les gens ne veulent pas de toi ici. Tu représentes tout ce qui se fait de détestable. » La foule se tut temporairement, incapable de déterminer si elle devait supporter l'outsider controversée ou l'antagoniste méprisable. La blonde, le sourire aux lèvres et le menton relevé comme pour prendre son interlocuteur de haut, s'avança lentement et attira le gorille près des cordes, comme il avait été convenu. « Idiot. Malhonnête. Chinois. » Des hurlements s'élevèrent de la foule. « Personne ne veut te voir gagner. Tu ne mérites même pas ta place ici, tu l'as volée à un autre. Et aujourd'hui... tu vas recevoir ta punition. » Sur ces mots, Kenta se releva d'un bond tout en attrapant par les jambes son adversaire distrait et le projeter par-dessus les cordes et l'éjecter du ring, ce qui ne constituait toutefois par une élimination dans ce match scénarisé. La marche de Karina s'acheva au même moment. Elle s'accroupit brièvement, juste assez longtemps pour fourrer son micro dans la gueule béante de Li et battre en retraite, laissant le champ libre à Kenta pour se projeter depuis les tendeurs et écraser l'ennemi qui n'eût guère le loisir de se relever après ça.
Un peu plus tard dans la soirée, Karina retrouva son père dans les loges pour le saluer et échanger avec lui, mais aussi pour répondre à ses interrogations, notamment celles concernant sa participation au match en tant qu'invitée. Elle ne dissimula pas son attrait pour l'argent et raconta comment le promoteur lui avait fait part de cette idée folle, une initiative qui ne manquera pas de faire grincer des dents son attaché presse et avait quelque peu mis Kenta dans l'embarras, le contraignant par la suite à s'exprimer publiquement sur les propos tenus par sa fille.
Le lendemain, tout se déroula comme Karina l'avait anticipé. Beaucoup de mentions sur les réseaux sociaux, un tollé selon un camp, une réussite selon l'autre. Son nom venait de caresser l'algorithme dans le bon sens du poil, ce qui représentait la chose la plus importante aux yeux de la politicienne en devenir mais un grand danger à ceux de son associée qui, comme lors de l'entrevue d'hier, asséna remarque après remarque, mentionna le risque publicitaire pris et l'aspect fantaisiste du monde du catch, ce à quoi Karina répondit en faisant la mention de l'arrivée de nouveaux sponsors potentiels. « Au final tout n'est que question d'argent, Kimi. C'est la même chose pour la politique. Montre que tu vas leur rapporter gros et les investisseurs se bousculeront pour faire affaire avec toi.
— Oui. Et ils te lâcheront au prochain propos jugé trop limite pour leur image de marque.
— Pas si j'accède à la Chambre des conseillers.
— Et comment tu comptes t'y prendre ?
— Comme je l'ai toujours fait. Observe bien ce qu'il se passe. Je gagne en popularité, ce n'est pas pour rien.
— Tu deviens surtout une cible facile. Rester indépendante dans de telles circonstances ne t'apportera que des ennuis. Tu as pensé au Jimintō ? Au Sanseitō ? Même Ishin ? Ils vont essayer de t'assimiler ou te couler.
— Exactement. Ils vont essayer. Emphase sur essayer.
— Tu as perdu la tête.
— Fais-moi un peu confiance. Je ne compte pas rester les bras croisés. Et toi non plus d'ailleurs. J'ai un carnet d'adresses à remplir. »
L'opportunisme a eu raison de Karina, comme toujours, mais sa chute restait à attendre. Elle comptait bien la repousser voire l'effacer entièrement. Pour ça, il lui fallait s'entourer de gens capables et motivés par l'appât du gain – des promoteurs, des avocats, des managers, des universitaires et même des mafieux si le besoin s'en faisait ressentir...
