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Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens [Valiobservée !]

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Penthésilée
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Enregistré le : 13 avr. 2026 11:46
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Nom complet : Penthésilée
Âge : 25 ans en apparence, 132 ans à sa mort
Sexe : Féminin
Race : 50 % déesse, 50 % Amazone, 100% sauveuse
Orientation sexuelle : S’en fiche (sans dec, elle fait ce qui lui plait et s’en branle de vos cases)
Expérience sexuelle : Diverse, du coup
Univers d’ancrage : la Terre
Travail : Cherche la rédemption, ou un but dans cet existence vide de sens. Attendant la lente entropie dont elle pourrait être une des rares survivantes.

Physique, caractère et particularité

Penthésilée est née totalement femme et non hermaphrodite comme sa sœur, ce qui aurait pu pousser à son abandon, considéré comme un handicap qui fera perdre une guerrière pendant sa grossesse. C’est par ce point qu’Hippolyte lui fut préféré en tant que reine. Mais elle reste fille d'Arès et d'une puissante reine amazone, sa force fut suffisamment visible, notamment, car elle parvient à s’échapper de la main de l’Amazone qui la tenait pourtant fermement. Du haut de ses 1m70 et de ses formes plantureuses, Penthésilée reste une force de la nature a la beauté redoutable. Sa chevelure d’un rouge brillant et son regard dont le reflet oscille entre l’or, l’orange et le rouge fait penser à une flamme embrasant tout ce qui l’entoure. Une apparence de feu qui va avec son tempérament. Penthésilée est une bonne vivante, blaguant souvent, très souriante. Elle a une belle énergie qu’elle transmet autour d’elle. D’un esprit combatif, on peut y voir trace dans une langue aussi tranchante qu’une lame qui répond à chaque remarque par un coup bien senti. Mais cela n’est qu’une apparence.
En vérité, Penthésilée est une loque, une serpillière, selon ses propres mots. Elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Un vestige qui ne sait plus qui elle est. Ses souvenirs se mélangent, entre vérité et mensonge, la reine ne sait plus quoi croire. A-t-elle été une reine glorieuse ? Une meurtrière assoiffée de pouvoir ? Est-elle seulement Penthésilée ?
Une seule chose est sûre, son corps, ce corps incapable de mourir, elle le déteste. Il ressemble à celui qu’elle a toujours eu, mais il n’est pas celui qu’elle a toujours eu. Et elle se déteste elle-même, elle mérite sa situation au moins autant qu’elle lui est insupportable.
Aujourd’hui, elle se fait appeler Thétis et tente de vivre tant bien que mal sur terre. Elle est une jeune femme connue pour toujours plaisanter, toujours souriante et sympathique. Un moyen de rendre ses blessures supportables et de tenter, tant bien que mal, de se reconstruire.

Histoire :

I) Il y a 3500 ans

Le clan Themyscira est un ancien clan d’Amazone existant encore aujourd’hui qui a immigré depuis sur une île. Mais au temps où les dieux étaient encore présents sur Terre, le clan Themyscira avait su s’imposer comme un clan puissant. Odéra, la mère d’Otréré, était une reine implacable qui fait face à la crainte que le clan s’affaiblisse. Durant les dernières guerres, le clan Themyscira a connu de nombreuses pertes, réduisant le nombre d’hermaphrodite dans leur rang. Odéra, qui a été capturé par les hommes et avait subi l’esclavage et la réduction a un objet sexuel, accuse cette plus grande présence de non-hermaphrodite comme étant à l’origine de cette faiblesse. Trouvant de nombreuses partisanes dans ses rangs, elle fit passer une loi interdisant au non-hermaphrodite de devenir des Amazones. Cette loi, liée à de la paranoïa et à un rejet de la différence, eu de nombreuses conséquences, dont celui de donner au clan Themyscira la réputation d’être devenu un groupe de fanatisé même pour les autres clans d’Amazone. L’un des exemples de l’extrémisme du clan, fut la différentiation entre pénétrante et pénétré. Une amazone ne peut qu’être pénétrante, être pénétré est un déshonneur, une relégation au rang de simple femme soumise. Le but affiché d’Odéra et de ses partisans est de revenir à une règle qui serait plus pure et en accord avec les faveurs divines, afin de faire des Amazones, des hermaphrodites puissantes qui ne posséderaient aucune des faiblesses des « chiennes des hommes ». Otréré, sa fille et reine qui prit le trône après elle, est hostile aux idées de sa mère. Une fois montée sur le trône, elle fit rapidement le constat que les hermaphrodites n’avaient pas fait autant d’enfant qu’espérer et qu’au contraire, sans évolution rapide de la situation, le clan Themyscira courrait à sa perte. Mais le conseil des anciennes, acquis à la cause d’Odéra, lui fut immédiatement hostile. Toute tentative de réforme était bloquée et pire, les enfants était éduqué à répéter ses idées. Cela créait une génération d’Amazones, certes quasi-toutes hermaphrodites, mais moins nombreuse que la génération précédente et totalement persuadé que les idées d’Odéra sont juste, reproduisant les erreurs sur la génération suivante. Otréré décide de partir sur une autre idée, celle de faire venir dans leur sang, des individus plus que compétent, des femmes fortes pour servir le clan. Et pour cela, il faut un mâle ou une femelle qui répond aux attentes pour donner des enfants dignes.

Otréré partis en quête de cette perle rare, une personne assez forte pour la vaincre, capable de lui donner une fille forte, capable de réformer sur long terme le clan pour lui permettre de survivre. Ce fut par hasard qu’Otréré rencontre Arès. Arès est parfait, il est beau, puissant et avoir dans le clan, une reine qui est une demi-déesse olympienne serait parfait. Otréré se donne à Arès, à plusieurs reprises, afin d’avoir un enfant. Si le conseil la critique de « pénétré », la nature du père de l’enfant fait rapidement taire les remarques. Les membres hypocrites du conseil préfèrent se taire devant l’opportunité d’avoir une reine puissante qui pourrait donner au clan un nouveau souffle. Otréré tombe enceinte, la grossesse se passe bien et les membres du conseil ont espoir que cela soit une fille. Lorsque le travail a commencé, tout le clan attendait la naissance de cet enfant. Hyppolite est une magnifique petite fille, hermaphrodite, fille d’Arès, la candidate idéale. Mais elle ne naquit pas seule, une sœur est née avant elle, Penthésilée, une petite fille, mais dont les gênes divins lui ont retiré sa nature d’Hermaphrodite, est gêne bien le conseil. Selon les lois du clan, dans ce cas, c’est le premier enfant qui naît qui devient l’héritière principale, mais ici, bien que Penthésilée soit née avant, elle est née fille et ne pourrait donc pas être Amazones. Le conseil s’écharpe sur le cas Penthésilée. Reine, elle ne peut pas l’être, mais Amazone ? Elle reste fille d’Arès et pourrait être une guerrière exceptionnelle dans le futur, mais sans être Hermaphrodite. Le conseil attendit le début de son entraînement à sept ans pour décider, bien qu’Otréré tente de défendre sa fille à la moindre occasion, ventant sa force et son endurance.
Lors des dix années d’entraînement, le conseil eut la bonne surprise de voir que Penthésilée et Hippolyte était au niveau des attentes espérées, elles sont plus fortes, plus endurantes et résistent mieux que leurs sœurs amazone au même âge. Leur donnant naturellement une position de leadeur dans le groupe des jeunes amazones. Mais Penthésilée dérange, elle est ambitieuse, plus ambitieuse que sa sœur et vient remettre en question la supériorité des hermaphrodites. De plus, Penthésillée semble montrer des signes d’une personnalité naturellement implacable avec un goût pour la violence. Alors les Amazones, fidèles au conseil des anciens, rabaissé Penthésilée à chaque occasion. Penthésilée, bien que forte, à un physique loin des autres Amazones. Elle est de taille moyenne pour une Amazone et sera sûrement une belle jeune femme, mais est une jeune fille à la musculature sèche, plus proche des statues d’Aphrodite ou d’Artémis, alors que les Amazones sont plus musclées et trapues. Sa beauté est celle d’une fille de l’Olympe, pas des Amazones. Hippolyte a le même genre de physique, mais étant hermaphrodite, elle ne subit pas les remarques dessus. Penthésilée se prend cette injustice sans le comprendre et est soutenu par sa sœur, sa mère et certaines Amazones de son âge qui ont appris à l’apprécier.

II) Le crime d’être une fille

À l’âge de 16 ans, Penthésilée suit un groupe de la caste des guerrières pour apprendre le pillage et aidé à transporter le butin. On lui ordonne de garder, avec son groupe, une grotte, ou le butin est conservé. La jeune amazone s’enfonce dans la grotte, déplaçant une grosse caisse. Étant isolé, Penthésilée fouille, par curiosité, les objets. Elle tombe sur un miroir, une plaque de bronze poli réfléchissant la lumière. Penthésilée observe l’objet et commence à contempler son reflet à la lumière de sa torche. Elle a déjà vu son reflet sur de l’eau, mais là, elle s’y attarde. Elle observe son visage et l’observe dans tous les sens. Elle, elle se trouve belle, magnifique même. Les autres Amazones le sont aussi, mais elle, elle est fière de sa beauté différente. Sa sœur aussi est belle, elle n’a rien à lui envier et Penthésilée se voit être son bras droit, son aide, son allié.
« - Penthé ! »
L’Amazone lève sa tête vers la voix, c’est sa sœur qui l’appel et qui se dirige vers elle. Elle tourne le miroir et se dirige vers elle.
« - Tient, regarde ce que j’ai trouvé. »
Hippolyte se rapproche et se met à rire.
« - Tu te regardes ? Tu n’as vraiment que cela à faire ? Tu as peur de ressembler à la vieille Séma, a être vieille et insupportable. »
Hippolyte n’aime pas Séma, celle qui dirige vraiment le conseil du clan. Une vieille chouette aigrie qui s’en prend à Penthésilée pour la moindre raison, et qui reproche à Hippolyte d’être proche de sa sœur et d’être trop tendre. Séma aurait voulu que leur personnalité soit opposée, qu’Hippolythe se comporte plus comme Penthé, sans comprendre que c’est son comportement qui a obligé Penthé à devenir plus forte pour ne pas se faire dévorer.
« - Vous êtes où les princesses ? »
Les deux sœurs se tournent vers cette nouvelle voix, une petite aux longs cheveux noirs qui se dirige vers elle. Son nom est Ephilae, une jeune Amazone du même âge que les deux princesses. Cette jeune fille était plutôt proche de Penthésilée, mais son regard à changer depuis quelques années, sur la jeune princesse. Elle n’est pas la seule, mais pour Penthé, c’est différent aussi. Beaucoup trouvent les yeux clairs d’Ephilae terrifiant, mais elle les trouve jolies. Ephilae se rapproche, gardant une certaine distance.
« - Les guerrières reviennent, vous feriez mieux de retourner à vos places, surtout toi Hippolyte. »
Penthésilée se tourne vers sa sœur et lui ébouriffe les cheveux de sa sœur.
« - Allez, future reine, montre-leur que tu es prête à prendre la place de mère et à se débarrasser de Séma. Je lui donne un coup de pied dès que tu m’en donnes l’ordre. »
Hippolyte se met à rire et chouine que sa sœur la décoiffe, avant de partir laissant Penthésilée seule. Ephilae se rapproche.
« - Cela ne te rend pas triste ? »
Penthésilée se retourne interloqué.
« - Je te demande pardon ? »
Ephilae semble douter.
« - Ben que ta sœur soit l’héritière parce que toi, tu n’es pas né sans… truc. »
Penthésilée, main sur les hanches, observe Ephilae, elle semble piquer au vif et devient rouge.
« - Mais non, jamais, je serais au côté de ma sœur, quoi qu’il arrive et je ne laisserai pas une personne méchante nous séparer. Le conseil a décidé sûrement pour plus que cela et puis, moi, je m’aime bien sans ce petit truc, je suis plus éloigné des chiens d’hommes. »
Ephilae l’observe sans dire un mot, elle espère que Penthésilée a raison. Elle est méritante, elle est forte et le conseil doit bien le voir. Le conseil des anciens de Themyscira doit valoir plus que cela. Ce serait stupide de se séparer d’une personne aussi compétente de Penthésilée juste pour ce qu’elle n’a pas entre les jambes.

