Yoake est "La Nouvelle Aube" du Japon. Symbole du renouveau économique nippon, Yoake est une commune maritime de premier plan dans la politique du Japon.
Répondre

Soins médicaux de première nécessité [Anouchka]

Message par Alexandre Dowell »

Avatar du membre
Alexandre Dowell
Messages : 120
Enregistré le : 25 sept. 2024 02:04
Fiche
Demande de RP
Ils lui tombèrent dessus à la sortie du bureau, dans le parking souterrain de l’immeuble où Alexandre avait son cabinet d’avocats sur Terre. Il n’eut pas le temps de réagir qu’une matraque lui frappa l’arrière du crâne, et qu’on le jeta dans une voiture. Des hommes cagoulés, dangereux. Alexandre sut très rapidement qui les employait… L’un de ses propres clients. Un criminel qui souhaitait qu’Alexandre commette des actes illégaux pour lui. Le classique était par exemple qu’un avocat assiste les hommes d’un réseau pour avertir les autres quand ils étaient arrêtés. Quand un dealer se faisait arrêter, un avocat pouvait ainsi prévenir son supérieur pour qu’il s’empresse de fermer le point de deal, ou pour déménager les stocks de drogue. Une telle chose était déontologiquement et pénalement répréhensible, elle vous exposait à une radiation à vie de la profession d’avocat, et à des poursuites pénales. Alors, Alexandre avait refusé ce petit jeu. De ce fait, son client l’avait menacé. Alexandre avait tenu bon, alors ledit client, qui devait sentir l’étau se resserrer autour de sa gorge, avait décidé d’agir rapidement.

Son plan était parfait, à une exception près : Alexandre était un vampire. Il était donc plus résistant qu’un humain normal, mais se laissa faire. On l’extirpa du coffre pour le traîner dans une cave, on le déshabilla, avant de l’attacher à des chaînes. Les malfrats portaient des cagoules et des modulateurs de voix. Ils présentèrent à Alexandre via un ordinateur portable une webcam avec le visage de son client. Officiellement, Tohoro Misoshi était un homme d’affaires international, voyageant d’un pays à l’autre pour conclure des contrats, et vérifier les investissements de sa compagnie. Officieusement, il profitait de ces voyages pour importer de la drogue.

« Je suis très déçu que mon propre avocat refuse de me suivre, Monsieur Dowell. N’avez-vous pas prêté serment de défendre vos clients ?
- Je n’ai pas prêté serment de commettre des crimes, Misoshi-san. Soyez raisonnable, à quoi vous attendez-vous ?
- Nous allons informer votre cabinet que nous vous avons capturé, je pense que cela rendra vos associés plus loquaces pour coopérer avec nous. Mais, comme il faut se montrer persuasif, je suis au regret de vous informer que mes associés vont devoir… Vous molester un peu. »

C’était un plan simple et désespéré. La connexion se termina ensuite. Alexandre usa ensuite de ses pouvoirs vampiriques. Il parvint ainsi à densifier sa force musculaire pour arracher ses menottes l’une de l’autre, et égorgea son premier ennemi. Surpris, les autres malfrats finirent par réagir. Une batte de base-ball se fracassa sur le dos d’Alexandre. Un coup suffisant pour neutraliser un humain normal, mais pas un vampire. Dowell réagit, et continua à se battre, plutôt salement. L’un des malfrats finit par lui tirer dessus. Alexandre lui brisa le cou, récupéra les clefs des menottes pour les retirer. Dans le couloir de la cave, d’autres bandits l’attaquèrent. On utilisa un taser sur lui, et Alexandre vacilla au sol. On le roua alors de coups, et il finit par frapper avec ses griffes les genoux d’un ennemi, le clouant au sol. Alexandre attrapa ensuite la tête d’un ennemi, et la fracassa violemment contre le mur, fissurant ce dernier. Une chaîne métallique lui fouetta le dos, lacérant sa chair. Il retomba au sol, et on tenta de l’étrangler avec cette chaîne. Pour se sortir de ce mauvais pas, Alexandre utilisa ses griffes pour les planter dans les flancs de l’homme. Le sang ruissela de ses plaies, et Alexandre put ainsi se retourner. Il émascula violemment l’homme, lui arrachant son sexe, avant de le planter dans la bouche de son agresseur.

