Cette fois-ci, la blafarde s'était endormie pour de vrai. Et pendant un bon bout de temps, qui plus est. Soit un peu plus d'une moitié de nuit de sommeil. Rini veilla donc. Les quatre autres n'avaient plus rien tenté. Elle leur en fut secrètement reconnaissante. Les tuer aurait sans doute eu un impact sur sa conscience.
En se réveillant, Marischka bondit de son lit. La blafarde avait toujours aussi mauvais caractère, mais Rini la sentait requinquée. Elle s'imagina que son humeur sombre n'était là que pour masquer sa joie d'être en vie ET en bonne forme.
- Très bien, fit la première année en réponse à son intention de quitter les lieux.
Marischka ne perdit pas de temps à se venger des Quatre ; elle leur lança simplement une réplique acerbe avant de se retirer. Rini s'immobilisa sur le seuil au moment où le Casqué était sur le point d'ouvrir la bouche pour la héler.
- Votre partenaire va de mieux en mieux, pas vrai ? (Elle lui décocha un malin petit sourire.) Son état va continuer à s'améliorer. Vous n'avez donc plus besoin de mes services.
- Salope, siffla casqué entre ses dents. Tu nous as bernés.
- Non, dit-elle en secouant la tête. Je vous ai sauvé la vie.
Et puis elle claqua la porte, son regard levé sur le visage froid de la survivante aguerrie. Rini soupira à sa remarque.
- Je n'ai pas de gras.
Ou en tout cas, pas un gramme en trop.
C'est que ça en devenait presque vexant à force...
Elles retrouvèrent leur interminable et ô combien dangereux parcours du combattant, aux couloirs si ressemblants les uns les autres. Rini ne parlait plus. Marischka encore moins. Mais il n'y avait plus autant de tension qu'avant entre les deux femmes. Il n'y en avait plus jusqu'à ce que la première, dans son imprévisibilité, y aille soudainement de son inexplicable animosité. Rini se retrouva le dos collé à un mur, deux doigts de son « agresseuse » fourrés en travers de ses lèvres. Son regard couleur noisette se fit aussitôt farouche. Ses sourcils de la même couleur s'étaient froncés. Elle se retint de cogner de justesse et écouta. L'haleine de Marischka était chaude tout contre son visage. Rini n'aurait jamais cru que sa proximité tendrait à l'exciter autant qu'en cet instant... dérangeant.
La blafarde exprima ni plus ni moins son envie de la baiser.
D'un mouvement de menton, la pugiliste dégagea sa bouche de ses doigts sales.
- J'en dis que tu es malade, répliqua-t-elle, une lueur combative dans les yeux.
Son cœur battait fort. Ce n'était pas normal avec tout l'entrainement qu'elle avait suivi. Cette décharge d'adrénaline la troublait. Son sens la perturbait. Probablement autant que ses joues légèrement rouges si elle avait pu les voir. Mais elle n'allait pas en perdre ses moyens pour autant. Rini n'avait pas oublié ses enseignements martiaux, aussi parvint-elle à inverser leur position. Marischka sentit le mur froid dans son dos avec, en prime, un avant-bras de sa partenaire plaqué sous ses clavicules.
- Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour faire ça, Marischka.
Alors pourquoi l'embrassa-t-elle si soudainement ? Pourquoi lui mangeait-elle la bouche sans plus aucune retenue, son autres main cherchant à se glisser sous le haut de cette folle à lier ?
Tout simplement parce que la raison s'en était allée, littéralement bouffée par l'excitation du moment.
Un moment que Marischka n'avait sans doute pas vraiment choisi non plus, d'ailleurs...
- Je sens que je vais vite finir par le regretter, souffla Rini juste après avoir reculé ses lèvres de cette bouche insolente.
Elle avait cessé de faire pression sur le haut du corps de sa compagne. Marischka était aussi libre de ses mouvements que celle avec qui elle envisageait de « forger un lien. »
Pour survivre parmi les fous, il est nécessaire d'en devenir un soi-même.
En se réveillant, Marischka bondit de son lit. La blafarde avait toujours aussi mauvais caractère, mais Rini la sentait requinquée. Elle s'imagina que son humeur sombre n'était là que pour masquer sa joie d'être en vie ET en bonne forme.
- Très bien, fit la première année en réponse à son intention de quitter les lieux.
Marischka ne perdit pas de temps à se venger des Quatre ; elle leur lança simplement une réplique acerbe avant de se retirer. Rini s'immobilisa sur le seuil au moment où le Casqué était sur le point d'ouvrir la bouche pour la héler.
- Votre partenaire va de mieux en mieux, pas vrai ? (Elle lui décocha un malin petit sourire.) Son état va continuer à s'améliorer. Vous n'avez donc plus besoin de mes services.
- Salope, siffla casqué entre ses dents. Tu nous as bernés.
- Non, dit-elle en secouant la tête. Je vous ai sauvé la vie.
Et puis elle claqua la porte, son regard levé sur le visage froid de la survivante aguerrie. Rini soupira à sa remarque.
- Je n'ai pas de gras.
Ou en tout cas, pas un gramme en trop.
C'est que ça en devenait presque vexant à force...
Elles retrouvèrent leur interminable et ô combien dangereux parcours du combattant, aux couloirs si ressemblants les uns les autres. Rini ne parlait plus. Marischka encore moins. Mais il n'y avait plus autant de tension qu'avant entre les deux femmes. Il n'y en avait plus jusqu'à ce que la première, dans son imprévisibilité, y aille soudainement de son inexplicable animosité. Rini se retrouva le dos collé à un mur, deux doigts de son « agresseuse » fourrés en travers de ses lèvres. Son regard couleur noisette se fit aussitôt farouche. Ses sourcils de la même couleur s'étaient froncés. Elle se retint de cogner de justesse et écouta. L'haleine de Marischka était chaude tout contre son visage. Rini n'aurait jamais cru que sa proximité tendrait à l'exciter autant qu'en cet instant... dérangeant.
La blafarde exprima ni plus ni moins son envie de la baiser.
D'un mouvement de menton, la pugiliste dégagea sa bouche de ses doigts sales.
- J'en dis que tu es malade, répliqua-t-elle, une lueur combative dans les yeux.
Son cœur battait fort. Ce n'était pas normal avec tout l'entrainement qu'elle avait suivi. Cette décharge d'adrénaline la troublait. Son sens la perturbait. Probablement autant que ses joues légèrement rouges si elle avait pu les voir. Mais elle n'allait pas en perdre ses moyens pour autant. Rini n'avait pas oublié ses enseignements martiaux, aussi parvint-elle à inverser leur position. Marischka sentit le mur froid dans son dos avec, en prime, un avant-bras de sa partenaire plaqué sous ses clavicules.
- Ce n'est ni le moment ni l'endroit pour faire ça, Marischka.
Alors pourquoi l'embrassa-t-elle si soudainement ? Pourquoi lui mangeait-elle la bouche sans plus aucune retenue, son autres main cherchant à se glisser sous le haut de cette folle à lier ?
Tout simplement parce que la raison s'en était allée, littéralement bouffée par l'excitation du moment.
Un moment que Marischka n'avait sans doute pas vraiment choisi non plus, d'ailleurs...
- Je sens que je vais vite finir par le regretter, souffla Rini juste après avoir reculé ses lèvres de cette bouche insolente.
Elle avait cessé de faire pression sur le haut du corps de sa compagne. Marischka était aussi libre de ses mouvements que celle avec qui elle envisageait de « forger un lien. »
Pour survivre parmi les fous, il est nécessaire d'en devenir un soi-même.