===PHYSIQUE===
S'il est courant pour ses détracteurs de le penser, Karina ne doit pas son ancienne carrière dans le mannequinat qu'à la position de sa mère, styliste de renom. Elle le doit aussi à son apparence, résultat de l'union de deux parents bien pourvus génétiquement. De Juno, Karina a hérité de sa blondeur pourtant récessive, une chance en elle-même, mais aussi d'une paire d'yeux bleus bien que la forme bridée de ces derniers tient davantage de Kenta. Il en va de même pour sa peau lisse et élastique dont les signes de l'âge ne se manifestent toujours pas puisqu'il en aurait été calamiteux à vingt-sept ans. L'héritage d'Okinawa s'y perçoit toutefois un peu par un léger hâle naturel que Karina dissimule sous une couche de fond de teint. L'arête de son nez, fine et creusée, s'allonge élégamment pour se terminer en une pointe arrondie et quelque peu relevée aidant à mettre en valeur ses lèvres pulpeuses. Celles-ci gardent deux rangées de dents impeccablement ordonnées et dont le seul manquement à l'harmonie de ce tout se caractérise par les deux canines supérieures un peu plus pointues que la moyenne. Dans cet océan de féminité se démarque la mâchoire de Karina, triangulaire, dont les traits sont adoucis par une utilisation experte du maquillage couplée à une longueur de cheveux notable, jusqu'aux côtes, et soigneusement ondulée pour lui donner du volume.
Son corps de prolonge en forme de sablier bien plus légèrement plus fourni au niveau des hanches et des cuisses que de la poitrine, avec de longues jambes se faisant l'atout principal de sa silhouette et dont des paires de talons hauts ne font que mettre l'emphase sur cet aspect. Sans ceux-ci, Karina est haute d'un bon mètre soixante quatorze pour un poids de soixante-et-un kilos témoignant de son léger laisser-aller depuis la fin de sa carrière de mannequin. Son corps n'est marqué par aucune cicatrice ni aucun tatouage mais cache deux grains de beauté : un sur l'intérieur de son avant-bras gauche et l'autre au niveau de son omoplate, toujours du même côté.
Son corps de prolonge en forme de sablier bien plus légèrement plus fourni au niveau des hanches et des cuisses que de la poitrine, avec de longues jambes se faisant l'atout principal de sa silhouette et dont des paires de talons hauts ne font que mettre l'emphase sur cet aspect. Sans ceux-ci, Karina est haute d'un bon mètre soixante quatorze pour un poids de soixante-et-un kilos témoignant de son léger laisser-aller depuis la fin de sa carrière de mannequin. Son corps n'est marqué par aucune cicatrice ni aucun tatouage mais cache deux grains de beauté : un sur l'intérieur de son avant-bras gauche et l'autre au niveau de son omoplate, toujours du même côté.
===MENTAL===
Ambitieuse ; le désir de s'élever anime Karina. Elle est née privilégiée mais cherche à atteindre des sommets toujours plus haut. Elle croit fervemment en la notion de hiérarchie. Par conséquent, gravir les échelons n'est pour elle qu'un moyen naturel de ne pas avoir à courber l'échine devant qui que ce soit. Son statut l'importe beaucoup, plus que celui des autres même si elle les respecte dans la limite du raisonnable. Selon elle, une personne sans but à atteindre ne mérite pas la moindre considération. Les notions d'effort et de travail lui sont indissociables, liées à la condition humaine de façon inhérente.
Directe ; comme elle le dit si bien, Karina ne tient pas des propos que les gens veulent entendre mais qu'ils ont besoin d'entendre. S'il lui faut blesser l'ego ou les sentiments de quelqu'un pour exprimer ce qu'elle pense être juste ou correct, elle le fera sans hésiter quitte à s'attirer des ennuis. Certains de ses défenseurs la pensent socialement autiste pour cette raison alors qu'en vérité, Karina sait parfaitement lire entre les lignes et interpréter les codes sociaux. Elle choisit consciemment de les reléguer au second plan car ces codes obstruent, selon elle, au bon fonctionnement de la société.
Cupide ; ayant grandi avec une cuillère en argent dans la bouche, Karina a très vite développé un goût prononcé pour le luxe et le confort monétaire. Elle ne peut concevoir que certains parviennent à vivre une vie simple ou pire encore : ascétique. L'argent lui permet de manger sainement, de vivre dans un quartier encore protégé de ceux qu'elle appelle les « facteurs socio-économiques » et du crime, de ne pas avoir à s'inquiéter de la chute du Yen, de s'habiller comme elle le souhaite sans avoir à se demander si ça lui demandera de faire des économies le mois prochain, d'être pleinement couverte en cas d'accident ou de problème de santé... Bien trop d'avantages qui la poussent à dire que celles et ceux prônant pour une redistribution des richesses ne sont que des avares en costume d'altruiste et que ceux-ci ne sont que rongés par une jalousie maladive.