III) En un temps de sauvagerie des âges archaïques

À l’âge de 17 ans, se passent le rite du passage à l’âge adulte, le premier sang, une participation à un pillage d’un petit village en seconde ligne, suivie du rituel de la première prise. En ces temps archaïques, les ouvrières ne sont que des femmes prise durant la guerre, des trophées. Les premiers sangs font des jeunes amazones des guerrières accomplis, la cheffe est tirée aux sorts, saufs en cas où l’héritière est présente, ce sera donc Hippolyte qui dirigera les opérations. Le soir d’avant, Penthésilée a passé sa soirée avec sa sœur et a dormi avec elle afin de l’aider à se calmer et à la soutenir. Penthésilée, malgré sa compétence, a peur aussi, une peur liée à la possibilité de mourir, mais aussi de perdre sa sœur. Penthésilée n’a jamais été séparé d’Hippolyte, elle a suivi les mêmes leçons et lui souffle souvent les réponses. Hippolyte a grandi avec la pression que lui impose le conseil d’être une cheffe parfaite pour le clan. Mais s’il y eut des craintes, elles ne furent pas fondées. On n’envoie pas les jeunes amazones à la mort lors du premier sang, on choisit une cible faible et les guerriers plus âgés ne sont jamais loin. Hippolyte et Penthésilée fonctionnent parfaitement en tandem, Hippolyte prend les décisions et Penthésilée montre l’exemple. Mais le conseil n’apprécie pas cela, Penthésilée est une arme, mais une arme qui obtient trop de gloire devient dangereuse. Il faut la remettre à sa place. Otréré est fier de ses filles, elles remplissent l’objectif qu’elle avait en tête. Même l’handicap de sa fille est devenu une bénédiction en pouvant servir de pivot pour déconstruire les réformes d’Odéra. Les jeunes guerrières rentrent au clan, en défilé et en chantant, elles ont passé le plus difficile, mais vient le rituel de la première prise. Un rituel ancien selon Odéra, un rituel archaïque. Ce rituel important pour le passage à l’âge adulte, vise à prendre une des jeunes filles capturées, la mettre dans une tente et demandé à la jeune guerrière de couché avec. Un rituel visant simplement à violer une jeune personne qui pousserait, selon Odéra, à augmenter la fertilité et donner cette habitude aux guerrières. Dans les faits, la plupart des jeunes guerrières finissent plus traumatisées qu’autre chose. Un rituel que certaines juges abjectes, mais auquel le conseil tient particulièrement. Les anciennes et nouvelles générations sont en conflit, mais le rituel se tient et la seule à y échapper est Hippolyte, la reine ne peut se donner à n’importe qui et tacher le sang royal. Penthésilée pensait y échapper aussi, mais elle dut se faire une raison, on lui a bien fait comprendre qu’elle n’est qu’une guerrière comme les autres. Toutes les guerrières de la même génération se retrouve devant les tentes en même temps, elles doivent faire leurs affaires et sortir, puis une personne doit inspecter que tout s’est bien passé. Avant la cérémonie, on prépare les jeunes filles, les parfume, les habille, souvent par leur mère. Penthésilée se retrouve seule avec sa mère, mère qui semble désolée pour sa fille, un regard que Penthésilée n’aime pas. Sa mère parvient à supprimer des réformes d’Odéra, mais cela lui prend énormément de temps et ne peut donc pas protéger ses filles, pour empêcher le clan à aller droit dans le mur. Le grand conseil de la horde appuie les décisions d’Otréré, mais n’a pas les moyens d’appuyer sur le conseil des anciennes en ces temps troublé. Les âges sont sombres pour les amazones. Otréré coiffe sa fille, nouant sa longue chevelure rousse en natte. Elle fait cela en silence.
« - Tu dois être forte, ma fille. Ne te laisse pas apeurer par elle. N’oublie pas que tu es plus forte qu’elle au même âge. Elles ont peur de toi et de ta sœur. »
Penthésilée redresse la tête, sa mère a dû tenter de rappeler qu’en-dehors de sa mère et d’Hippolyte, le sang royal est en train de se tarir. Le clan Themyscira de ce temps a une lignée unique qui la dirige depuis des siècles qui remonteraient aux premières amazones. Penthésilée, malgré son handicap, reste de ligné royal, renforcé par le sang d’Arès.
« - Ne vous inquiétez pas, mère, je ferais ce qui doit être fait, pour moi et pour ma sœur. »
La reine sourit, Hippolyte est vaillante et forte, avec un appui comme Penthésilée à ses côtés, le monde pliera devant elle. Elle souhaite faire d’elle un tandem, une sœur couvrant les manquements d’une autre. Penthésilée est un brasier brûlant, là où Hippolyte est plus stratège, plus fourbe. Elle met des fleurs dans ses cheveux, la parfume, lui met des colliers comme bijou. Puis elle se penche vers elle.
« - N’oublie pas que le rituel de la première prise, demande à ce que tu joues avec ta cible pour en tirer du plaisir, pas faire un enfant. En son temps, ta grand-mère ne voulait pas que des couples exclusifs se forment entre amazones, mais elle-même refusait qu’une amazone qui lui plaît ne touche une autre qu’elle. Alors, elle a mis un passe-droit. »
Penthésilée tourne sa tête vers sa mère. Elle ne comprend pas pourquoi elle lui dit cela et c’est cela qui l’inquiète. Sa mère ne dit rien sans raison et n’agit jamais sans prévoir trois coups à l’avance. Les préparations finies, elle sort pour rejoindre les autres qui les dirigent vers les tentes où elles doivent faire leurs premières prises. Penthésilée voit Séma, tout sourire, qui l’observe. Et cela lui déplaît, elle a l’impression d’être une proie qui passe devant un faucon. Ce sourire à quelque chose de malsain et ce n’est pas aidé par la remarque de sa mère. Quelle crasse les membres du conseil lui ont préparé. Penthésilée finit par prendre son courage à deux mains et s’avance, se préparant à rentrer dans les tentes alignées qui leur ont été préparé. Ephilae, à ses côtés, l’observe, son regard profite de la vue. Penthésilée tourne la tête et immédiatement, Ephilae regarde ailleurs. Penthésilée sourit, et observe la tenue de sa camarade. Sa tenue rituelle ne cache pas grand-chose, sa poitrine est peu couverte et un simple pagne cache leur sexe, laissant entrevoir le sexe d’Ephilae. Penthé finit par revenir à la porte de la tente, sa tenue est la même et visiblement, Ephilae la regardait, ce qui fait glousser la jeune fille. Ephilae se tourne vers elle surprise, soutenant son regard quelques secondes, avant de baisser le regard, honteuse. Penthésilée n’a pas le temps de dire quoi que ce soit, un signal sonore indique qu’elles doivent rentrer. La jeune fille prend une profonde inspiration et rentre.
Une fois la tenture retombée, Penthésilée tombe des nues, elle voit un jeune individu face à elle, bien un jeune, un jeune homme. C’est donc cela que Séma lui préparait, c’est grossier. Elle doit avoir une relation avec lui, selon la loi. Et si elle se donne à ce jeune homme, cela signifie qu’elle s’est fait pénétrer et donc un moyen d’atteindre à son honneur. Heureusement, sa mère lui a rappelé la loi précise et lui a donné la réponse, elle doit juste prendre du plaisir, pas obligatoirement coucher avec. Se rapprochant du jeune homme, qui n’est pas plus âgé qu’elle, mais son regard s’illumine en la voyant. Il ne sait pas comment réagir, habituellement, les amazones du clan Themyscira tuent les hommes, elle ne les capture pas. Penthésilée l’observe, le jeune homme est attaché à un poteau et se met à s’agiter dans tous les sens en la voyant.
« - Ne t’approche pas. »
Ils n’ont pas choisi le modèle le plus laid et le moins farouche, Penthésilée se demande si cela n’est pas au cas où elle tomberait enceinte. Elle se rapproche avec un ton assuré.
« - Calme toi, je ne suis pas là pour te faire du mal, au contraire, je suis là pour te proposer un arrangement. »
Le jeune homme l’observe en serrant les dents et en s’agitant encore plus. Penthésilée attrape le peu de tissu qui sert à masquer sa poitrine et l’enlève brusquement. Le jeune homme s’arrête de s’agiter pour l’observer, avant de reprendre tout en regardant clairement ses seins. Penthésilée s’en amuse, ce que l’on dit sur les hommes est vrai, ils sont hypnotisés par les poitrines, ils sont loin d’être malins.
« - Tu passes un peu de temps avec moi, me laissant te toucher et si tu es sage, je te détacherai pour que tu me touches également et en échange, je plaiderai ta cause auprès de ma mère pour te sortir de là. »
Le jeune homme est surpris, mais devant le peu de chance qu’il a de s’en sortir, il se laisse tenter par l’offre. Penthésilée se rapproche et remarque qu’il a été fermement attaché, ont souhaité clairement que seul son pénis lui soit accessible, mais cela serait sous-estimer Penthésilée de penser qu’elle ne soit pas capable de le détacher. Elle le libère et s’allonge avec lui. Si elle joue celle qui contrôle, dans les faits, elle est un peu décontenancée. Ne sachant pas trop par où commencer, elle l’embrasse. Puis laisse cours au reste. Il commence par toucher sa poitrine, timidement, puis la voyant réceptive, se montre plus audacieux. Puis leurs mains descendent, leur baiser se renforce, se touchant respectivement le sexe, se laissant aller. Penthésilée découvre lentement, de manière maladroite, quelque chose qui lui plaît. Le tout fini par lui qui tache le ventre de Penthé de sa semence, puis Penthé qui atteint le point culminant. Elle ne sait pas si c’est une bonne première fois, mais ce n’est pas si mal. Elle passe un temps poser sur l’épaule du jeune homme qui caresse ses hanches, puis un nouveau signal s’entend, Penthésilée sort de sa tente, son ventre tacher. En la voyant ainsi, Séma a failli s’étrangler, elle l’accuse d’avoir détourné le rituel, faisant un scandale. Penthésilée répète alors les mots de sa mère, expliquant que c’était une pratique qu’utiliser sa grand-mère. Sa grand-mère serait une criminelle selon Séma ? Séma se retrouve au pied du mur, elle a perdu face à Penthésilée et donc contre sa mère. Suite à cela, Otréré a pu prouver que Séma a tenté de piéger Penthésilée avec un homme. Le jeune homme fut utilisé comme preuve durant le procès et put ensuite être libéré à titre exceptionnel pour service rendu. Le rituel de la première prise fut temporairement arrêté le temps de l’enquête, arrêt qui ne connut pas de reprise. Penthésilée est contente, Ephilae, quand elle là vu sortir, elle observait son ventre avec colère et fulminé sur place. Peut-être qu’elle va pouvoir la toucher, elle aussi.

