La puissante démone ne se lassait pas de pénétrer dans son espace vital ! Hosoo, fidèle à elle-même, songea tout de suite à se rebiffer ne serait-ce qu'en la repoussant. Sauf qu'elle ne le fit pas, finalement. Parce que le compliment de la diablesse, qu'elle savait parfaitement authentique, n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde
Merde ! Voilà en plus que je commence à être sensible à ses flatteries...
Tout en reculant prudemment le buste, la kunoichi se mordit la lèvre inférieure.
Il était hors de question qu'elle lui renvoie la politesse aussi facilement !
Aussi focalisa-t-elle ses pensées sur ce qu'il lui avait fait le moins plaisir dans ce qu'elle lui avait dit tantôt.
Lui faire l'amour dans cette combi' ?
Ha ! Et puis quoi encore ?
La lycéenne fronça les sourcils avant de lâcher sèchement :
- Suivons-le sans plus attendre.
Malgré sa réticence à se faire tripoter encore une fois, Hosoo n'était pas « répugnée » au point de trop s'éloigner de son accompagnatrice. Elles évoluaient donc côte à côte, et en silence. Purgatori leur fournissant de la lumière à l'aide de sa magie. La Chasseuse de démons savourait plutôt mal l'ironie de la situation. Elle, la soi-disant prédatrice, éclairée ET protégée par une monstruosité de haut rang !
Alors c'est ça, vivre un enfer...
D'une certaine façon, c'était presque trop agréable, comme moment, pour être vrai.
Par bonheur, une autre curiosité les attendait au bout de ce chemin : un vieil arbre aux branches dénudées et tordues. Il était encerclé sur une place par des barrières et des étals, sur lesquels étaient suspendues des estampes à l'image de diableries locales.
Hosoo plissa des yeux pleins de suspicion en considérant le grisonnant monument de Mère Nature.
- Je reconnais cet arbre, marmonna-t-elle. Cela remonte à quelques années mais... oui, j'en suis sûre : il a existé là bas.
Mais du coup, que diable faisait-il ici ? Et dans un tel état !
Des traces de sang en maculaient la base.
La kunoichi en fut perturbée.
Je ne comprends pas...
Purgatori fut la première des deux à tenter une approche. Au point de frôler l'écorce rêche de ses doigts incandescents. Hosoo, particulièrement réceptive, crut sentir un minuscule changement en elle.
Rien n'était normal ici.
Suite à la remarque intelligente de sa compagnonne, elle observa également les panneaux pour en arriver à la même conclusion. Des nuages orageux crachant des éclairs sur des flots déchainés : la seule image qui revenait sur chacune des estrades.
- Mais qu'est-ce que ça signifie, au juste ? Une sorte de cataclysme ?
Purgatori l'invita à poser les doigts sur ces drôles de dessins. Hosoo hésita mais, en l'absence de réponse, dut se contraindre à lui obéir. Elle posa ses doigts gantés sur chaque estampe. La dernière touche arracha une sorte de grondement électrique à la voûte obscure.
Elle attendit. Rien d'autre ne se passa.
Alors elle consulta la démone d'un regard insistant.
Il fallait qu'elle continue.
- Okay. Mais ne m'appelle pas « ma chérie » où bien tu risques de m'entendre plus que le tonnerre, maugréa-t-elle.
Elle répéta l'opération, son humeur et sa patience tendant à s'effriter en chemin alors que d'autres bruits émanaient des ombres.
Hosoo n'était pas née de la dernière pluie ; elle sentait alentour la présence de ses pires ennemis, tout comme elle surprit Purgatori invoquer son feu entre ses doigts.
- On va devoir faire ça encore combien de temps ? s'impatienta la kunoichi, le poing refermé sur le manche de son sabre court. Et ne me dis surtout pas que tu vas devoir tenir toutes ces saloperies à distance pendant que je m'use les doigts sur ces fichues estampes !
Putain, ce serait tellement injuste !