Haineuse ; en effet, Karina est bien plus mue par la haine que par l'amour. La haine de l'étranger qu'elle considère dangereux pour la société, la haine de la faiblesse, la haine de l'auto-flagellation politique, la haine des gouvernements qui offrent leur peuple en pâture, la haine des arguments fallacieux ou encore la haine d'un mauvais vin... Lorsqu'elle hait quelque chose, l'énergie de Karina pour la critiquer s'en retrouve décuplée. Elle est très attirée par la confrontation, une addiction pernicieuse qui fausse sa perception de la réalité et des relations.
Fière ; à un tel point que ça pourrait être qualifié d'euphémisme. Ses origines, sa nationalité, son apparence, son idéologie, ce qu'elle a accompli... Tant de choses qu'on ne pourra jamais lui retirer et qu'elle aime rappeler lorsque l'occasion se présente. Karina ne manque pas de confiance en elle et estime que tout le monde devrait lui ressembler sur ce plan, la seule honte à avoir selon elle étant celle liée à l'échec. Cette fierté, parfois mal placée, l'empêche d'admettre ses torts s'ils sont mis en lumière par une personne pour qui elle n'a aucune estime. Elle est en effet très sélective sur son entourage et sur ceux pouvant la conseiller.
Égoïste ; dans la mesure où elle considère quelqu'un comme inférieur, Karina n'aura aucun remord à prendre ce qui n'est pas à elle tout en protégeant ce qui lui appartient déjà. Cet axe moral se lie à sa grande considération pour la hiérarchie et lui permet de dresser un tableau mental de ce qu'elle pourrait faire ou non. Voler un homme à une autre femme ? Déjà fait. Protéger ses intérêts dans une petite entreprise quitte à ce qu'une poignée d'ouvriers soit mise à la porte ? Déjà fait. Détruire l'image d'un opposant politique alors qu'elle s'évertue à protéger la sienne ? Fait aussi. Karina ne considère les conséquences que si elles sont négatives pour elle ou pour quelqu'un qu'elle estime lui être supérieur.
Loyale ; contrairement à ce que sa moralité variable peut laisser penser, Karina a horreur de la trahison et vit en accord avec ce qu'elle décrit comme une forme moderne de Bushido. Même si cette déclaration a pour but de s'attirer les faveurs des plus fervents conservateurs quoique ceux-ci la réduisent parfois à sa condition de femme, elle croit fermement en ce code lui interdisant de trahir ses alliés ou ses proches, pour qui elle se battra jusque dans les termes définis ou jusqu'à ce qu'on la trahisse en premier. Cette loyauté s'applique aussi aux deux nations qui l'ont vue grandir, la Suède et le Japon, bien qu'elle ne se rappelle que très vaguement de cette première.
Quelque part sur internet, on pouvait retrouver une page faisant la promotion du programme de Karina et dans lequel les ambitions de la femme d'État en devenir n'étaient pas dissimulées, en plus de donner un aperçu plus approfondi de ses prises de position. Organisée à la japonaise, de façon très compacte et peu graphique, cette page mettait en avant les points clé de ce qu'elle appelait à demi-mot « l'Aogamisme ».
→ Le pouvoir aux Japonais. Nous voulons une nation unie par des valeurs communes, une langue unique et des traditions protégées, célébrées. Nous nous assurerons de sanctionner tout manquement de respect à ces valeurs et remettrons la notion de patriotisme au goût du jour, à commencer par le rétablissement du Kyokujitsuki dans la fonction publique. La préférence nationale est aussi un point clé de notre programme et sera mise en vigueur par décret.