IV) A peine au début, la fin est déjà écrite


Séma a fait payer à Penthésilée son impertinence, mais cela n’empêcha pas Penthésilée de vivre. Elle se retrouva à avoir des tâches ingrates. Mais Séma du arrêter. Penthésilée est devenue une guerrière puissante, combattant en première ligne, montrant l’exemple, le principal soutien d’Hippolyte. Le conseil et Otréré sont au moins d’accord qu’Hippolyte est la meilleure candidate. Le comportement trop implacable de Penthésilée est craint. Les deux sœurs s’aiment d’un amour qui semble indéfectible, mais une personne est venue se rajouter dans sa vie. Penthésilée est au-dessus d’Ephilae et l’embrasse. Les années sont passées, des années à se tourner autour, Ephilae ne faisant pas le premier pas, malgré les avances de Penthésilée. Finalement, Penthésilée se montra plutôt directe, profitant qu’elle dormait à côté pour rapprocher sa bouche de celle d’Ephilae qui prit son courage à deux mains pour l’embrasser. Dans le clan Themyscira, si la reproduction entre Amazone est mal vue, la sexualité entre elle est encouragé. Penthésilée tient entre ses mains le sexe de son amante, tandis qu’elle leurs bouches sont collés. Puis Penthé se redresse d’un coup, surprenant Ephilae.
« - Que fais-tu ? »
Ephilae pose sa question entre deux souffles de plaisir. Penthésilée lui sourit.
« - Je t’admire, n’ai-je pas le droit d’admirer mon amante ? »
Ephilae ne dit rien, elle laisse faire les mains de Penthésilée qui monte et descend de son sexe. Ce truc qui lui manque, Ephilae est une hermaphrodite, d’une lignée de guerrière de longue date, une bonne candidate pour donner à Penthésilée des enfants. Mais ce n’est pas pour cela que Penthésilée l’aime, ses longues boucles noires, ses yeux bleu clair, sa musculature, ses formes, elle aime tout d’Ephilae, mais il y a aussi sa force, son esprit, son calme. Penthésilée baisse ses yeux vers l’entrejambe de son amante, puis elle lui demande.
« - Ephilae, tu voudrais rentrer en moi ? »
L’amazone semble prendre un choc, elle se redresse. Que Penthé vient de lui demander, se rabaisser à cela ? Ce serait impensable. Elle qui avait tout fait pour ne pas se déshonorer devant le conseil.
« - Penthésilée… Tu te rends compte que… ? »
« - Ephilae ! »
La voix de Penthésilée est sèche, Ephilae la connaît depuis assez longtemps pour savoir que, tout comme sa sœur, la princesse sait ce qu’elle veut. Son regard posé dans le sien, Penthésilée prend la main de son amante.
« - Je ne pourrais avoir des enfants que de cette façon, quoi qu’en pense le conseil. Et je sais que tu voudras un jour avoir toi aussi des enfants. »
La princesse pose délicatement la main d’Ephilae sur son ventre.
« - Je veux les porter, Ephilae. De toi, je sais que rien de mal n’en sortira, je te fais confiance et je t’aime Ephilae. »
Ephilae reste silencieuse également quelques secondes, observant Penthésilée. Son amante a des défauts, elle est impulsive, impitoyable, une vraie tête de mule. Mais elle aussi pour elle d’être une bonne combattante, une guerrière loyale et dévouée et une amante d’une grande douceur. Avoir Penthésilée pour compagne, Ephilae la désire depuis que son regard est devenu celle d’une adulte. Préférant les actes aux paroles, Ephilae se redresse pour embrasser Penthésilée, la couchant lentement sur le dos, avant de se redresser pour l’observer. Penthésilée est allongé sur le dos sur la couche en paille tressé, sa chevelure recouvre une partie de ses épaules, ses mains sont posées sur leur dos, à plat, les jambes écartées dans une posture vulnérable et les yeux plongés dans ceux de son amante. Ephilae la trouve irrésistible, Penthésilée lui fait confiance aux points de s’offrir ainsi, en dépit de toutes les lois absurdes imposées par une paranoïaque. Ephilae exécute le vœu de son amante, une première fois douloureuse, mais également très douce et incertaine. La brune a de l’expérience, Penthésilée n’est pas sa première fois, mais pour Ephilae, Penthésilée est bien plus qu’une simple amante.

La gigantomachie, le nom donné à la guerre contre les géants. En vérité, elle n’est qu’un fragment terrien de la guerre contre les grands anciens. Cette guerre affaiblie bien des choses, autant les panthéons que des civilisations entières. Les dieux combattent les grands anciens, ces rebuts des multivers disparus. Artémis, déesse chasseresse de la lune, invoqua ses propres hordes et fidèles dans cette guerre, les clans amazones en première lignes. Le clan Themyscira, affaibli par ses guerres incessantes avec les hommes, y participa tout de même. Servir Artémis est un devoir sacré et si beaucoup critique leur loi élitiste et arriéré, personne ne remet en question leur mérite. Même affaibli, le clan y envoya toutes ses forces, les deux princesse et la reine, Otréré, Hippolyte et Penthésilée en tête. C'est dans ses guerres que les deux princesses firent leurs premières armes, Hippolytes se montra puissante, Penthésillée impitoyable. Leur mère en est ravi, elle voit en cet instant ce qu’elle prévoit comme leurs avenirs. Elle avait préparé ses filles pour ce moment, le moment où elles montreraient la supériorité de leurs sangs. Hippolyte la reine, secondée de Penthésilée son bras droit, écrasant leurs ennemis et menant le clan sur le chemin de la grandeur. Deux sœurs, deux princesses, l’une dirigeant et l’autre garantissant son pouvoir et lui apportant son soutien. Les deux se voyant comme égal, quel que soit leur corps, des femmes unis contre les peuples dominés par les hommes.
Un beau rêve aux yeux d’une mère, un chemin qui semble prendre forme, mais un chemin qui pourrait en tout instant bifurqué. Les grands anciens perdent la guerre, mais leur pouvoir se trouve, au mieux, scellé. Un jour, Penthésilée affronte un groupe d’adepte, faisant tomber leur grand-prêtre, un illuminé qui ne jurait que par Blaine. Le prêtre possédait un grand pouvoir, des connaissances développer sur les arts noirs de la magie, dont la source est une bague. Un artefact dont Penthésilée mit la main dessus après l’avoir arraché au corps faible du prêtre. Une bague qu’elle observe longtemps, une pensée résonnant dans son esprit, pourquoi ne pas garder la bague pour elle ? Cachant l’artefact, Penthésilée ne pense rien faire de mal. Ce n’est qu’une bague qu’un illuminé pensait magique, rien de plus. Elle n’entend pas les penser, la voix qui imite la sienne, mais qui n’émane pourtant pas d’elle, et qui sait des choses qu’elle ne peut pas savoir.

V) La mort d’une mère qui n’a pas assez parlé

De retour de la gigantomachie, Orétré se sent bien seul. Cela fait maintenant longtemps qu’elle est seule au sommet du pouvoir, les poings liés par un conseil qui l’accable de reproche et qui refuse tout changement. Ses filles, ses seules sources de joie, sont maintenant des adultes. Pour la reine, son temps est bientôt venu. C’est durant ce temps que la reine, qui est encore une très belle femme, rencontre la route d’un héros, Héraclès. Celui-ci est envoyé par Héra prendre sa ceinture, une ceinture sacrée donné par Artémis, un trésor sacré aux yeux des Amazones du clan. La reine, vit en cet homme deux choses, un amant, car Héraclès est un beau jeune homme, mais également, une opportunité. Héraclès sent le sang a des kilomètre, Orétré sait que si elle ne lui donne pas tout ce qu’il désire, il tuera toute personne qui barre sa route. Séma, la vieille conseillère, en a fait l’amère expérience. Elle a rencontré le demi-dieu en première et a tenté de le soumettre, mais Héraclès l’avait tué avant qu’elle ne l’atteigne. Pour Orétré, c’est un signal, elle se donne au demi-dieu afin de connaître l’amour une dernière fois, jouant les amoureux transits, lui donne la ceinture et tente de fuir avec lui. Hippolyte et Penthésilée, sommet par le conseil de prouver leur loyauté, se retrouve à poursuivre leur propre mère. Une traque qui ne fut ni longue, ni difficile. Orétré cache les traces d’Héraclès, mais pas les siennes. Ainsi, son amant peut disparaître avec la ceinture, laissant le clan en paix. Pour elle, elle sait que c’est la mort qui l’attend, une mort à laquelle ses filles doivent contribuer, c’est la dernière pierre de son plan. Ces filles obtiendraient ainsi les faveurs du conseil et la légitimité pour profiter de la mort des conseillères pour mettre fin aux réformes de leur grand-mère. Ce fut un sacrifice, d’autant plus lourd pour les deux filles d’Arès. Hippolyte avait sa mère en joue, son arc tendu, Orétré fuit, mais elle sait qu’elles sont derrière. C’est elle qui leur a appris à tirer à l’arc et elle sait qu’elles ne rateront pas leur tir. Mais la flèche ne vient pas, Hippolyte ni arrive pas. C’est bien trop dur. Puis, une flèche fend l’air et touche Orétré au talon. La reine s’écroule et se retourne, observant ses filles pour la dernière fois, elle voit alors Hippolyte l’observant avec une mine choquée et horrifiée, Penthésilée l’observant avec des yeux vide, son bras encore tendu, portant l’arc avec lequel elle vient de tirer. Orétré sait qu’elle va mourir, les autres amazones tirent également, de flèche qui lui sera mortelle. Mais Penthésilée a su couvrir les manques de sa sœur, faisant d’elle une bonne alliée de la reine Hippolyte. La future reine se tourne vers sa sœur, entre l’horreur, la colère, le choc, ce jour, quelque chose ses brisées, quelque chose qui aurait pu se maintenir si Orétré avait expliqué son plan à ses filles. Penthésilée, observe froidement sa sœur, tandis que la voix qui l’avait poussé à tirer, répète maintenant qu’Hippolyte est faible et que c’est elle qui aurait dû être reine.
Une décennie est passée, une décennie qui a vu les réformes de la reine Hippolyte. Comme Orétré l’avait prévu, la mort de Séma a affaiblie le groupe conservateur du conseil. En premier lieu, elles ne le virent pas, ou plutôt, n’ont pas voulu le voir. Elles ont acclamé Hippolyte, pensant la manipuler, utilisant le vol de la ceinture comme levier. Mais le conseil ne s’attendit pas à tomber sur la force d’esprit et la combativité de la fille d’Arès. Hippolyte a été préparé pour ce rôle, sa mère lui avait tout appris des arcanes de la politique, de la manière d’agir. Elle n’a jamais eu le choix, mais elle fait ce qui doit l’être, acceptant ce rôle qui lui a toujours été destiné. Bien que sa sœur, Penthésilée, marque de plus en plus de distance personnelle, que la jeune reine interprète comme du remords d’avoir contribué à la mort de leur mère, elle lui a donné le post de Séma. Un premier grand coup, mais qui a pour légitimité toutes les victoires remporter par Penthésilée, la grande championne de leur clan. Les vapeurs se retrouvent inversées, le parti conservateur se retrouve aux prises avec les réformatrices appuyées par les deux sœurs. Les réformes d’Hippolyte furent progressivement entérinées, la première, la fin définitive de la première prise, le passage à l’âge adulte ne demandant plus que le premier sang. Les réformes qui suivirent furent du même lot comme la fin de l’obligation d’être hermaphrodite pour être amazones ou l’amélioration du statut des ouvrières. Mais la réforme la plus marquante fut l’officialisation et la reconnaissance des couples aux seins des amazones, premier pas vers la fin de la stigmatisation des pénétrés, dont Penthésilée est un des porte-étendards. Hippolytes a quelques réserves concernant sa sœur, la trouvant trop implacable, parfois insensible, mais malgré les distances, elle l’instrumentalise quand même. Pendant ce temps, Penthésilée tente de toutes ses forces d’avoir un enfant avec Ephilae, mais sans succès. Elle enchaîne les fausses-couches, ne parvenant pas à garder le moindre enfant et devenant de plus en plus amer et désespéré, se demandant bien ce qui ne va pas chez elle. En désespoir, elle demanda ou plutôt supplia Ephilae d’avoir des relations avec des ouvrières, en vain. La voix murmure à l’oreille de Penthésilée qu’elle est juste une incapable, incapable d’offrir des enfants aux clans, son sang est une opportunité, mais comme Hippolyte ne semble pas encline à en avoir non plus, les deux sœurs sont inutiles. Ephilae a bien tenté d’aider sa compagne, elle est allée voir Hippolyte de nombreuses fois pour lui dire que sa sœur ne va pas bien, qu’elle s’écarte à chaque nouvelle fausse couche, qu’elle tente de tenir de toutes ses forces, mais reste tout de même atteinte. Hippolyte a bien tenté de se rapprocher, mais ne retrouve que le regard froid de sa sœur. Cette situation leur fait mal à toutes les deux, mais Penthésilée ne peut s’empêcher de voir en sa sœur une voleuse, une indigne.

