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Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 28 févr. 2026 16:24
par Misaki Shokuhou
La vision de Misaki était troublante. Pas si étrange, c'était naturel de vouloir fonder une famille. Même si Misaki était jeune et n'avait pas encore la seconde moitié pour y mélanger son ADN au sien, elle se voyait maman. Pas de suite, évidemment, mais qui sait, plus tard peut-être ? Mélinda avait apparemment vu la même chose qu'elle, se rapprochant d'elle. D'abord sa vision, puis celle de la vampire avec dedans, Elizabeth dans un premier temps, puis elles, ensemble avec un bébé. Celui de sa vision.

Mélinda profitait de cela pour l'embrasser, dans la vision comme dans la réalité, avant de lui montrer autre chose. Une vision plus coquine, d'elle venant embrasser, mordiller ses doigts gantés. Une drôle de vision qui dénotait avec la précédente. La vampire restait près d'elle, sans balader ses mains, avouant qu'elle n'aurait pas besoin de retirer ses gants avec elle. Heureusement, oui ! Pour Misaki, c'était un handicap. Toucher quelqu'un, à mains nue... Lui demander de plonger ses mains dans une fosse septique aurait plus de chance de se réaliser ! C'était un TIC pour elle, une chose qu'elle ne pouvait pas faire, elle avait ce dégoût, cette horreur à l'idée de poser ses mains sur quelqu'un. Si elle portait ses gants, pas de soucis, mais sans... quelle horreur !

C'était dans sa tête, elle le savait, mais cela ne l'empêchait pas de vivre, il y a des gens avec des TIC bien plus handicapants dans la vie de tous les jours.

Mélinda reprenait, parlant de sa possibilité d'enfanter, qu'elle aimait les enfants. Qui ne les aimerait pas ? Elle comprenait que certaines personnes étaient peu patientes ou avaient du mal... mais quand c'était Notre enfant, comment le détester ?

« Bien sûr, comme tout le monde. »

Mélinda avait du coup user de son sort, cela n'avait pas transformé Misaki en une nymphomane, mais l'effet faisait doucement son travail. Cette vision d'un bébé, le baiser de Mélinda, ça remuait des choses en elle. Elle était encore trop jeune pour ça, bien évidemment ! Que dirait sa mère et sa grand-mère si elle avouait porter un bébé ? À son âge !

« Mais je suis encore jeune pour ça... je suis encore au lycée et... cela pourrait créer des tensions chez moi... »

Elle parlait de là où elle habitait. Bien sûr, même si Mélinda n'avait jamais parler d'elle pour ça, la demoiselle le voyait un peu, comme ça. Après tout, le désir grimpait doucement en elle. Mais bon, sans partir sur le cliché de l'amour fou et du mariage, elle voulait construire un minimum de chose avec la personne avec qui elle auras un jour un bébé. Ça ne se fait pas comme ça, du jour au lendemain. Bien sûr, ça arrive et hélas, rares sont les garçons qui assument cela, d'une aventure d'un soir, mais c'est facile pour eux de tourner une page, faire comme si rien n'était. Mais derrière, la maman était souvent seule à élever le bébé... on y pense pas à ça. Misaki y pensait, elle était réaliste après tout.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 17 mars 2026 00:30
par Mélinda Warren
Mélinda sourit quand Misaki évoqua l’idée de porter leur enfant. Elle croisa ses mains dans son dos, et son sourire s’élargit, devenant malicieux.

« Oh… Et toi qui prétendais n’avoir aucun désir, voilà que ma petite vision t’a fait de l’effet, hum ? »

Mélinda se rapprocha de Misaki, et caressa le visage de celle-ci avec l’une de ses mains. Sa main caressa sa joue, puis alla s’entremêler avec l’une de ses mains. Elles restaient proches l’une de l’autre, le souffle de Mélinda ricochant sur les lèvres de Misaki. Elle venait d’envisager très clairement l’idée de porter l’enfant de Mélinda. Un lapsus, sans aucun doute, mais qui était révélateur. Les yeux de Mélinda en pétillaient de bonheur. Avait-elle enfin réussi à percer ce mur qu’était Misaki ? La perspective était des plus alléchantes !

La vampire sourit donc à Misaki, et déplaça sa main pour caresser brièvement le ventre de Misaki.

« Je n’envisageais pas de t’enfanter ce soir, je te rassure, il y a toute une procédure à suivre. Mais je suis ravie que tu considères que je puisse t’enfanter, ma belle ! »

Mélinda s’écarta un peu de Misaki.

« Maintenant que je peux donner la vie, sache que je compte effectivement avoir beaucoup d’enfants. Mais là n’est pas le plus important. Si tu désires avoir des enfants, ma jolie, c’est que… Eh bien, c’est que tu ressens le désir ! »

Un raisonnement qui était tout simplement implacable. Mélinda caressa ensuite les deux mains de Misaki.