→ Une politique migratoire ferme. Nous ne nous opposons pas aux visas de travail mais nous assurerons que ceux-ci soient distribués dans un cadre légal rigide et automatiquement révoqués au bout du délai mentionné lors de leur établissement, avec renouvellement possible en cas de performances jugées positives et d'absences de casier judiciaire. Pour ce qui est de la naturalisation, celle-ci ne s'effectuera qu'après la complétion d'au moins dix années passées sur le territoire en tant que contributeur positif au capital. Nous mettrons également en place des déportations immédiates pour tous les étrangers inculpés pour crime, avec interdiction permanente et irrévocable de revenir en territoire japonais.
→ Une renaissance de l'identité nippone. Nous souhaitons conserver le système actuel et ses représentants. Il est toutefois important de réinvestir la famille impériale de son prestige et l'impliquer dans la vie politique de la nation.
L'internaute averti n'était pas dupe et avait fait un tour sur Waybackmachine, ce qui lui a permis de découvrir que ce point avait été récemment édité et mentionnait auparavant le désir de redonner le contrôle des armées à l'Empereur, en plus de lutter activement contre toute « profession de foi étrangère » ne s'étant pas développée sur sol japonais.
→ Une indépendance militaire. Si les États-Unis d'Amérique voient en nous un allié, rien ne garantit qu'il en sera de même dans cinquante ou cent ans. Nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre d'une force étrangère pour quelque chose d'aussi capital que la défense, encore moins dans un contexte où la Chine se renforce. Nous voulons redévelopper notre industrie militaire et l'élever à un rang de puissance dissuasive dans le Pacifique, notamment en mettant l'accent sur notre capacité à contrôler les eaux et à déployer notre arsenal aérien en un temps record.
→ Un pôle technologique mondial. Notre nation possède les infrastructures, le savoir et la main d’œuvre pour être compétitive à l'internationale. Avec nous, nos entreprises atteindront des sommets plus hauts encore. L'accent sera mis sur l'innovation, l'éducation érigée comme une pierre fondatrice de l'édifice industriel nippon. Cette ambition doit prendre source dans l'éducation de nos futurs citoyens. Nous mettrons l'accent sur l'excellence scolaire en mettant en place des leviers de récompense pour les étudiants les plus performants et en favorisant l'organisation de colloques, de conférences et de recherches sur le territoire. L'État subventionnera davantage les universités et interférera dans le processus de recrutement des enseignants afin de garantir le développement pérenne du système éducationnel.
→ Une relocalisation de la population. L'exode rural n'a que trop duré. L'Aogamisme met en valeur l'importance de nos campagnes et de notre agriculture. Il est capital de revitaliser ce secteur et de donner l'envie aux jeunes de s'investir tant en ville qu'en campagne. Pour ce faire, nous projetons de réguler les tarifs ferroviaires à destination et en provenance des campagnes et d'augmenter leur fréquence de 30%. Nous souhaitons également permettre aux jeunes Japonais de devenir propriétaires plus aisément, ce que nous traduisons par l'importance d'assouplir les règles sur l'héritage foncier et de donner aux préfectures les moyens de réaménager les propriétés en déshérence à moindre coût. Il est aussi capital de combler les déserts médicaux et de pourvoir les zones rurales en infrastructures de première nécessité, ce que nous réaliserons en encourageant la signature de contrats favorables à nos entreprises de bâtiment. Nous espérons que cette relocalisation, à long terme, permette aussi à nos villes victimes de la démographie de respirer.
→ Relancer la natalité. Si nous souhaitons diminuer notre dépendance croissante à une main d’œuvre étrangère, il nous faut encourager la conception de futurs Japonais. En remettant les questions d'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, nous espérons aider les jeunes couples à trouver davantage de temps pour eux. Dans cette optique, nous militons pour une baisse générale des heures de travail. Les entreprises seront encouragées à se prêter au jeu par une baisse des impôts qui leur sont réclamés en cas de coopération. De leur côté, les jeunes couples avec enfants recevront des privilèges économiques ayant pour but de les aider à fonder une famille sans avoir à se préoccuper des fins de mois.