VI) La tragédie d’Hyppolite est d’avoir aimé

Vint un jour Thésée, le roi d’Athènes. En fin de conquête et de défi, il s’en prit au clan Themyscira dont la réputation n’était plus à faire depuis la gigantomachie. Vaincre un clan si puissant ne peut être que la preuve de sa propre puissance. Dans ses quêtes, Thésée est souvent chanceux, il tombe sur Hippolyte alors qu’elle est en patrouille sur la frontière de leur territoire, entouré de peu d’amazones. Dans son esprit, le plan était de capturer les deux sœurs, les deux joyaux, des femmes aussi belle que dangereuse, Penthésilée et Hippolyte. Mais tombant sur la reine en premier, il réussit à la surprendre et à la contraindre, par un plan si simple qu’il en devenait imprévisible. Hippolyte est emmené à Athènes, contrainte à devenir la femme du roi. Thésée fut visiblement tant subjugué par la beauté d’Hippolyte qu’il en oublia son plan d’origine. Penthésilée, malgré son animosité pour sa sœur, doit la libérer, essuyé ce déshonneur pour le clan. La princesse devient reine par intérim et réunit les armées du clan pour attaquer Athènes. Mais y aller avec leur seule force ne suffit pas, Penthésilée dut fomenter un plan. Athènes est loin et possède des murailles, ce n’est pas un petit village, mais une grande cité. Penthésilée profite que la cité accueille des visiteurs du monde entier pour s’introduire dans la ville. Elle y place des Amazones au sein de la cité, dans des secteurs stratégiques, faisant preuve d’un esprit stratégique et de manipulation qu’on ne lui connaissait pas. Le plan prit des mois, suffisamment pour que sa sœur tombe enceinte, une information que Penthésilée prit en compte. Elle prépare l’assaut pour qu’il tombe dès la nouvelle de la naissance de l’enfant, afin de ne pas avoir une femme enceinte à déplacer. Cet enfant, en l’absence de capacité pour elle d’en avoir, était un espoir d’avenir pour le clan. Le soir de la nouvelle de la naissance, Penthésilée lance l’assaut avant même de connaître le sexe de l’enfant. Cela doit être fait rapidement. La ville d’Athènes, une puissante cité, scinder de grandes murailles cyclopéennes, hermétiques à tout assauts extérieurs est mise à sac. La cité ne pouvait pas se prémunir d’une attaque provenant de l’intérieur, encore moins d’un clan d’Amazone traditionaliste qui a mis de côté ses valeurs pour l’infiltrer et la brûler de l’intérieur. Montant sur l’acropole, Penthésilée et un groupe d’élite attaquent le palais, se dirigeant vers les quartiers royaux, profitant du chaos pour atteindre la reine. Hippolyte était là, dans les jardins du palais, tenant l’enfant dans ses bras. Les amazones sécurisent le jardin tandis que Penthésilée se rapproche de sa sœur. Penthésilée, malgré toutes les mauvaises pensé qui l’assaille, est soulagé de la revoir. Elle sourit.
« - Ma sœur, tu vas bien ? Félicitations pour l’enfant, quittons cet endroit, nous n’avons que peu de temps. »
Hippolyte l’observe, mais reste éloigné d’elle. Penthésilée sent que quelque chose ne va pas.
« - Penthé, tu as réussi à faire tout cela pour moi ? »
Penthésilée perd son sourire.
« - Nous parlerons de cela plus tard. Ma reine, partons ! »
La voix de Penthésilée reprend cet air froid qu’elle avait depuis le couronnement. Hippolyte reste en arrière.
« - Non, Penthé, tout ceci n’est qu’une folie, partez d’ici, la vie d’une reine n’a pas de valeur face au clan. Tu as mis en danger tout le clan pour moi, alors abandonne. La cité brule, notre honneur est sauvé. »
Hippolyte reprend elle aussi ce ton royal, celui qu’elle depuis le couronnement. Les sœurs parlent, mais aucune ne discute avec l’autre. Penthésilée se rapproche l’air grave.
« - Il n’en est pas question. Laisse-moi au moins prendre l’enfant, elle est une des notre, pourquoi ne pas me le confier ? »
Penthésilée se raidit en un instant et elle comprit. La voix le lui dit, cet enfant n’est pas une fille. Son inutile de sœur a accouché d’un garçon et ne l’a pas tué. Quel sacrilège va-t-elle encore commettre ? Penthésilée se met en garde, pointant sa lance vers l’enfant.
« - Ma sœur, laisse-moi faire, si les autres voient cela, elles vont te tuer. Une reine se doit d’être exemplaire, tel est notre loi. »
Hippolyte ne recule pas, elle se retourne et pose le lange sur un banc de pierre avant de se retourner contre sa sœur et sort ses armes.
« - Penthésilée, je n’ai aucune envie de te faire du mal. Tu as déjà la mort de Mère sur la conscience et cela te pèse. »
Penthésilée sert les dents. Elle fulmine pendant que la voix rajoute d’autre pensé ignoble sur sa sœur.
« - Je vais faire ce que j’ai toujours fait, palier à tes manquements, faire ce que tu n’as pas le courage de faire. »
Hippolyte observe sa sœur, il est impossible de dire toute les pensé qui la traverse, entre l’amour pour elle, pour sa soeur, pour son clan, pour son mari, pour son fils… Son mari était un abruti, le rejoindre et s’unir à lui étaient sûrement uniquement pour rajouter au sang d’Arès, celui de Poséidon. Le clan aurait été renforcé d’une telle descendance, deux fois divines. Mais quand Hippolyte a vu l’enfant, la reine qui avait déjà tué tant de fois. Celle qui avait participé a tant de massacre, ne put le faire. Elle pensait laisser cet enfant, en avoir un second, une fille, et repartir, mais elle n’en eut pas le temps, Penthésilée l’avait prise de court.
« - Tu comprendras en devenant mère. »
Hippolyte dit cela innocemment, bien que consciente des fausses-couches de sa sœur, cela lui est sorti comme cela, sans réflexion, comme un souhait sincère. Mais pour Penthésilée, cette phrase lui fit mal. Cette phrase était comme une agression, comme une attaque personnelle. Elle charge avec sa lance, lance un cri sauvage, elle s’élance sur sa sœur, la transperçant. Puis elle comprit.
« - Non, non, non, non ! »
Penthésilée attrape le corps de sa sœur, le cœur transpercé. Elle le tient contre elle, oubliant l’enfant, oubliant le monde, elle est comme tétanisé par ce qu’elle vient de faire. Ephilae, qui a assisté au loin à la scène, accourt, elle parle, mais Penthésilée ne l’écoute pas. Elle attrape son épouse, abandonnant l’enfant et le corps de sa mère pour partir avec elle. La réputation du clan est faite, les amazones ont pris d’assaut Athènes, l’ont saccagé en tentant de sauver leur reine qui a été tuée dans un accident. L’enfant prit le nom de sa mère et Penthésilée, le dernier membre de la famille royale, était dans un état second. Choquée par son acte, elle ne mange plus, ramener de force, une partie d’elle est morte avec sa sœur. Mais, malgré son état, son acte reste un sororicide, un acte ignoble punit par les dieux. Devant cet acte, Penthésilée est certes couronné reine par tradition, mais bannie tant qu’elle ne se sera pas rachetée. Lors de son jugement, Penthésilée ne dit rien, elle avait perdu la bague dans la bataille et sans elle, seul reste le silence. La sentence prononcée, Penthésilée accepte son sort, les Amazones la quitte, la dernière à partir devant être sa compagne. Ephilae est perdu, mais pris la décision de suivre le clan. Un choix difficile, d’autant plus que quand elle tourne les talons, Penthésilée prononce son nom, sa voix n’est pas un ordre, elle n’est pas une demande, elle est une supplique. Penthésilée la supplie de rester, de ne pas l’abandonner. Ephilae eut un instant de doute, un instant où elle voulut la rejoindre, la prendre dans ses bras, l’idée même de partir avec elle, de s’enfuir loin lui traversa l’esprit. Mais son devoir demande de rester. Penthésilée trouvera une solution, elle en est certaine. Alors elle l’abandonne, l’appel de Penthésilée devant moins fort, mu par le désespoir qui étouffe toute supplique.