Alexandre grognait comme une bête en furie, et laissa derrière lui une demi-douzaine de cadavres avant de sortir. Il rampa péniblement hors de l’escalier, jusqu’à rejoindre la rue. Nu, couvert de sang, la vision floue, il parvint à traverser la rue, rejoignant de l’autre côté une supérette qui était en train de fermer. Il sentait un groupe sanguin, et avait besoin de se nourrir. Il n’entendit pas la femme en tombant sur elle. Il chercha à viser son cou… Mais sa tête heurta la poitrine d’Anouchka, et Alexandre s’écroula contre elle.
DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !

Re: Soins médicaux de première nécessité [Anouchka]

Message par Anouchka »

Avatar du membre
Anouchka
Messages : 13
Enregistré le : 05 sept. 2026 22:29
La journée s’était déroulée à la perfection pour Anouchka. Elle ne s’était pas ennuyée une seule seconde. De nouveaux clients étaient passés et, à voir les yeux de certains hommes s’attarder sur son corps, elle savait qu’elle venait probablement de gagner quelques nouveaux clients réguliers.

Un étudiant de l’université voisine était passé plusieurs fois dans la journée et avait même mangé sur place le midi. Pour le remercier de sa fidélité, l’Ukrainienne lui avait fait le cadeau de lui montrer son string en dentelle noire qui se cachait sous sa jupe en vinyle rouge. Elle s'était penchée longuement en avant pour ramasser quelques papiers qui avaient malencontreusement glissé de ses mains. Elle n’avait pas pu s’empêcher de sourire en l’entendant s’étouffer avec ses nouilles. Elle aimait bien le taquiner.

Un autre client habituel était également passé dans la journée. Un petit homme rondouillard qui arrivait juste au niveau de sa poitrine. Le veinard. Et il n’en perdait jamais une miette. Il avait compris le jeu d’Anouchka depuis un moment déjà et ne prenait même plus la peine de la regarder dans les yeux. Il se postait en face d’elle, lui parlait de sa journée dans son entreprise tout en laissant son regard s’égarer régulièrement sur ses volumineuses mamelles. Son crâne, garni de quelques cheveux qu’il rabattait soigneusement sur le côté, se couvrait rapidement de transpiration. C’était probablement son petit bonheur de la journée. Aujourd’hui, il était servi. Anouchka avait sorti son nouveau top qu’elle avait trouvé sur Internet. De la dentelle noire recouvrait ses bras jusqu’aux poignets, tandis qu’une petite lanière entourait son cou. Le tissu descendait également sur son ventre, donnant à l’ensemble un style particulièrement élégant. Mais le plus remarquable restait son décolleté plongeant. Le pauvre client semblait presque y avoir perdu son âme. Le tissu noir opaque cachait sa poitrine, mais aucun bonnet n'était là pour retenir la masse impressionnante. Surtout qu'elle  n’hésitait pas à accentuer certains mouvements lorsqu’elle lui parlait. Elle le trouvait mignon à sa façon. Et, finalement, c’était un véritable plaisir pour elle d’être son petit rayon de soleil. Malheureusement pour lui, le temps passait et l’homme dut retourner à son travail. Anouchka, par la même occasion, retourna à ses occupations.

Le reste de la journée se poursuivit entre clins d’œil charmeurs, sourires et petites provocations. Pendant ses temps libres, elle s’occupa de sa boutique, rangeant les rayons, vérifiant les stocks et remettant un peu d’ordre ici et là. Et l’heure de la fermeture arriva bien plus vite qu’elle ne l’aurait imaginé. Il était temps de fermer boutique. Anouchka fit le solde de sa caisse, puis rangea soigneusement l’argent dans son coffre-fort. On ne savait jamais. Elle éteignit ensuite les lumières des rayons, ne laissant allumée que celle située au-dessus de la porte d’entrée. Dans sa tête, elle passa rapidement en revue tout ce qu’elle avait fait. Tout semblait en ordre. Elle s’approcha de la porte en verre et l’ouvrit pour sortir. Elle allait mettre l’alarme lorsqu’un bruit étrange parvint à ses oreilles. À cette heure-ci, elle était toujours un peu plus sur ses gardes à cause des voleurs. Elle se retourna rapidement pour voir ce qui se passait.