« Tu es prête à le faire, alors ? Je veux dire… À faire l’amour ? Enfin, je ne veux pas te brusquer, mais, tu sais, au lycée, on ne tombe pas forcément enceinte, mais c’est la période idéale pour le faire ! Le corps est ferme, et en pleine force de l’âge. Je te promets que tu ne tomberas pas enceinte ! Et… On peut commencer par essayer, et voir jusqu’à où tu peux tenir. »

Mélinda était toujours sur un fil tendu avec elle. Elle venait de faire de grands progrès, mais elle n’était pas à l’abri d’une rechute avec Misaki.

La vampire se pinça donc les lèvres, avant de reprendre :

« Si tu en as envie… On peut faire ça chez toi… Ou chez moi… Sache que moi… Je serai honorée… Que tu acceptes de le faire avec moi… »

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 24 mai 2026 10:29
par Misaki Shokuhou
Mélinda avait créé une brèche ? Possible, en tout cas Misaki n'avait jamais rejeté l'idée d'avoir une famille. C'est juste que la logique lui faisait comprendre qu'elle était encore jeune pour posséder ce genre d'envie. Elle était au lycée. Et même si des mères de son âge existent, le plus souvent par accident, elle ne voulait pas se dire qu'une telle voie était un choix. Non pas que ce genre de filles sont ou seront de mauvaises mères, mais à son âge, on est encore jeune, sans expérience, sans être préparé pour l'avenir, tant le social que professionnel. Il ne fallait pas négliger cela.

La vampire restait proche, la touchant ici et là, sans aller trop loin, mais elle lui prenait la main, effleurait son ventre, parlant de cette hypothèse. Elle pouvait le faire, mais elle ne voulait pas la forcer, ni même forcer le destin pour qu'une surprise jaillisse dans neuf mois. Au final, Misaki avait donc du désir. Bien caché, pas bien visible, mais il était là, contrairement à ce que les gens pouvaient croire d'elle, elle la première. Mais vouloir le bébé sans le reste, c'était comme vouloir une collection complète d'une série de cartes sans avoir la patience et l'envie de déballer chaque paquet de cartes pour avoir le frisson de savoir si une nouvelle carte allait tomber.

Face aux questions de Mélinda, Misaki était gênée, elle rougissait, fuyait son regard, ne sachant pas vraiment si elle lui donnait raison ou tort. Mais elle répondait déjà à une de ses questions.

« Si ça doit se produire... ce sera chez toi... et seules. Je ne veux pas que des gens nous observent. »

Vu le monde qui tournait autour d'elle, elle était presque sûre que ça pouvait figurer dans les petits astérisques de son contrat invisible. En cas de rapport sexuel, ce dernier pourrait être observé par un public sélectionné par ses soins. Mélinda n'était pas comme ça ? Pas si sûr aux yeux de Misaki. Mais c'est surtout que chez elle, non, elle ne saurait pas où se mettre si sa mère ou sa grand-mère venait à rentrer plus tôt et risquerait de les surprendre.

« Mais... Je veux bien... Essayer... Et stop, c'est stop... Et... si je refuse certaines choses, ça reste non négociable ! »

Qu'elle ne pense pas Misaki capable de pratiquer avec elle la moitie du kamasutra dès la première fois. Elle a peut-être eu des partenaires capables d'un tel exploit pour leur première fois mais avec Misaki, ce sera l'inverse, cela ne pourrait même être que du missionnaire la première fois. Ou en tout cas, à défaut d'avoir la même position. Le même trou, oui. Essayer l'anal... pas impossible mais peu probable. Et une fellation... faut pas y compter, pour elle, ça restait très sale et pas tentant. Au-delà de l'aspect peu propre de la chose, c'est surtout son cerveau qui refusait de risquer de lui faire remonter des choses en surface de chose qu'elle a vécue étant enfant. Ce n'est pas impossible qu'un jour, elle passe à travers sans que ça n'ait des conséquences, mais il ne faut pas jouer avec le feu et tenter le diable dès la première fois.

Mélinda avait obtenu un « oui, mais », c'était une chance inespérée avec cette proie qu'elle chassait déjà depuis quelques jours en ayant eue au mieux, un baiser. Même Tomoko, ça avait été plus rapide. La demoiselle était juste très timide mais partante, là où Misaki était peu intéressé mais pas spécialement timide.