VII) Penthésilée la traitresse

Penthésilée, la fière fille d’Arès, n’est plus qu’une ombre. Un être meurtri qui erre sans but. Elle a une chance de se racheter, sa punition a temporairement calmé la colère des dieux, mais en a-t-elle seulement envie ? Son sort, il est mérité. Ce fut ainsi les premiers temps, avant que la colère ne reprenne possession d’elle. Penthésilée doit leur montrer à toutes, elle n’est pas née hermaphrodite, mais elle est plus forte qu’elle. Elle se rend à Delphes, demande conseil à l’oracle, qui lui demande de montrer sa volonté de se racheter, en prêtant serment a un prince. Penthésilée est perplexe, se soumettre ainsi signerait la fin de sa vie en tant qu’Amazone, elle n’en serait plus digne. Surtout qu’il y a de fortes chances que le prince en question la mette dans son lit et la prenne pour femme, comme Thésée. Traversant la Grèce, elle entendit parler d’un prince troyen, Hector, un prince vertueux, fort et juste. La demi-déesse part alors pour Troie à la rencontre du prince, rentrant par effraction dans sa chambre, elle l’attend. Hector, sortant de son entraînement journalier, rejoint ses quartiers pour tomber nez à nez avec Penthésilée. L’amazone, en le voyant, l’observe de bas en haut, se mettant à toucher compulsivement sa tresse. Elle se dit que finalement, servir ce prince, n’est pas si mal. Hector est un beau guerrier, plus jeune que Penthésilée, mais l’Amazone fait toujours plus jeune que son âge. Avec sa beauté, le mettre dans son lit ne devrait pas être impossible. Penthésilée pose le genou devant le prince, lui expose sa situation, et lui promet de le servir. Le prince aurait pu lui demander tout ce que son cœur désire, y compris de l’avoir elle, mais il se retient. Hector accepte qu’elle lui prête serment, mais il n’a qu’une seule demande, qu’elle vienne en aide à sa cité si jamais il vient à mourir. Penthésilée accepte, cela l’arrange quelque part, leur arrangement tenu secret, elle a accompli ce que les dieux attendaient d’elle et elle quitte Troie pour rejoindre son clan.
Pendant son voyage pour rejoindre son clan, Penthésilée remarque que son ventre commence à s’arrondir. Durant la période où elle était en colère, notamment contre Ephilae, elle avait rencontré un jeune prince Thessalien invincible. Bien loin des calculs politiques et se pensant infertile, Penthésilée avait parié avec lui une nuit d’amour contre sa victoire à la lutte. Les conditions étaient simples, si jamais le jeune prince gagne, il aura le droit de coucher avec elle, si jamais Penthésilée gagne, elle aura le droit de coucher avec lui. Bien que l’enjeu de la partie soit le même, le prince a gagné et Penthésilée et lui ont eu une relation ensemble. Penthésilée ne prit même pas la peine de demander au prince son nom. Une fois la promesse accomplie, Penthésilée et le prince partirent chacun de leurs côtés, assumant cette relation sans lendemain. Mais plus les mois passés, plus la vie se développer en Penthésilée qui ne s’attachait pas trop les premiers temps. Cela la mine même après tant d’enfant mort avant le terme, elle ne s’y habitue pourtant pas. Pourtant, les mois passent et l’enfant a l’air d’aller bien, Penthésilée se mit même à espérer de donner naissance, d’enfin devenir mère. Immobilisée dans un village en Anatolie, elle profite de la gentillesse d’une prêtresse d’Héra pour donner naissance. L’accouchement fut difficile, Penthésilée souffrit, mais à terme, elle eut cette petite vie, ce petit être tant espéré dans les bras. Un bébé, l’idée d’avoir réussi à en avoir un la soulage, comme si un poids lui est retiré. Puis on lui donne l’enfant et on lui annonce que cet enfant est un garçon. L’annonce est un coup de massue pour Penthésilée, un coup violent qui lui coupe le souffle. Elle fait semblant devant la prêtresse, tenant l’enfant dans ses bras, le laissant téter à son sein, mais intérieurement, un flot d’émotion contraire rentre en conflit. Le soir, elle berce l’enfant, le mettant au lit. Elle l’observe, sortant une lame de ses affaires pour la faire tournoyer entre ses doigts. L’enfant dort paisiblement, c’est le moment de frapper, en tant que reine, et pour sa sœur, elle ne peut laisser cet enfant vivre. Elle pose sa main gauche sur son petit corps, sa main droite prête à frapper. Sa main se soulève avec la petite respiration de l’enfant, Penthésilée observe sa petite cage thoracique se lever et se baisser dans un petit rythme régulier. Elle hésite. Les mots de sa sœur résonnent alors dans son esprit : « Tu comprendras en devenant mère ». Penthésilée ne sait jamais senti aussi stupide, sa main partant rejoindre les petits doigts de l’enfant qui l’attrape par réflexe dans son sommeil. Elle embrasse sur le front, range ses affaires, lui accorde un dernier regard rempli de tristesse et abandonne l’enfant. Caÿstros devint un beau jeune homme, fils d’une mère qui serait une amazone, mais dont-il n’a pas le nom. Ses exploits emmenèrent a donner son nom à un fleuve dont il creusa la source. Son fils, Ephesos, fondateur de la ville d’Ephèse au bord du fleuve découvert par son père, est également fondateur du sanctuaire d’Artémis qui devint célèbre, des siècles après sa mort, le site d’une des sept merveilles du monde antique, le grand temple d’Artémis.

VIII) Le règne d’une reine épuisé

Penthésilée retrouve son clan après des mois de traque, annonçant que les dieux l’ont pardonné, ce qui se verra confirmer par les shamans. Son crime lavé, Penthésilée devint officiellement reine. Quant à Ephilae, elle n’attendit pas que les shamans se prononce pour la rejoindre. A l’annonce de son retour, le conseil ne ce n’était pas réuni qu’Ephilae avait déjà traversé tout le village pour se jeter sur elle et la prendre dans ses bras. Niveau politique, Penthésilée continue les réformes de sa sœur, renforçant même la destruction des lois d’Odéra. C’est loi qui fut si contraignante pour la fille et les petites filles ne survécurent à peine plus d'un siècle ans à leur créatrice, faisant d’Odéra dans l’histoire du clan, une reine à l’impact mineur presque oublié. Ce qui ne fut pas le cas d’Orétré, Hippolyte et Penthésilée dont la notoriété dépasse même l’histoire des Amazones. La reine permit à toute femme méritante de rejoindre leurs rangs, mettant définitivement fin à la crainte de voir disparaître le clan et préférant faire confiance aux futures sœurs, plutôt que de compter sur un eugénisme hasardeux qui ne leur ont pas tant réussi. Penthésilée redouble d’ardeur dans la confection d’une héritière, au point d’en épuiser Ephilae. La brune craint que Penthésilée subisse un nouvel échec et tente de tempérer les ardeurs de sa reine, mais Penthésilée sait comment la faire craquer à chaque fois. Au bout de quelques mois, Penthésilée tombe à nouvelle enceinte et doit faire face à la haute surveillance d’Ephilae et du conseil qui se sont ligué pour que la grossesse de Penthésilée se passe au mieux. Mais si les mois passent sous de bons auspices, plus le terme avance, plus la reine est inquiète. Un jour, lors d’une réunion pour planifier le prochain raid, qui fut difficile à tenir à cause de la situation de la reine. Penthésilée mène la réunion avec poigne malgré son huitième mois de grossesse qui l’épuise. Son rôle de reine est tenu avec rigueur et discipline, son tempérament impitoyable, tant craint, devenant ironiquement une force. Penthésilée est passionné et se jette à corps perdu dans ce qu’elle fait, agissant méticuleusement et sans faille. Une force de caractère qui force le respect. Mais alors que la tente se vide et que seul Ephilae est resté, Penthésilée semble épuisé tout à coup. Ephilae, craignant pour sa reine et leur enfant, vient immédiatement la soutenir. Elle l’aide à s’asseoir.
« - Ma chérie, repose-toi un peu, tu en fais beaucoup trop. »
Penthésilée s’exécute et sourit, elle aime qu’Ephilae soit au petit soin comme ça avec elle. Elle pose sa main sur son ventre.
« - ça va, l’enfant va bien, regarde, je ne dépassais jamais les trois premiers mois de grossesse. Ce n’est pas cela qui m’inquiète. »
Un silence s’installe dans la pièce, Penthésilée est souvent évasive sur ses inquiétudes, elle n’en parle que très peu, de peur de passer pour faible. Ephilae va chercher de l’eau pour que sa femme puisse boire. Mais ne peut s’empêcher de creuser.
« - De quoi tu as peur alors ? Ma douce, tu peux me le dire, je suis là pour toi. »
Ephilae marche sur des œufs depuis qu’elle a abandonné Penthésilée, durant son exil, pas un jour ne s’est passé sans qu’elle n'y pense. Cette occasion, cette deuxième chance que lui a offerte Penthésilée, elle fait tout ce qu’elle peut pour la saisir. Penthésilée pose sa main sur son ventre, l’air pensive. Elle observe l’enfant à naître, l’imaginant là.
« - Imagine que ce soit un garçon. Je ne pourrais pas le tuer, il est de... »
Ephilae apporte son verre et lui tend, elle lui coupe la parole au passage.
« - Penthésilée, tu suis nos lois à la lettre, tu feras ce qui est juste. »
La reine ne semble pas aussi convaincue, elle observe autour d’elle, craignant qu’on les écoute. Elle grimace, comme si elle refuse ce qu’elle s’apprête à dire, puis se lance.
« - Ephilae, pendant l’exil, j’ai eu un fils. »
Ephilae sent son estomac se nouer et son souffle se couper, observant sa reine malgré le coup qu’elle vient se prendre, réfléchissant pour savoir si elles ont eu une relation durant leur infiltration dans la cité. Penthésilée la voit réfléchir, elle la connaît, elle sait ce qu’elle pense et craint ce qu’elle va lui dire.
« - Non, tu n’es pas la génitrice... »
Penthésilée doute, ce secret lui fait honte maintenant.
« - J’étais seule, isolé, j’avais besoin de… Enfin, je suis une femme, j’avais besoin d’amour, de réconfort. C’était juste un soir et le père était fort. Et je me pensais infertile... »
« - Assez Penthé, assez. »
Ephilae la prend dans ses bras, la pressant contre sa poitrine, l’idée que Penthésilée est due se donner à un homme la révulse. Qu’elle couche avec une femme, passe encore, elle est mal placée vue leur couple, même aujourd’hui, pour juger, mais un homme. Penthésilée est certes plus ouverte qu’elle sur la question. Mais, même si la question de l’actif et passif dans le couple est en train de disparaître, certain a priori reste. Ephilae aurait aimé être la seule à partager ce genre d’amour avec sa Penthésilée. Mais, durant son exil, Penthésilée a été abandonné par celles qui l’ont toujours entouré. Une amazone seule, c’est une condamnation à mort. Le fait qu’elle soit revenue lavée est un exploit en soit et Ephilae ne peut que remercier chaque jour Artémis de l’avoir protégé.
« - Je comprends, mon cœur, je comprends. Tu n’as pas à te justifier, et puis, tu as abandonné l’enfant, sans ta présence, il a sûrement dû mourir. S’il n’est pas mort de ta lame, il le sera de ton acte. Tu as le droit d’être faible aussi, ma Penthé, et je serais là pour répondre dans ces moments. »
Ephilae descend pour se mettre au niveau du ventre de Penthésilée, souriant avec douceur à sa femme, lui caressant le ventre avec tendresse, portant à son annulaire, sa bague.
« - Si c’est un garçon, je le tuerai, ne t’en inquiète pas, personne ne doutera de toi, tu es parfaite, ma Penthésilée. Tu es la plus belle de toute, je suis folle de toi. Seule toi, mon aimée, compte à mes yeux. »
Elle se redresse et embrasse sa reine, Penthésilée ne se sent pas rassuré, ce n’est pas le genre de réponse qu’elle attendait, mais elle estime qu’Ephilae est sûrement la voix de la sagesse. Son comportement est bien celui d’une amazone, c’est Penthésilée qui est devenu trop tendre. Et puis, Penthésilée le sait, la mère d’Ephilae était une conservatrice convaincue, une femme qui croyait que ses traditions étaient les seules dans le vrai. Ephilae a mis en doute tout ce qu’elle croyait savoir pour Penthésilée. Pour ses beaux yeux, elle a même fini par affronter sa propre mère. Ephilae est folle amoureuses d’elle depuis leurs adolescences. Penthésilée correspond à l’ensemble des critères de la bonne amazone vertueuse, quoi de plus normal. Même chez les amazones, la beauté des olympiennes est considéré comme le critère absolu de la beauté féminine, beauté dont Hippolyte et Penthésilée étaient les parangons. Le sexe, exclusivement féminin de Penthésilée, son regard de flamme et sa chevelure flamboyante finirent d’achever le coeur d’Ephilae qui craignait que son côté froid déplaise. Beaucoup de jeunes filles de son âge avaient des vues sur la princesse et pourtant, c’est elle que Penthésilée a choisie. L’exil fut un coup dur, mais Ephilae en était persuadé, Penthésilée lui reviendrait un jour. Elle n’a jamais douté de sa force et de son ingéniosité qui n’avait rien à envier à sa sœur. Alors, chaque jour, elle porte cette bague, une bague que Penthésilée ne quittait jamais, un morceau d’elle pour qu’elle soit toujours ensemble.

