Re: Entretien avec Power Girl [Jeannie]
Posté : 19 janv. 2026 02:07
Alix était basée sur elle, physiquement parlant. Karen imagina immédiatement une femme blonde, musclée, avec une grosse poitrine. C’était à peu près les caractéristiques physiques de Karen Starr. Elle pouvait bien sûr s’en sentir flattée, mais cela ne changeait pas grand-chose à la manière dont elle voyait Jeannie. Une Déesse insouciante qui lui rappelait un peu les lutins de la Cinquième Dimension, des créatures aussi immatures que surpuissantes. Elle s’était d’ailleurs déjà demandée à l’époque si Jenanie ne venait pas de là-bas. Certains de ces lutins s’étaient rapprochés de super-héros populaires comme Superman ou Batman pour leur apporter leur soutien, leur ferveur, mais, comme ils ne maîtrisaient pas leurs pouvoirs, cela aboutissait souvent à des catastrophes. Jenanie en était l’exemple parfait. Savoir qu’elle avait souhaité concevoir une super-héroïne à partir d’elle… Voilà typiquement le genre de choses qu’un Mr. Mxyzptlk pourrait faire !
« J’ignorais que j’avais servi de modèle… Par contre, je ne sais pas si Helena a rencontré cette Alix. La connaissant, elle m’en aurait sans doute parlé. Il semblerait en tout cas que nos deux familles soient plus liées qu’on ne le penserait. Après tout, toi aussi, tu es venue me voir en quête d’inspiration. C’est assez amusant, quand on pense au fait que ta mère m’a utilisé comme modèle. »
Comme Shayne rejetait tout ce que Jeannie faisait, la logique aurait plutôt voulu que celle-ci ne se rapproche pas de Karen. Mais, finalement, elle avait mis au point tout un subterfuge pour l’attirer. Helena avait été le prétexte invoqué par Shayne, mais, avec cette nouvelle donnée en tête, Karen ne pouvait s’empêcher de se dire que Shayne avait sans doute eu cette idée en songeant à sa mère, et à la manière dont Jeannie avait été inspirée par Power Girl.
« Je ne l’ai jamais rencontré, en tout cas. Cette Alix, je veux dire. Peut-être que d’autres super-héros l’ont fait, mais je ne suis pas très active au sein de notre communauté. Disons que j’interviens surtout comme renfort quand on a besoin d’une paire de poings. En temps normal, je m’occupe surtout de la gestion de mon entreprise. Mais, si Jeannie a conçu Alix pour en faire une caricature d’héroïne, je pense qu’elle aura sans doute comme toi les mêmes questions. Le monde n’est pas comme dans un cartoon, avec le Bien d’un côté, et le Mal de l’autre. Il y a beaucoup de nuances et d’interprétations. Si cette Alix s’est retrouvée d’un seul coup confrontée aux nuances de l’existence, sans aucune éducation derrière pour saisir la manière dont le monde fonctionne, elle doit être aussi perdue que toi… »
Karen haussa ensuite les épaules face à la question finale de Shayne.
« Je ne sais pas. Pour certains, je suis un modèle, pour d’autres, une affreuse PDG capitaliste avare. Pour d’autres également, je suis une hérésie. Alors, qui suis-je pour dire si tu es une bonne ou une mauvaise personne ? Personne ne peut statuer là-dessus, Shayne. Même un juge ne te dira pas si tu es bonne ou mauvaise, on juge une affaire, pas une personne. Toi, tu te considères comme mauvaise, parce que ta mère t’a voulu comme telle ? Parce qu’elle a influé en toi ses pensées négatives ? Mais, tu sais, toute pensée négative ne peut exister sans une pensée positive. On ne peut pas être en colère si on ne ressent rien, on ne peut pas être jaloux si on n’aime pas, et ainsi de suite. J’ignore comment Jeannie t’a conçu, mais tu m’as l’air capable de penser et de ressentir comme n’importe qui. Donc, avec ces données en main, je ne crois pas qu’on puisse te considérer comme uniquement mauvaise… Tout individu est capable de faire de bonnes comme d’effroyables choses, voilà ce que je pense. »
« J’ignorais que j’avais servi de modèle… Par contre, je ne sais pas si Helena a rencontré cette Alix. La connaissant, elle m’en aurait sans doute parlé. Il semblerait en tout cas que nos deux familles soient plus liées qu’on ne le penserait. Après tout, toi aussi, tu es venue me voir en quête d’inspiration. C’est assez amusant, quand on pense au fait que ta mère m’a utilisé comme modèle. »
Comme Shayne rejetait tout ce que Jeannie faisait, la logique aurait plutôt voulu que celle-ci ne se rapproche pas de Karen. Mais, finalement, elle avait mis au point tout un subterfuge pour l’attirer. Helena avait été le prétexte invoqué par Shayne, mais, avec cette nouvelle donnée en tête, Karen ne pouvait s’empêcher de se dire que Shayne avait sans doute eu cette idée en songeant à sa mère, et à la manière dont Jeannie avait été inspirée par Power Girl.
« Je ne l’ai jamais rencontré, en tout cas. Cette Alix, je veux dire. Peut-être que d’autres super-héros l’ont fait, mais je ne suis pas très active au sein de notre communauté. Disons que j’interviens surtout comme renfort quand on a besoin d’une paire de poings. En temps normal, je m’occupe surtout de la gestion de mon entreprise. Mais, si Jeannie a conçu Alix pour en faire une caricature d’héroïne, je pense qu’elle aura sans doute comme toi les mêmes questions. Le monde n’est pas comme dans un cartoon, avec le Bien d’un côté, et le Mal de l’autre. Il y a beaucoup de nuances et d’interprétations. Si cette Alix s’est retrouvée d’un seul coup confrontée aux nuances de l’existence, sans aucune éducation derrière pour saisir la manière dont le monde fonctionne, elle doit être aussi perdue que toi… »
Karen haussa ensuite les épaules face à la question finale de Shayne.
« Je ne sais pas. Pour certains, je suis un modèle, pour d’autres, une affreuse PDG capitaliste avare. Pour d’autres également, je suis une hérésie. Alors, qui suis-je pour dire si tu es une bonne ou une mauvaise personne ? Personne ne peut statuer là-dessus, Shayne. Même un juge ne te dira pas si tu es bonne ou mauvaise, on juge une affaire, pas une personne. Toi, tu te considères comme mauvaise, parce que ta mère t’a voulu comme telle ? Parce qu’elle a influé en toi ses pensées négatives ? Mais, tu sais, toute pensée négative ne peut exister sans une pensée positive. On ne peut pas être en colère si on ne ressent rien, on ne peut pas être jaloux si on n’aime pas, et ainsi de suite. J’ignore comment Jeannie t’a conçu, mais tu m’as l’air capable de penser et de ressentir comme n’importe qui. Donc, avec ces données en main, je ne crois pas qu’on puisse te considérer comme uniquement mauvaise… Tout individu est capable de faire de bonnes comme d’effroyables choses, voilà ce que je pense. »