« Si ça te convient... alors je veux bien... Essayer... »

Ne pas croire aux miracles, au moins, Misaki allait essayer, c'était déjà beaucoup mine de rien.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 25 mai 2026 12:21
par Mélinda Warren
Mélinda avait désormais une faille, une ouverture dans le mur de Misaki. Elle avait dès lors deux options à suivre : soit jouer la carte de la sûreté, et donner à Misaki un rendez-vous ultérieur, et ainsi voir si elle l’honorerait ou si Misaki se réfugierait dans sa cage ; soit tenter sa chance, avec le risque d’un échec, et que Misaki se recroqueville comme une tortue dans sa carapace. Elle n’avait que quelques secondes pour réagir. Mélinda attrapa les mains de Misaki. Le désir d’enfanter… Qui eût cru qu’elle arriverait à obtenir quelque chose comme ça chez Misaki ? C’était toutefois la logique de la fuite dans le barrage. Elle était bénigne au début, et elle grossissait, grossissait, et grossissait encore, au fur et à mesure que l’eau s’accumulait, menaçant finalement de rompre toute la digue. Qu’on le veuille ou non, quand on était dans les douces griffes de Mélinda, on finissait toujours par oublier qu’on avait une tête au-dessus du sexe !

La vampire hocha donc la tête en souriant, serrant ses doigts sur ceux de Misaki.

« Ça marche, Misaki-chan ! Toi et moi, chez moi… Et, bien sûr, tu as le droit de tout arrêter. Il te faut un mot-clef pour ça. Si jamais tu sens que ça va trop loin, tu n’as qu’à dire ce mot, et j’arrêterai tout. »

C’était la logique du safeword dans une relation sadomasochiste. Mélinda conserva sa main dans celle de Misaki, et elles quittèrent ensuite le lycée, laissant ses élèves avec leur sabbat. Mélinda rejoignit une voiture, et grimpa sur la banquette arrière avec Misaki. La pilote était un visage que Misaki aurait pu voir, c’était celui de la conseillère d’orientation du lycée, Fubuki Aihara. Sa présence était comme une manière subtile de rappeler à Misaki qu’il y avait tout un aspect du lycée qu’elle ignorait.

Tandis que la voiture rejoignait le manoir de Mélinda, celle-ci expliqua sommairement à Misaki l’historique du lycée Jinmu.

« Tu te demandes sans doute pourquoi les rapports sexuels sont si fréquents au sein du lycée, Misaki-chan ? Outre notre perversité naturelle, cela tient aussi à l’histoire du lycée et de cette ville. »

Misaki n’étant pas une cancre, elle savait très bien que, suite à la Seconde Guerre Mondiale, le Japon avait été en situation critique. De nombreuses villes avaient été détruites, les orphelins étaient nombreux, les chaînes d’approvisionnement en nourriture détruits. Un pays exsangue qui laissait mourir ses enfants. Si on doutait de ce tableau noir, il suffisait de se rappeler « Le Tombeau des Lucioles » pour ôter tout doute. Atarashï Yoake avait elle aussi été rasée en quasi-totalité. Mélinda expliqua à Misaki que le lycée Jinmu avait été bâti en vue d’offrir un toit aux très nombreux orphelins de la ville. Mais il ne s’agissait pas que de leur offrir un toit. Elle expliqua à Misaki que les jeunes adultes et adolescents de la ville multipliaient les infractions sexuelles, bien plus que dans d’autres parties du pays.

« On doit la reconstruction de la ville aux Morimoto, ainsi que du lycée, mais aussi du Club social. Dès le début, le projet était d’éduquer civiquement les Yoakïtes à travers l’école, de leur enseigner les connaissances nécessaires, et de les éduquer sexuellement à travers le Club social. Cet usage n’a jamais disparu, et j’ai moi aussi apporté ma pierre à l’édifice. »

Même si Misaki avait été témoin d’un rituel démoniaque, Mélinda préféra laisser de côté pour le moment l’aspect théologique et multiversel. Elle savait que les humains étaient comme des grenouilles qu’on plongeait dans l’eau ; il fallait faire monter graduellement la température, ou le cerveau ne suivait pas. Pendant que la vampire parlait, la voiture se rapprochait des beaux quartiers de la ville, dans les collines d’Atarashï Yoake, avec des manoirs et des villas massives. On aurait presque pu se croire à Bel Air, ce quartier connu de Los Angeles pour abriter les demeures pharaoniques des riches acteurs et autres personnalités d’Hollywood.

La vampire se racla la gorge.

« Si je te dis tout ça, Misaki, c’est parce que je suis sérieuse. Tu es… Quelqu’un de spécial. Je l’ai senti en étudiant ton profil, et, quand tu as commencé à fureter sur moi, j’ai su que tu pourrais me correspondre. Peut-être que je me reconnais en toi… Moi aussi, j’ai mes propres traumatismes d’enfance, et je pense que, comme moi, tu essaies de les compenser en aimant l’idée que des gens t’aiment et te respectent. La quasi-totalité de mes petits protégés ont des fragilités, des doutes, mais ils ne ressentent pas foncièrement en eux ce besoin compulsif d’aider les autres. Voilà pourquoi j’ai tant insisté pour que tu sois auprès de moi. Mon intuition ne me trompe jamais, Misaki, et elle me dit que, toi et moi, on se correspond. »

Elle lui sourit doucement. Un sourire plein d’innocence et de jovialité, tandis que la voiture avait rejoint la cour du grand manoir victorien de Mélinda.