IX) Eros et Thanatos, toujours ensemble

L’enfant tant convoité, l’enfant de Penthésilée et d’Ephilae, est née fille, comme sa mère. Un soulagement pour ses mères. Antiopes, leur princesse. Penthésilée, au bord du berceau, à la main posée sur la joue de l’enfant. Elle avait tout, le pouvoir, une descendance, la gloire, la reconnaissance, mais tout ceci n’a qu’un goût amer. Ephilae les observe, sourire aux lèvres, les deux femmes de sa vie. Aujourd’hui, le temps est à la paix, entourant de ses bras les hanches de Penthésilée, la tête poser dans sa chevelure, observant leur fille, leur merveille. La voix, une pensée, se pose une seule question et si elle perdait tout cela ? Si leurs ennemis arrivaient demain ? Ephilae profite de ce jour, mais son esprit lui, n’est pas dans cet instant.

Penthésilée reste droite, tenant sa fille dans ses bras. Elle fait de son mieux pour rester digne, mais son cœur n’y ait pas. Devant elle, se tient le bûcher funéraire d’Ephilae, morte dans un raid. Une mort glorieuse pour une amazone, une mort inutile pour Penthésilée. La reine observe les flammes embrasées le corps de son épouse, un corps qu’elle connaît dans le moindre de ses détails, de la plus petite cicatrice au moindre grain de beauté, un cadavre sans vie, le cœur qui ne bat plus pour elle, percé d’une lance. Un corps disparaissant dans les flammes qui transporte Ephilae dans le monde des morts. Penthésilée sait qu’elle la rejoindra un jour, mais pas aujourd’hui. Jouant avec la bague qu’elle avait récupérée dans son corps, une voie jubile de retrouver cet objet.

La fin de règne de Penthésilée fut morne. Depuis la mort d’Ephilae, la reine semble éteinte. Elle ne sourit que peu et seulement pour sa fille qui semble être la seule chose qui la maintient en vie. Une voix dans sa tête la pousse à prendre de mauvaises décisions. Penthésilée n’y fait pas grand cas, elle pense que c’est sa propre tristesse qui parle. Tout n’a plus que goût de cendre, plus rien ne lui plaît et la reine ne reste que pour respecter les règles de l’honneur. Les relations qu’elle entretient avec les autres amazones restent courtoises, mais les voix dans sa tête la poussent à s’isoler. Les Amazones de son clan la jugent, elle en est persuadée, une reine trop fragile incapable de faire son deuil. Puis vient un messager, Hector est tombé, un grand guerrier nommée Achile l’aurait tué par vengeance. Penthésilée réunit le conseil sous le poids de cette nouvelle, annonçant qu’elle avait fait une promesse en invoquant les noms des dieux, celui de venir soutenir Troie si Hector venait à mourir. Ce combat est le sien, pas celui de Thémyscira, elle abdique donc, par un rituel qui simule sa mort pour que sa fille Antiope prenne sa place. Penthésilée ne va pas rejoindre les murailles de Troie pour simplement répondre à une promesse, mais aussi pour y mourir. Avec elle, douzes amazones ont choisi de la suivre dans ce dernier combat. Pourquoi suivre la taciturne et droite Penthésilée ? Bien que la tristesse de Penthésilée soit visible et qu’elle ne cherche pas à se rapprocher des autres, Penthésilée avait ses adeptes, chacune avait leur raison de la suivre. Et ce fut sous les murailles de Troie que leurs destins furent scellés, toutes y moururent. La dernière, Penthésilée, fut transpercé par la lance d’Achile, reconnaissant au dernier instant le regard de son ancien amant, le prince Théssalien, le père de son enfant.

X) 3000 ans de déchéances et de corruption

Dans les Élysée, Penthésilée ne cherche qu’une personne, Ephilae. Une recherche remplit d’espoir, puis qui connut une phase de déni. Elle devait être ici, il n’y avait pas plus glorieux et honorable qu’elle. Puis la panique, pourquoi ne serait-elle pas ici ? Vient ensuite la colère, pourquoi n’est-elle pas là ? Elle se cache ? Suivie par le marchandage, Penthésilée retournant chaque pierre de l’Élysée. Et enfin l’acceptation, son amante n’est tout simplement pas là. L’ancienne reine est dévastée et s’isole avec les douzes. Pendant ce temps, une voix dans sa tête jubile.
La bague est là, elle a toujours été là. Penthésilée est un terreau parfait pour son maître, une olympienne puissante, capable de servir de matériaux pour sa résurrection. Il suffit juste de la briser, de la manipuler. Renforcer sa frustration d’être la seconde roue du carrosse par rapport à sa sœur fut facile. Tuer ses enfants dans son ventre ne pouvait que broyer sa confiance. Elle n’eut pas besoin de beaucoup pousser pour que Penthésilée s’attaque à sa sœur, il suffit juste de transformer un choix de mot malheureux en insulte mortel. Et quand la lame transperce Hyppolite, la bague jubile, Penthésilée est au bord du gouffre. Puis il y eut cette sotte qui la retire de son doigt, une vulgaire Amazone qui ose interférer. L’être enrage, mais finis par trouver une solution, attendre, rester aux doigts de l’importune et patienter. Trouver une nouvelle approche, un nouveau plan de secours, plan qui tombe à l’eau quand Penthésilée est revenu. La joie de l’Amazone se retrouve mélangée à la bague. Un nouveau plan, pousser les idiotes à se reproduire pour avoir une amazone de secours, puis tenter de tuer celle qui a osé interféré et la remplacer par une des deux élus. Jouer sur les craintes pour fabriquer son plan est la partie la plus simple. Une fois la première morte au combat, elle finit à la main de la seconde. Mais rien ne se déroule comme prévu, elle qui aurait dû être brisée lui résiste. La bague accepte, elle a tout son temps. Elle s’était débarrassée de l’âme de l’importune, il suffit de briser l’âme du terreau. La bague tente de la conduire à fauter, sans pour autant y arriver, mais juste pour empêcher l’âme du terreau de se reposer, de prendre du recul, de la détecter. Puis vient la mort à Troie, la bague la suit, se cache derrière son âme, fait taire sa présence, elle n’a pas besoin d’être là. Le terreau va chercher son âme-sœur, une âme qui n’est pas là et la reine défunte va désespérer seule. Une fois certain de ne pas être repéré, elle a juste à reprendre la main, modifiée la mémoire de Penthésilée, la préparer à servir de sacrifice et faire de même pour les douze amazones auprès d’elle, elles doivent protéger le sacrifice, mais en aucun cas l’aimer, il ne faut pas qu’elles lui servent de soutien. Ainsi Penthésilée se mit à croire en de faux souvenir, à devenir une folle mélangeant ses faux souvenirs et la réalité pour ne plus écouter que la bague, être son agent, tout cela pour servir le roi cramoisi et contribuer à son retour. Penthésilée, si fervente croyante d’Artémis, se mit à croire qu’elle était une reine félonne, une traîtresse, au service du roi cramoisie, une Amazone au service des grands anciens.

XI) L’argile qui fut promis

Au retour sur le plan des mortels, par la boite de Pandore, la bague jubile. Une Penthésilée totalement à son service est de retour et peut servir son maître. Ce n’était qu’une question de temps. Son âme, maintenant reliée au chaos originel, profitant de son lien de sang avec Arès. Son corps modifié par la bague pour renforcer ce lien et enfin, être prêt à servir. Chaque action, chaque décision, n’est que la volonté brisée d’une reine qui n’écoute que la bague. Cette chose n’a plus rien à voir avec Penthésilée, cette chose n’est qu’un amas de chair brisé. Chaque fois que Sha ou Kiriko ou Artémis ne la blesse, la bague utilise le lien avec le chaos pour que le corps de Penthésilée se répare. Ce corps est parfait, il a des capacités de régénération qui peuvent être facilement renforcées, un corps produit et programmer pour la guerre, de l’argile parfaite pour son œuvre. Ce corps préparé est marqué par les traces de la corruption, des cheveux blancs et des yeux bleus, sans les couleurs qui caractérisaient la reine. Et quand Penthésilée atteint son objectif, la bague qui avait incorporé son corps, l’abandonna. Il libère la volonté de Penthésilée, juste pour qu’elle se rende compte de ce qu’elle vient de faire, juste pour qu’elle prenne conscience de tout ce qu’elle a accompli. Un dernier acte de cruauté. Un dernier geste juste pour la faire souffrir avant que son corps et son âme ne soient entièrement détruits, un corps qui permit la résurrection de Blaine. Mais l'esprit de la reine est inutile. Alors autant s'en servir pour s'amuser une dernière fois.
À la mort de Penthésilée, Achille tomba sous son charme. Une histoire tragique d’un héros qui ne reconnaît que trop tard son héroïne. Une tragédie qui eut pour résultat qu’Achille aida ironiquement les Troyens à offrir une tombe descente à la reine et ses camarades, une tombe connue par les troyens seuls et dont l’emplacement fut perdu lors du massacre qui a suivi la prise de la ville. Sur le mont Ida, treize urnes sont posées dans des alcôves. La tombes des amazones, une tombe perdue depuis longtemps, garnie de morceaux de bronze et d’airain, reste de vieil arme et armure rouillé par les millénaires. Puis une urne explose, laissant les cendres et des petits morceaux d’os se rependre sur le sol. De ces petits restes, les forces du chaos se rassemblent et forment un petit amas qui grossit avec le temps, prenant petit à petit l’apparence d’une jeune femme aux cheveux rouge et aux yeux d’or. L'inutile esprit a trouvé son argile.