→ Une réorganisation de l'administration. Il n'y a pas plus gros gouffre financier au Japon. Afin de pouvoir subventionner les mesures susmentionnées, l'État se doit de faire des économies où il le peut. Nous promettons de supprimer les échelons les moins utiles de l'administration, ceux qui ralentissent les procédures et siphonnent l'argent public. Une chasse aux emplois fictifs et à la fraude sera réalisée, avec des milliards d'économie projetés.
→ Appliquer la loi de façon intransigeante. Nous prévoyons une hausse des amendes pour tous les types de délits, avec plus forte croissance en cas de récidive. Pour ce qui est des crimes, notre nation peut se féliciter de son haut taux d'inculpation. Il est cependant possible d'aller plus loin en réduisant davantage le confort de vie des prisons. Elles sont censées être dissuasives et punitives, renforçons ces aspects tout en faisant des économies. Nous lutterons également contre toute tentative d'affaiblir l'État de droit telles que cet aberrant militantisme contre la considération des casiers judiciaires à l'embauche. Un employeur a le droit de refuser un employé sur la base de son casier judiciaire et sera même encouragé à le faire. La base du crime repose sur l'idiotie qu'est le fait de le tolérer et d'encourager la récidive en se montrant laxiste.
→ Favoriser les investissements. Relancer l'économie n'est pas chose aisée mais commence systématiquement par un regain de confiance des investisseurs en le système. Pour ce faire, nous promettons de réduire les régulations imposées sur le développement des nouvelles technologies et investirons dans l'acquisition de matières premières dures telles que l'or et l'argent, dont le cour se montre infiniment plus stable que celui d'une monnaie.
→ Pour plus d'informations, consultez notre programme détaillé publié dans la rubrique suivante.
Directe ; comme elle le dit si bien, Karina ne tient pas des propos que les gens veulent entendre mais qu'ils ont besoin d'entendre. S'il lui faut blesser l'ego ou les sentiments de quelqu'un pour exprimer ce qu'elle pense être juste ou correct, elle le fera sans hésiter quitte à s'attirer des ennuis. Certains de ses défenseurs la pensent socialement autiste pour cette raison alors qu'en vérité, Karina sait parfaitement lire entre les lignes et interpréter les codes sociaux. Elle choisit consciemment de les reléguer au second plan car ces codes obstruent, selon elle, au bon fonctionnement de la société.
Cupide ; ayant grandi avec une cuillère en argent dans la bouche, Karina a très vite développé un goût prononcé pour le luxe et le confort monétaire. Elle ne peut concevoir que certains parviennent à vivre une vie simple ou pire encore : ascétique. L'argent lui permet de manger sainement, de vivre dans un quartier encore protégé de ceux qu'elle appelle les « facteurs socio-économiques » et du crime, de ne pas avoir à s'inquiéter de la chute du Yen, de s'habiller comme elle le souhaite sans avoir à se demander si ça lui demandera de faire des économies le mois prochain, d'être pleinement couverte en cas d'accident ou de problème de santé... Bien trop d'avantages qui la poussent à dire que celles et ceux prônant pour une redistribution des richesses ne sont que des avares en costume d'altruiste et que ceux-ci ne sont que rongés par une jalousie maladive.
Haineuse ; en effet, Karina est bien plus mue par la haine que par l'amour. La haine de l'étranger qu'elle considère dangereux pour la société, la haine de la faiblesse, la haine de l'auto-flagellation politique, la haine des gouvernements qui offrent leur peuple en pâture, la haine des arguments fallacieux ou encore la haine d'un mauvais vin... Lorsqu'elle hait quelque chose, l'énergie de Karina pour la critiquer s'en retrouve décuplée. Elle est très attirée par la confrontation, une addiction pernicieuse qui fausse sa perception de la réalité et des relations.
Fière ; à un tel point que ça pourrait être qualifié d'euphémisme. Ses origines, sa nationalité, son apparence, son idéologie, ce qu'elle a accompli... Tant de choses qu'on ne pourra jamais lui retirer et qu'elle aime rappeler lorsque l'occasion se présente. Karina ne manque pas de confiance en elle et estime que tout le monde devrait lui ressembler sur ce plan, la seule honte à avoir selon elle étant celle liée à l'échec. Cette fierté, parfois mal placée, l'empêche d'admettre ses torts s'ils sont mis en lumière par une personne pour qui elle n'a aucune estime. Elle est en effet très sélective sur son entourage et sur ceux pouvant la conseiller.