Sa haine viscérale titillée par ces quelques apparitions néfastes, Hosoo commençait sérieusement à brûler d'envie de leur dessiner à toutes un sourire en travers du cou.
Merde ! Voilà en plus que je commence à être sensible à ses flatteries...
Tout en reculant prudemment le buste, la kunoichi se mordit la lèvre inférieure.
Il était hors de question qu'elle lui renvoie la politesse aussi facilement !
Aussi focalisa-t-elle ses pensées sur ce qu'il lui avait fait le moins plaisir dans ce qu'elle lui avait dit tantôt.
Lui faire l'amour dans cette combi' ?
Ha ! Et puis quoi encore ?
La lycéenne fronça les sourcils avant de lâcher sèchement :
- Suivons-le sans plus attendre.
Malgré sa réticence à se faire tripoter encore une fois, Hosoo n'était pas « répugnée » au point de trop s'éloigner de son accompagnatrice. Elles évoluaient donc côte à côte, et en silence. Purgatori leur fournissant de la lumière à l'aide de sa magie. La Chasseuse de démons savourait plutôt mal l'ironie de la situation. Elle, la soi-disant prédatrice, éclairée ET protégée par une monstruosité de haut rang !
Alors c'est ça, vivre un enfer...
D'une certaine façon, c'était presque trop agréable, comme moment, pour être vrai.
Par bonheur, une autre curiosité les attendait au bout de ce chemin : un vieil arbre aux branches dénudées et tordues. Il était encerclé sur une place par des barrières et des étals, sur lesquels étaient suspendues des estampes à l'image de diableries locales.
Hosoo plissa des yeux pleins de suspicion en considérant le grisonnant monument de Mère Nature.
- Je reconnais cet arbre, marmonna-t-elle. Cela remonte à quelques années mais... oui, j'en suis sûre : il a existé là bas.
Mais du coup, que diable faisait-il ici ? Et dans un tel état !
Des traces de sang en maculaient la base.
La kunoichi en fut perturbée.
Je ne comprends pas...
Purgatori fut la première des deux à tenter une approche. Au point de frôler l'écorce rêche de ses doigts incandescents. Hosoo, particulièrement réceptive, crut sentir un minuscule changement en elle.
Rien n'était normal ici.
Suite à la remarque intelligente de sa compagnonne, elle observa également les panneaux pour en arriver à la même conclusion. Des nuages orageux crachant des éclairs sur des flots déchainés : la seule image qui revenait sur chacune des estrades.
- Mais qu'est-ce que ça signifie, au juste ? Une sorte de cataclysme ?
Purgatori l'invita à poser les doigts sur ces drôles de dessins. Hosoo hésita mais, en l'absence de réponse, dut se contraindre à lui obéir. Elle posa ses doigts gantés sur chaque estampe. La dernière touche arracha une sorte de grondement électrique à la voûte obscure.
Elle attendit. Rien d'autre ne se passa.
Alors elle consulta la démone d'un regard insistant.
Il fallait qu'elle continue.
- Okay. Mais ne m'appelle pas « ma chérie » où bien tu risques de m'entendre plus que le tonnerre, maugréa-t-elle.
Elle répéta l'opération, son humeur et sa patience tendant à s'effriter en chemin alors que d'autres bruits émanaient des ombres.
Hosoo n'était pas née de la dernière pluie ; elle sentait alentour la présence de ses pires ennemis, tout comme elle surprit Purgatori invoquer son feu entre ses doigts.
- On va devoir faire ça encore combien de temps ? s'impatienta la kunoichi, le poing refermé sur le manche de son sabre court. Et ne me dis surtout pas que tu vas devoir tenir toutes ces saloperies à distance pendant que je m'use les doigts sur ces fichues estampes !
Putain, ce serait tellement injuste !
Sa haine viscérale titillée par ces quelques apparitions néfastes, Hosoo commençait sérieusement à brûler d'envie de leur dessiner à toutes un sourire en travers du cou.