Un homme s’effondra sur elle. L’Ukrainienne eut tout juste le temps de tendre les bras pour le rattraper.

"Monsieur ? Monsieur, vous m’entendez ?"

Elle pencha légèrement la tête sur le côté en découvrant son état. L’homme était nu, couvert de sang et marqué par de nombreuses blessures.

"Monsieur ? Vous êtes avec moi ?"

Anouchka ne remarqua même pas que la tête de l’inconnu se trouvait contre sa poitrine. À cet instant, elle avait autre chose en tête. Le plus important était de le mettre en sécurité. Elle le tira à l’intérieur de la boutique et le laissa glisser sur le sol avec autant de délicatesse que possible. L’Ukrainienne s’empressa alors d’éteindre les dernières lumières de la supérette, de verrouiller le rideau métallique de l’entrée et de fermer la porte en verre. Son cœur battait la chamade. Elle avait peur d’être vue. Elle savait qu’elle n’avait probablement aucun intérêt à appeler immédiatement les pompiers ou la police. Cet homme faisait peut-être partie de la mafia ou d’un quelconque gang de la ville. Le livrer aux forces de l’ordre, même avec les meilleures intentions du monde, risquait de lui retomber dessus. Le plus important était donc de le sécuriser. Elle seule.

"Accrochez-vous, monsieur. Je suis là. Je vais vous tirer jusqu’à la réserve. On ne sait jamais… Ça risque peut-être de vous faire mal."

Il devait déjà souffrir le martyre. Dans le noir, Anouchka l’attrapa par les bras afin de faciliter son déplacement. Son corps nu glissant sur le carrelage rendait malgré tout le transport un peu plus facile. Elle parvint finalement à rejoindre la réserve et alluma la lumière. D’ici, elle savait que personne ne pourrait voir ce qui se passait depuis l’extérieur. Elle attrapa rapidement un torchon propre qui traînait à proximité et le déposa sur son entrejambe. Elle avait quand même une certaine éthique.

"Je reviens, monsieur. Je fais le plus vite possible. Je vais chercher de quoi vous…"

Elle s’interrompit. Il n’y avait pas vraiment le temps de tout expliquer. Vu la quantité de sang, elle n'avait pas le temps de faire un monologue. Elle repartit dans le magasin et prit un panier dans lequel elle commença à entasser tout le matériel médical qu’elle trouvait dans les rayons. Elle ne réfléchissait plus. Elle rafla presque tout sur son passage : de l’alcool, du coton, des lingettes stériles, des pansements, un thermomètre rectal, des préservatifs, des bandages, de l’eau, des médicaments contre la douleur, des pinces et tout ce qui pouvait, de près ou de loin, lui être utile. Elle revint rapidement dans la réserve et se mit à genoux à côté de l’homme.

"Je vais commencer par enlever le sang avec de l’eau. Ensuite, je vais désinfecter vos blessures."

Sans attendre davantage, elle versa de l’eau sur un chiffon propre et commença à nettoyer son visage et les parties de son corps couvertes de sang. Elle essayait de faire vite, mais ses mains tremblaient. Puis elle attrapa le désinfectant et commença à nettoyer les plaies qu’elle pouvait atteindre, sans réellement savoir si elle s’y prenait correctement.Elle improvisait complètement. Ses mains tremblaient tellement qu’elle devait parfois s’arrêter quelques secondes pour reprendre son souffle. Mais elle continuait de lui parler. Sans arrêt. Peut-être pour le rassurer. Ou peut-être simplement pour se rassurer elle-même.
Répondre

Retourner vers « Atarashï Yoake »