Égoïste ; dans la mesure où elle considère quelqu'un comme inférieur, Karina n'aura aucun remord à prendre ce qui n'est pas à elle tout en protégeant ce qui lui appartient déjà. Cet axe moral se lie à sa grande considération pour la hiérarchie et lui permet de dresser un tableau mental de ce qu'elle pourrait faire ou non. Voler un homme à une autre femme ? Déjà fait. Protéger ses intérêts dans une petite entreprise quitte à ce qu'une poignée d'ouvriers soit mise à la porte ? Déjà fait. Détruire l'image d'un opposant politique alors qu'elle s'évertue à protéger la sienne ? Fait aussi. Karina ne considère les conséquences que si elles sont négatives pour elle ou pour quelqu'un qu'elle estime lui être supérieur.
Loyale ; contrairement à ce que sa moralité variable peut laisser penser, Karina a horreur de la trahison et vit en accord avec ce qu'elle décrit comme une forme moderne de Bushido. Même si cette déclaration a pour but de s'attirer les faveurs des plus fervents conservateurs quoique ceux-ci la réduisent parfois à sa condition de femme, elle croit fermement en ce code lui interdisant de trahir ses alliés ou ses proches, pour qui elle se battra jusque dans les termes définis ou jusqu'à ce qu'on la trahisse en premier. Cette loyauté s'applique aussi aux deux nations qui l'ont vue grandir, la Suède et le Japon, bien qu'elle ne se rappelle que très vaguement de cette première.
Quelque part sur internet, on pouvait retrouver une page faisant la promotion du programme de Karina et dans lequel les ambitions de la femme d'État en devenir n'étaient pas dissimulées, en plus de donner un aperçu plus approfondi de ses prises de position. Organisée à la japonaise, de façon très compacte et peu graphique, cette page mettait en avant les points clé de ce qu'elle appelait à demi-mot « l'Aogamisme ».
→ Le pouvoir aux Japonais. Nous voulons une nation unie par des valeurs communes, une langue unique et des traditions protégées, célébrées. Nous nous assurerons de sanctionner tout manquement de respect à ces valeurs et remettrons la notion de patriotisme au goût du jour, à commencer par le rétablissement du Kyokujitsuki dans la fonction publique. La préférence nationale est aussi un point clé de notre programme et sera mise en vigueur par décret.
→ Une politique migratoire ferme. Nous ne nous opposons pas aux visas de travail mais nous assurerons que ceux-ci soient distribués dans un cadre légal rigide et automatiquement révoqués au bout du délai mentionné lors de leur établissement, avec renouvellement possible en cas de performances jugées positives et d'absences de casier judiciaire. Pour ce qui est de la naturalisation, celle-ci ne s'effectuera qu'après la complétion d'au moins dix années passées sur le territoire en tant que contributeur positif au capital. Nous mettrons également en place des déportations immédiates pour tous les étrangers inculpés pour crime, avec interdiction permanente et irrévocable de revenir en territoire japonais.
→ Une renaissance de l'identité nippone. Nous souhaitons conserver le système actuel et ses représentants. Il est toutefois important de réinvestir la famille impériale de son prestige et l'impliquer dans la vie politique de la nation.
L'internaute averti n'était pas dupe et avait fait un tour sur Waybackmachine, ce qui lui a permis de découvrir que ce point avait été récemment édité et mentionnait auparavant le désir de redonner le contrôle des armées à l'Empereur, en plus de lutter activement contre toute « profession de foi étrangère » ne s'étant pas développée sur sol japonais.
→ Une indépendance militaire. Si les États-Unis d'Amérique voient en nous un allié, rien ne garantit qu'il en sera de même dans cinquante ou cent ans. Nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre d'une force étrangère pour quelque chose d'aussi capital que la défense, encore moins dans un contexte où la Chine se renforce. Nous voulons redévelopper notre industrie militaire et l'élever à un rang de puissance dissuasive dans le Pacifique, notamment en mettant l'accent sur notre capacité à contrôler les eaux et à déployer notre arsenal aérien en un temps record.