XII) Un corps fait pour la guerre dans un monde en paix



Dans les bas quartiers d’Atarashï Yoake, deux femmes montent les escaliers d’un immeuble miteux. Une vieille dame qui se tient à une jeune femme qui tire derrière elle un lourd sac de course comme si ce n’était rien. La jeune femme aux longs cheveux rouge et aux yeux marron plaisante avec la vieille dame afin de la faire rire. Cette jeune femme était arrivée récemment dans le quartier, enchaînant les petits boulots, mais elle transmet autour d’elle une belle énergie et se nomme Thétis Athanasiou, une jeune femme d’origine grecque comme son accent le laisse entendre. Elle est toujours souriante et a toujours une plaisanterie aux lèvres. Dans le voisinage, elle est la voisine gentille, plutôt sympathique et drôle, mais discrète et que personne ne connaît vraiment. Elle accompagne la vieille dame jusqu’à sa porte et lui donne le sac de course, lui demandant si elle n’a pas besoin d’aide pour ranger, ce que la dame refuse. Elles finissent par se dire au revoir, la vieille dame rentre et Thétis se retourne et avance vers la porte de son appartement. Elle ouvre, puis pénètre dans son logement, et ferme la porte derrière elle. Dès l’instant où elle ferme la porte, le sourire de la jeune femme disparaît. L’appartement est miteux, mal rangé, des cadavres de bouteille vide sont étaler sur le sol, tout comme des vêtements sale lancer aux hasards. Il y a peu de meubles, à peine une table, une chaise et l’ameublement de base. Un matelas est jeté comme cela dans la pièce sans sommier. L’appartement déjà miteux a une aura encore plus misérable ainsi, plongé dans l’obscurité. Thétis se dirige vers la salle de bain pour se rapprocher du miroir et retiré des lentilles qui changent la couleur de ses yeux. Des yeux d’or se cachent sous les lentilles, marquant le visage épuisé d’une Penthésilée qui ne sait plus où elle en est. Ses yeux, qui appartenaient autrefois au fléau des hommes, ne sont plus que celles d’une personne qui doit s’adapter à un nouveau monde. La terre n’est plus celle du temps des héros. Les cités en compétition ont laissé la place à de grands états, avec des administrations centralisées et une bureaucratie lourde.
Condamner à vivre caché dans l’antimonde, Penthésilée fait tout pour être discrète, cachant sa nature d’amazone à demi-divine. La fille d’Arès travaille aux marges de la légalité, elle soulève des palettes avec des machines qu’elle a dû apprendre à maîtriser alors qu’elle pourrait les soulever aisément à la main. D’une gloire passée à chasser au côté d’Artémis pour finir enfermer dans un métro, boulot, dodo, une déchéance, ou une juste punition. La belle ne sait plus qui elle est, était-elle une reine fidèle à sa déesse, ou une traîtresse agissant au nom d’un dieu qui a utilisé son corps comme ressource ? Une question dont elle ne trouve pas la réponse entre des souvenirs injecté de force dans son esprit et de vrai souvenir. En 3 000 ans, les souvenirs se sont mélangés, rendant difficile le discernement. Ne reste plus que les contradictions, les souvenirs imposés et les maux de crâne à tout démêler. Penthésilée observe son reflet avec dégoût, puis abandonne le reflet pour se diriger vers la cuisine. Elle fouille dans les placards pour en sortir une bouteille de mauvaise vodka et une douille de protoxyde d’azote.
Penthésilée s’assoit sur la chaise, ouvre la bouteille de vodka, et se met à boire l’alcool dont le goût est plus proche de l’alcool à brûler qu’autre chose. Au bout de plusieurs gorgées, elle ouvre la douille et commence à respirer le protoxyde d’azote. La légère odeur sucrée du produit atteint ses narines et l’amazone se met à rire et oublie le moindre de ses soucis, dans un visage coincé entre pleur et rire, joie et tristesse.
Le lendemain, Penthésilée se réveille au son de l’alarme de son téléphone. Elle ouvre les yeux, étendus sur le sol à côté de la chaise où elle est restée pendant des heures. Arrivée à 15 heures, réveillées à 4 heures du matin pour retourner dans l’usine où elle travaille en tant que manutentionnaire, le tout dans une situation légale plus que discutable. Elle se lève, sans aucun effet secondaire de la nuit dernière.
Voilà bien sa malédiction, un corps qui se remet de tout. Les effets de l’alcool s’estompent trop vite, les drogues lui font peu d’effet et sans aucun effet d’accoutumance. Un corps qui ne veut pas la laissée mourir et qui se soigne de tout. Penthésilée a tout tenté pour s’ôter la vie, elle s’est égorgée, à planter un couteau dans son cœur, c’est pendu, a essayé de se fondre dans de l’acide, c’est jeté du haut d’un immeuble, mais rien à faire, elle reste en vie et guéri de toute ses tentatives, ne ressentant même pas la douleur. Quelle ironie pour la fille d’Arès d’haïr un tel corps. Mais tel doit être la punition des dieux pour sa traîtrise. Être condamné à une existence misérable, sans aucun moyen de disparaître.
Elle part se doucher, met de nouvelle lentille et part pour une nouvelle journée de travail vide de sens. Thétis Athanasiou a bien existé, mais elle est morte durant les événements de l’Olympomachie, comme l’ensemble de sa famille proche. Penthésilée, c’est juste greffé à l’existence d’une jeune femme pour avoir une existence légale en profitant du chaos qui a suivi les événements. Une de ses aides fut dans la pègre de la ville, une mafia qui a bien voulu l’aider et qui souhaite tirer d’elle tout ce qu’ils veulent. Pour l’instant, son argent leur suffit, pour l’instant.
Au travail, la belle doit faire de la manutention, un travail basique, même stupide, répétitif et avec des quotas d’efficacités. Les commandes de la journée doivent être faites et celui qui fait la moins bonne production ne voit pas son contrat renouveler à la fin de la semaine. Penthésilée ne s’en fait pas, du boulot, sa boite d’intérim lui en retrouvera, elle travaille efficacement et bien, elle est ponctuelle et pas trop conne, donc une bonne ressource. Le souci, c’est qu’elle a besoin d’argent, la plus grande partie de ce qu’elle gagne part dans les poches de ses créanciers. Elle commence tôt sous les 6 heures du matin, lui imposant un réveil à 4 h du matin pour avoir le temps de se préparer et de prendre les transports.
Finissant à 14 heures, elle rentre dans son immeuble. Un homme l’attend en bas, une visite que Thétis se serait bien passé. C’est l’homme qui lui a fait ses papiers et à qui elle doit pas mal de pognon. Il vient tout sourire devant elle.
« - Bonjour, ma chère, c’est le jours. »
Thétis l’observe, la mine épuisée par le travail. Deux autres hommes entourent celui au centre. Le jour, le jour de les payer. La rousse ne dit rien, elle avance vers l’homme qui l’accompagne jusqu’à ses appartements. Il sait où elle habite, c’est lui qui a trouvé l’appartement et le lui loue. Il avait pris cette décision après s’être rendu compte que la belle était une super. Il essaie de petit à petit l’écrouler sous des dettes avant de lui proposer un travail plus rémunérateur qui devrait lui permettre de payer ses échéances. Thétis l’emmène jusqu’à chez elle et sort d’une cache de l’argent en liquide dans une enveloppe. Sourire aux lèvres, il compte les billets, le compte y est, comme d’habitude.
« - Il manque de l’argent, ma chère. »
Thétis l’observe calmement.
« - Comment cela ? »
L’homme pose l’enveloppe sur le plan de travail défraîchi devant lui.
« - Tu n’as pas reçu mon message ? Les intérêts ont encore monté. Je suis désolé ma jolie, mais… »
Thétis attrape l’homme par le col avec sa main droite et le soulève. L’homme perd son sourire, surpris, habituellement, elle est plutôt passive, aurait-il été trop gourmand. Les deux hommes approchent et menacent la jeune femme avec une armes, exigeant qu’elle pose l’homme au sol. Mais la jeune femme ne réagit pas, elle reste calme, plongeant ses yeux marrons dans ceux de l’homme qu’elle tient. Elle ne dit rien, mais l’homme comprend vite ce qu’elle veut dire. Ne dépasse pas certaines limites. C’est toi qui m’as décroché du plafond, tu sais que l’on ne peut pas me tuer, imagine juste que je m’énerve, imagine juste ce qui pourrait se passer de te mettre à dos une immortelle. Puis elle le pose calmement, sans geste brusque, puis rapproche de lui l’enveloppe. L’homme sourit, cette jeune femme serait une alliée intéressante, il doit juste changer son approche.
Thétis se retrouve seul, les hommes sont partis. Penthésilée se sent épuisé et n’a qu’une seule envie, enlever les lentilles et allez picoler. Elle se dirige vers la salle de bain quand, quelqu’un toque à la porte. Penthésilée soupire et se dirige vers la porte. Thétis entrouvre, elle craint le retour de ses amis, mais ce n’est finalement qu’une petite femme d’une trentaine d’année, typée latine, qui se tient devant sa porte. Téthis sourit et ouvre la porte pour sortir sans que sa voisine ne puisse voir l’intérieur.
« - Bonjour Maria, tu vas bien ? »
Maria sourit, mais reste inquiète.
« - Bonjour Thétis, c’est plutôt à moi de te demander cela, tout va bien ? On a vu les Yosuke et ses hommes rentrés chez toi. »
Thétis calme d’un geste de la main, elle garde son sourire.
« - Yosuke a juste pris ce que je lui devais, pas plus, pas moins. Il devrait me laisser tranquille ce mois-ci. »
Maria ne semble pas convaincue, le yakuza n’est pas connu pour sa tendresse. À ça, il t’aidera toujours si tu le demandes, mais le prix à payer sera toujours à son avantage. Et cette jeune femme est si jeune et isolée. Thétis est toujours souriante, elle ne mérite pas d’être sous l’accroche d’un tel homme. Mais il a les bras si longs.
« - Oui, peut-être, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne vienne t’en demander trop. »
La jeune Guatémaltèque est elle aussi sous la coupe de Yosuke, mais elle a une famille et son mari, un Argentin, pour lui faire face. Et si Yosuke respecte certaines choses, ce sont bien les familles. Comme quoi, même une mafia sans foi ni loi, respecte certaine limite. Thétis garde son sourire de façade.
« - Je sais bien, mais qu’il arrive avec ses gorilles. »
La jeune femme soulève sa manche et contracte son biceps pour montrer ses muscles.
« - Je vais leur montrer de quel bois, je me chauffe. »
Même dans l’antiquité, l’amazone avait les moyens de les vaincre facilement. Mais aujourd’hui, avec ce corps qui ne veut pas mourir, qui se régénère quelle que soit la blessure et surtout qui ne peut pas sentir la douleur. Que peut bien faire des simples bandits face à elle ? Elle n’est pas invincible, mais déjà difficile à vaincre pour des héros, alors pour de simples mortels. La guatémaltèque ne semble pas aussi sur d’elle, mais décide de ne pas discuter plus. Elle connaît Thétis, elle est du genre têtu. Donc, elle se contente de sourire, espérant qu’encore une fois, la jeune femme plaisante.
« - Tu viens au baptême du petit, dimanche ? »
Thétis baisse son bras, l’air concerné.
« - Bien sûr, j’ai déjà prévu ma tenue. »
Thétis a eu le malheur de dire qu’elle était très croyante, mais de ne pas avoir dit qu’elle était adepte de l’hellénisme. Maria, c’est donc imaginé qu’elle était une chrétienne orthodoxe, au vu de sa région d’origine. Pour Thétis, chez qui un chrétien est un chrétien, c’est mis à fréquenter l'Église catholique local. Ce n’est pas par conviction religieuse qu’elle le fait, mais pour s’inscrire dans une communauté. C’est bien la seule chose qui la rattache à la vie. Elle apprend ainsi à maîtriser ce nouveau monde. Un monde où les dieux qu’elles priaient et qu’elle a trahit ne sont qu’un écho lointain du passé. Les amazones ne sont plus que quelques peuples, de l’ordre plutôt de la rumeur plus qu’une certitude. La reine n’est plus qu’une relique qui tente de se faire une place dans un monde qui lui est totalement étranger. Une émanation de la guerre qui doit se cantonner à la paix, en pleine crise identitaire et ne sachant plus qu’elle voie suivre.

