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Re: Le siège de Sylvandell [PV Alice Korvander]

Posté : 25 août 2026 15:08
par Cléa Néveron
C'était la définition même du chaos ! Cette force obscure qui sévit n'importe où à travers les différents mondes, capable d'arborer bien des formes et de se renouveler sans cesse.
Aujourd'hui, les Sylvandins étaient confrontés à un nouveau fléau. Celui de Cléa. De ses créations auxquelles elle avait collé son nom : les Névrons ! Des entités à la fois lugubres et artistiques qui n'éprouvaient aucune émotion. Des outils de mort à la solde de leur sinistre créatrice. Depuis son antre de luxe qui avait été autrefois sa prison dorée, la Peintresse de Cauchemar suivait leur terrible progression. L'état d'alerte ayant été annoncé, les habitants de la cité s'étaient retranchés dans les casernes prévues à cet effet. Les unités chargées de leur protection bataillaient farouchement contre les différents séides de Cléa. Les Chapeliers, notamment, armés de leur lame épaisse, s'évertuaient à les débiter en morceaux. Quand ils n'y parvenaient pas ou mettaient trop de temps à accompli leur sinistre besogne avec le soutien des Chorales, les Démineurs apportaient le fin mot de l'histoire en une note purement destructrice qui résonnait à travers les couloirs de la majestueuse cité.
Les sujets ont bien moins d'intérêt que celle qui les gouverne.
Cléa avait assisté à la dégringolade de Sa Majesté. Elle n'avait que très peu de temps pour venir la récupérer dans cette ruelle où sa tête devait méchamment lui tourner, suite à pareille chute. La Peintresse de Cauchemar songea à s'y rendre en personne histoire d'être sûre de repartir avec le gros lot, mais comme elle avait foi en l'une de ses plus belles créations...
Autant les mettre à profit.
Tandis que des Bouchecliers, fraîchement sortis des portails, plaçaient la zone du crash de la reine sous quarantaine afin de faire barrage à d'éventuelles escouades de secours, quatre Noirs s'y invitèrent dans un souffle profondément lugubre.

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Cléa, pour sa part, s'approcha un peu plus près d'un de ses cadres de transfert. Son pinceau en main, elle en caressa distraitement les dorures de l'autre, prête à intervenir si jamais ses émissaires en venaient à faillir face aux pouvoirs de la reine désorientée. La Peintresse de Cauchemar tenant avant toute chose à obtenir un brillant aperçu de ses facultés.
Pour qu'un homme aussi doué que le Commandeur Oberyn puisse éprouver autant d'affection pour cette femme, il était logique de penser qu'elle devait forcément en avoir sous la pédale ! Si celle-ci s'avérait aussi belle que puissante, Cléa Néveron se ferait un plaisir sadique de l'asservir - ou de la saillir ? ces deux notions lui faisaient de l'œil - sous le regard de son protecteur affaibli.
Le Cauchemar lui-même l'encourageait mentalement à suivre cette voie ténébreuse. Pour une fois, la fière Eldoise avait l'impression que les murmures se transformaient en une savoureuse mélopée. Piégée dans sa propre folie, elle ne pouvait considérer cela comme autre chose qu'un bon présage...
Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressenti un tel frisson d'excitation ?
Avec son emprisonnement, Cléa n'aurait su le dire !
Mais pour jouir à satiété de sa propre liberté, elle pensait avoir besoin d'entraver celle des autres.
N'en allait-il pas ainsi chez les puissants ?

Re: Le siège de Sylvandell [PV Alice Korvander]

Posté : 30 août 2026 20:49
par Reine Alice Korvander
Alice se redressa lentement, endolorie, mais indemne. Un miracle ? Avec une telle chute, elle aurait dû avoir des os brisés, a minima. L’armure avait certes un peu protégé la grâcieuse Reine, mais elle devait surtout cette protection à l’artefact qu’elle portait sur elle. Un fin collier doré autour de son cou tenait un pendentif en forme de croix, une croix dorée qui s’illuminait. La Croix de Sylvandell, un artefact défensif qui ne s’activait que quand il était porté par un Korvander. Alice se redressa donc. Elle avait atterri dans une ruelle, et commença à en sortir, s’appuyant contre un mur. Sa tête sifflait, et sa vision était floue, avant de se stabiliser petit à petit. En sortant de la ruelle, elle rejoignit une rue pavée. La partie basse de la capitale ressemblait un peu à cette cité légendaire du Seigneur des Anneaux, Minas Tirith, la capitale du Gondor. Une cité construite autour d’énormes murs circulaires. Ici, on trouvait des murs de cette nature, avec des tours et des ponts suspendus faisant office d’ogives et permettant de passer d’un niveau à l’autre.

Alice se déplaça le long de la rue, notant une charrette abandonnée précipitamment. Un dragon survola la zone en soufflant sur un monstre. Devant elle, Alice aperçut alors deux énormes monstres avec d’énormes boucliers. Des boucliers qui avaient un visage… Et des corps sans visage. Alice grimaça devant ces visions sordides d’hommes déformés. En se retournant de l’autre côté de la rue, Alice vit d’autres Bouchecliers émerger. Ils l’empêchaient ainsi de fuir. La Corix se mit à vibrer entre ses seins. Depuis l’un des ponts suspendus en hauteur, quatre silhouettes encapuchonnées attirèrent à côté de la Reine. Alice vit d’énormes mains blanchâtres jaillir de leurs longs manteaux. Elle trembla sur place, et attrapa son épée.

« J’ignore ce que vous me voulez, sales monstres, mais vous ne m’aurez pas si facilement ! »

Alice n’était guère une battante, mais elle pouvait compter sur un équipement magique particulièrement efficace. Elle dégaina son épée. C’était une épée dorée sertie de pierres précieuses, des cristaux magiques. L’épée s’illumina, et la pointe émit une lueur argentée. Un rayon de magie sacrée fusa vers l’un des Noirs. Le tir surprit le monstre, qui se le reçut de plein fouet. La magie sacrée, la magie des Anges… Une magie blanche devenue offensive. Le tir surprit le Noir, forçant les trois autres à réagir. Un Noir écarta ses mains, qui se mirent à briller dangereusement. Son manteau s’écarta également aussi… Et une décharge de magie frappa de plein fouet Alice.

« Aaaargh !! »

Un tir mortel. La Croix absorba l’onde de choc, mais Alice fut malgré tout soufflé en arrière, et passa à travers la fenêtre d’une maison. Elle rebondit sur une table en bois dans un salon, et roula à terre, terminant sa course contre un escalier en bois au milieu d’un mur. Du sang s’échappait de ses lèvres.

*Putain, ça fait mal !*

Elle savait que ses gardes allaient venir à sa rescousse. Elle devait donc tenir suffisamment, sans trop savoir ce qui allait encore lui tomber dessus, tandis qu’elle entreprenait laborieusement de se relever…