→ Un pôle technologique mondial. Notre nation possède les infrastructures, le savoir et la main d’œuvre pour être compétitive à l'internationale. Avec nous, nos entreprises atteindront des sommets plus hauts encore. L'accent sera mis sur l'innovation, l'éducation érigée comme une pierre fondatrice de l'édifice industriel nippon. Cette ambition doit prendre source dans l'éducation de nos futurs citoyens. Nous mettrons l'accent sur l'excellence scolaire en mettant en place des leviers de récompense pour les étudiants les plus performants et en favorisant l'organisation de colloques, de conférences et de recherches sur le territoire. L'État subventionnera davantage les universités et interférera dans le processus de recrutement des enseignants afin de garantir le développement pérenne du système éducationnel.
→ Une relocalisation de la population. L'exode rural n'a que trop duré. L'Aogamisme met en valeur l'importance de nos campagnes et de notre agriculture. Il est capital de revitaliser ce secteur et de donner l'envie aux jeunes de s'investir tant en ville qu'en campagne. Pour ce faire, nous projetons de réguler les tarifs ferroviaires à destination et en provenance des campagnes et d'augmenter leur fréquence de 30%. Nous souhaitons également permettre aux jeunes Japonais de devenir propriétaires plus aisément, ce que nous traduisons par l'importance d'assouplir les règles sur l'héritage foncier et de donner aux préfectures les moyens de réaménager les propriétés en déshérence à moindre coût. Il est aussi capital de combler les déserts médicaux et de pourvoir les zones rurales en infrastructures de première nécessité, ce que nous réaliserons en encourageant la signature de contrats favorables à nos entreprises de bâtiment. Nous espérons que cette relocalisation, à long terme, permette aussi à nos villes victimes de la démographie de respirer.
→ Relancer la natalité. Si nous souhaitons diminuer notre dépendance croissante à une main d’œuvre étrangère, il nous faut encourager la conception de futurs Japonais. En remettant les questions d'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, nous espérons aider les jeunes couples à trouver davantage de temps pour eux. Dans cette optique, nous militons pour une baisse générale des heures de travail. Les entreprises seront encouragées à se prêter au jeu par une baisse des impôts qui leur sont réclamés en cas de coopération. De leur côté, les jeunes couples avec enfants recevront des privilèges économiques ayant pour but de les aider à fonder une famille sans avoir à se préoccuper des fins de mois.
→ Une réorganisation de l'administration. Il n'y a pas plus gros gouffre financier au Japon. Afin de pouvoir subventionner les mesures susmentionnées, l'État se doit de faire des économies où il le peut. Nous promettons de supprimer les échelons les moins utiles de l'administration, ceux qui ralentissent les procédures et siphonnent l'argent public. Une chasse aux emplois fictifs et à la fraude sera réalisée, avec des milliards d'économie projetés.
→ Appliquer la loi de façon intransigeante. Nous prévoyons une hausse des amendes pour tous les types de délits, avec plus forte croissance en cas de récidive. Pour ce qui est des crimes, notre nation peut se féliciter de son haut taux d'inculpation. Il est cependant possible d'aller plus loin en réduisant davantage le confort de vie des prisons. Elles sont censées être dissuasives et punitives, renforçons ces aspects tout en faisant des économies. Nous lutterons également contre toute tentative d'affaiblir l'État de droit telles que cet aberrant militantisme contre la considération des casiers judiciaires à l'embauche. Un employeur a le droit de refuser un employé sur la base de son casier judiciaire et sera même encouragé à le faire. La base du crime repose sur l'idiotie qu'est le fait de le tolérer et d'encourager la récidive en se montrant laxiste.
→ Favoriser les investissements. Relancer l'économie n'est pas chose aisée mais commence systématiquement par un regain de confiance des investisseurs en le système. Pour ce faire, nous promettons de réduire les régulations imposées sur le développement des nouvelles technologies et investirons dans l'acquisition de matières premières dures telles que l'or et l'argent, dont le cour se montre infiniment plus stable que celui d'une monnaie.
→ Pour plus d'informations, consultez notre programme détaillé publié dans la rubrique suivante.