XIII) Entre les mains d’une autre divinité, la treizième amazone respire encore

Le baptême se passa bien, une fête où toute la famille de Maria et de son mari, ainsi qu’une bonne partie de la paroisse était présent. Durant la fête, Thétis était resté un peu, pour observer une statue représentant l’archange Mickael tuant le mal sous la forme d’un dragon. Elle reste un temps devant cette statue, se demandant pourquoi une religion qui prône la paix, va pourtant prendre des images de violence. Bien qu’elle se contente de suivre le groupe, qu’elle prie sans croire, elle écoute et les messages peuvent parfois avoir un certain écho. Elle écoute et se questionne. Pourquoi est-elle ici ? Pourquoi a-t-elle survécu ? Elle se rappelle avoir vu son corps partir en charpie, devant cette entité qui s’en est pris à elle. Cette entité, c’était quoi au juste ? La bague l’appelait le maître, mais c’est bien maigre. Et ce passé, est-ce seulement le sien ? N’est-elle pas juste un nouvel être née des cendres de l’ancien ? Est-elle Penthésilée ? Ou une chose qui se prend pour elle ? Penthésilée est-elle morte ce jour-là, détruit par cette entité et ne serait-elle pas juste un être naît de sa volonté de vengeance ? Peut-être même que la fin de Penthésilée fut sous la muraille de Troie dans les bras d’Achille ? Thétis avait exploré, au moins tenté de retrouver des traces de son existence. Ainsi, elle a lu l’Iliad, ainsi que les tragédies qui en découlent. Penthésilée, ou en tout cas ce que la postérité en a fait, a été réutilisé et déformé aux besoins. Pourquoi elle serait différente ? Personne ne la nomme Penthésilée, personne ne lui donne ce nom, et même la mort semble la refuser. Alors elle observe la statue, la représentation allégorique d’un être qui a connu comme elle la déformation des mortels.
Mickael, le bras armé de Dieu, créer pour protéger les intérêts du créateur et de son paradis. Qui a-t-il de vrai ou de faux dans cette affirmation ? Ce créateur existe-t-il seulement ? Et si lui se retrouvait dans un monde où la violence n’est pas une solution ? Où la guerre est rejeté et ne fait plus parti du cadre qui maintient la société ? Dans le monde de Penthésilée, le citoyen est un soldat qui combat pour protéger sa cité, mais dans le monde de Thétis, le citoyen peut compter sur la police et l’armée pour assurer sa sécurité. Une reine guerrière, sans royaume ni guerre. La fille d’un dieu qui a rejeté tout son panthéon. Que va-t-elle bien devenir ?
Thétis prend une bougie, met une pièce d’offrande dans une boite et la pose devant un présentoir devant la statue parmi d’autres bougies. Elle fait semblant de prier, en joignant les mains, alors qu'elle essaye de calmer le flot de questions. Puis elle lance à la statue dans une langue que plus personne ne parle.
« - Puisse ton dieu ne pas être déçu comme les miens le furent. »
Thétis quitte la statue, puis rejoint la foule. Elle s’amuse, rit avec eux, essaye de nouer une amitié sincère avec des gens qui ne connaissent même pas la vraie couleur de ses yeux.
Thétis rentre chez elle après une dure journée de travail. Une autre journée interminable et vide de tout sens. Elle se sent vide, sans objectifs, ni perspective, avec juste l’impression de vivre une journée sans fin. Penthésilée retire ses lentilles et va se laver. Une fois propre et changée, elle sort un paquet qu’elle a reçu dans la journée. Un petit carton qu’elle ouvre pour trouver sous le papier bulle, une petite statuette d’une déesse. Il s’agit d’une reproduction en résine d’une statue d’Héra. Une simple pièce de collection, un souvenir dans un musée, mais qui pour Thétis représente quelque chose de plus. Elle enlève les objets présents sur une table de chevet et pose la statuette au centre, en l’entourant de bougie. Thétis allume ensuite de l’encens pour purifier son petit autel improvisé. S’il y a la moindre chance que cela marche, la moindre chance que les dieux la pardonnent, elle doit le tenter. Elle se met ensuite à prier, à prier vraiment, implorant la pitié de la déesse. Elle fait brûler des gâteaux et verse de la bière en son honneur. Elle fait avec les moyens du bord, les rituels anciens, dans les anciens quantiques de son temps. Entre sens quantiques, elle raconte son histoire, elle prie, supplie et défend sa cause. Priant la déesse pour le moindre signe, même l’envoie de la folie, mais que son calvaire cesse, que sa vie amorphe prenne fin, même que la mort soit sa délivrance. Penthésilée préfère le Tartare et ses supplices à cette vie vide sans fin. Mais la déesse reste silencieuse.
Penthésilée retenta le lendemain et le lendemain encore, répétant les mêmes suppliques. Cela eux au moins pour bénéfice d’être une dernière corde à laquelle se rattacher, partageant avec la statue muette, des détails toujours plus intimes de sa vie et de ses tourments. Artémis ne lui répond plus, Arès ne lui parle pas, mais elle sent en Héra sa dernière chance de rédemption.


Pouvoir :

Penthésilée est une demi-déesse, elle peut encaisser des attaques qui seraient mortelles à la plupart des mortels. Elle est immunisée aux maladies et vieillit lentement, très lentement, a sa mort, elle avait l’apparence d’une femme d’une trentaine d’années. Elle n’est même pas certaine qu’elle ne soit pas immortelle, mais elle préfère vivre en se pensant vieillir lentement comme toutes les autres Amazones. Bien plus forte, physiquement, même chez les Amazones, son endurance et sa force sont considéré comme surhumaine. Elle a longuement étudié la magie des flammes, afin de devenir plus destructrice encore (et également parce que c’est cool).
Durant l’Olympomachie, Penthésilée fut corrompu par le pouvoir d’un grand ancien afin de servir de ressource pour le rituel de résurrection de Blaine. Son corps d’olympienne était le réceptacle parfait, l’argile la plus pure pour servir à former un nouveau corps à la divinité. Un travail qui a pris 3 millénaires pour la préparer à cet instant, mélangeant sa nature d’olympienne avec le chaos originel pour la rendre apte. Mais en bonne fille d’Arès, s’adaptant à chaque situation, avec une capacité de résurgence totalement imprévisible. Elle a fini par tant s’adapter aux pouvoirs des grands anciens. Elle a involontairement utilisé les forces qui la corrompent pour renforcer ses propres pouvoirs. Elle est aujourd’hui incapable de sentir la douleur et peut régénérer d’absolument toutes les blessures. Bien qu’elle ne soit pas invincible et qu’il soit possible de la vaincre si on lui inflige assez de blessure. Elle finira obligatoirement par revenir, se régénérant à partir du moindre reste de peau morte ou d’ongle. De fait, il faudrait la sceller comme s’il s’agissait d’une grande ancienne pour réussir à l’empêcher de revenir.
Théoriquement, Penthésilée pourrait reprendre sa forme corrompue, en la contrôlant cette fois-ci. Mais elle est bien incapable de savoir comment ses nouveaux pouvoirs fonctionnent ou quel effet cela aurait sur elle. Elle ne connaît rien de cette nouvelle nature, au moins aussi opaque que la nature du Chaos originel lui-même. L’amazone voit juste que sa nouvelle aptitude aurait pu faire d’elle un monstre dans sa vie passé. Une guerrière qui revient toujours et qui ne ressent plus la douleur. Elle voit bien ce que cela implique, la douleur est censée nous indiquer quand on force trop sur notre corps, mais ses limites sont en train de sauter pour elle. Penthésilée ne se rend même plus compte quand elle se blesse involontairement. Elle avoue même que sans sa capacité à se régénérer de toute blessure, elle aurait fini par se tuer à force de se blesser involontairement. En bonne fille d’Arès, son pouvoir semble chercher à donner à son corps les formes les plus optimisées pour le combat.
C'est un pouvoir qu'elle ne comprend pas, elle peut visiblement puiser dans des énergies qui lui étaient inaccessibles et est devenue bien plus puissante que celle qu'elle fut autrefois, mais a un prix si terrible qu'elle n'est pas capable d'y faire face. Elle a peur, elle est perdue et ne sait pas quoi faire. Alors elle fait quelque chose qu'elle n'a jamais fait, se cacher et fuir ce combat qu'elle imagine perdu d'avance.

Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Princesse Saori Kido »

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Princesse Saori Kido
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Bienvenue à toi, ma nièce :jvcbluuuu:

Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Estia »

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Estia
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*Prépare de l'hydromel pour l'amazone.*

Bienvenue. Tenez, enfant des divinités, cela vous apaiseras quelque peu.

Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Ares »

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Ares
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Demande de RP
Arès est parfait, il est beau, puissant
Tu entends ça, Athéna ? Certaines personnes acquièrent la sagesse naturellement. D'autres écrivent des traités entiers sur le sujet sans jamais parvenir à l'atteindre !


Penthésilée.

Voilà qui risque de rendre quelques Moires nerveuses. Je te croyais morte, puis je t'ai crue perdue, puis je t'ai crue brisée. Manifestement, tu as décidé de décevoir tout le monde.

C'est un trait de famille, rassure-toi.

Bienvenue à la maison ma fille.

- Ton papa qui t'aime,

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Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Penthésilée »

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Penthésilée
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Bienvenue à toi, ma nièce
Merci tatathéna ^^
Bienvenue. Tenez, enfant des divinités, cela vous apaiseras quelque peu.
... Merci Estia, c'est gentil, on devrait partager cette boisson ensemble :)
Manifestement, tu as décidé de décevoir tout le monde.

C'est un trait de famille, rassure-toi.
Bonjour papa, t'as mis du temps à chercher le lait. Tant mieux si je respecte les traditions familiales, au moins, on n'a pas de doute sur le fait que je suis bien de cette famille.

Merci pour l'accueil

Ta fifille adorée :jvccoeur:

P.S. : J'ai fait un dessin de mon premier massacre pour que tu puisses l'épingler sur ton frigo avec une dague.


Hâte de tous vous rencontrez en rp :jvcange:

Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Princesse Saori Kido »

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Princesse Saori Kido
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Ares a écrit : 01 juin 2026 21:11
Arès est parfait, il est beau, puissant
Tu entends ça, Athéna ? Certaines personnes acquièrent la sagesse naturellement. D'autres écrivent des traités entiers sur le sujet sans jamais parvenir à l'atteindre !
N'empêche que tu ne m'as jamais vaincu, mes Saints et moi :jvclangue:

Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

Message par Ares »

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Ares
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Demande de RP
N'empêche que tu ne m'as jamais vaincu, mes Saints et moi :jvclangue:
Athéna, cela fait des siècles que tu essaies de me faire admirer tes Saints. Tu devrais commencer à accepter l'idée que ce ne sont pas ceux qui retiennent mon attention.
P.S. : J'ai fait un dessin de mon premier massacre pour que tu puisses l'épingler sur ton frigo avec une dague.
Je le mettrai effectivement sur le frigo. Entre les nude d'Aphrodite et les plaintes et injonctions déposées par Athéna.

Les choses que j'aime le plus au monde, en somme.


Allez, c'est tout pour moi ! Bonne chance pour la validation. Je garde un œil sur toi, sang de mon sang.
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Re: Penthésilée, fille d'Arès en recherche de sens

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Observateur
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Enregistré le : 13 août 2024 23:36
Demande de RP
Re-Bienvenue !

Désolé pour le temps de validation, mais la fiche était longue, donc ça m'a pris un peu de temps à lire.

Pour le coup, ce n'est pas tant de Héra que de Penthésilée aura besoin que de Sha, histoire de pratiquer un exorcisme pour la libérer de Blaine. Après, Héra sait peut-être où se trouve Ephilae... En tout cas, c'est très cool de s'inspirer du BG du forum !

Quoi qu'il en soit, tu es VALIDÉE !
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