« Tu es toujours partante, Misaki ? Parce que moi… Je le suis. Je souhaite me rapprocher de toi, je souhaite m’unir à toi… Tu n’es pas un coup d’un soir, Misaki. Que tu envisages déjà de porter notre enfant… Cela me touche. »

Mélinda l’embrassa sur la joue, et caressa le ventre de Misaki, brièvement.

« Peut-être qu’au fond de toi, tu ressens la même chose que moi… Cet instinct d’avoir trouvé ton âme sœur. »

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 22 juin 2026 11:58
par Misaki Shokuhou
Mélinda s'y connaissait bien plus qu'elle pour tout ça, rien que le fait qu'elle pensait à utiliser un mot pour stopper tout acte... Dire simplement non ne suffisait pas ? Misaki n'était pas si prude, mais elle n'en menait pas large non plus dans ce domaine, donc se dire que c'était une pratique courante dans une relation SM, c'était un peu beaucoup. La seule chose qu'elle savait dans ce genre de relation, c'est que la douleur était une chose normale, que ce soit à petite ou grande dose, ça dépendait des gens. Mais utiliser un mot – qui n'avait souvent rien à voir comme café, télécommande ou canette – pour dire en réalité stop, c'était bizarre pour elle.

Prenant avec elle la voiture conduite par une des personnes du lycée, la vampire lui racontait un peu plus de l'histoire du pays et de ses drôles d'habitudes. Elle en avait entendu des choses, mais plus, tout public et moins brutales dans la vérité. Elle n'était pas idiote, mais ça restait encore tolérable. Quand on sait que certains pays se disant civilisés autorisaient des mariages avec des enfants, comment ne pas voir ces gens avec mépris... Même pas « enfant » dans le sens ou elle serait adulte dans un an ou deux, non, on parlait d'une enfant qui jouait encore à la poupée et à la dînette. Elle avait toujours un dégoût pour ce genre de personnes, quoi de plus normal après tout ? La seule façon d'avoir un minimum de compassion pour ce genre de personne, c'est d'embrasser plus ou moins ses goûts malsains.

Dans ce qu'elle disait, il y a juste une chose qu'elle ne comprenait pas. Pourquoi dire « moi aussi j'ai des traumatismes » ? Elle n'avait aucun traumatisme. Ses gants ? Simplement qu'elle n'arrivait pas à toucher des gens sans ça, ça la dégoûtait. C'était plus un Trouble Obsessionnelle du Comportement qu'un traumatisme. Ou alors elle évoquait sa période en école privée ? Oui, sans parler de traumatisme, vivre au milieu de gens aisés quand on sait que son père était un criminel de la pire espèce qui pourrissait en prison, on était vue comme le mouton noir de la bande. Elle ignorait les vraies raisons, mais on lui a toujours dit que c'était un criminel et que moins elle en sait, mieux c'est. Les quelques cicatrices sur le corps de sa mère le prouvait, elle préférait l'écouter et ne pas chercher à en savoir plus sur lui...

Une fois arrivée sur place, Mélinda parlait comme si Misaki allait déjà tomber enceinte. Faut pas exagérer, elle était encore bien jeune pour ça. Elle voulait bien entrevoir que ça pourrait se faire mais elle n'était pas prête à une telle chose, surtout que ça brûlerait tant d'étapes. Certes, il y a sans doute eu dans l'histoire de l’humanité des premières fois qui ont de suite mené au fait de tomber enceinte, mais à leur époque, quand même.

« Un instant, Mélinda. Tu parles de ça comme d'un simple dîner qui serait simple à obtenir, tu n'as qu'à claquer des doigts pour que ça arrive tout prêt sur la table. Voyons ça doucement, étape par étapes... On ne ne commence pas un repas par le dessert, il y a bien des choses avant. »

Voir une relation intime comme un repas ? Pourquoi pas, après tout, oui, l'enfant serait le dessert, pas obligatoire dans le bonheur d'un couple/repas mais il terminait bien la chose entre deux personnes. Après tout, c'est elle qui avait imagé l'impatience et la facilité de la chose vue par Mélinda comme d'une simple dame commandant un repas auprès de ses serviteurs.

« De plus, je trouve cela exagéré de parler d'âme sœur, alors que tu as dit être mariée, non ? »

Bien sûr, il y a des couples qui battent de l'aile mais logiquement si tout va bien, madame Warren resterait son âme sœur ; aucune personne ne pouvait en avoir autant ? Pourquoi pas une personne et cent petites amies tant qu'on y est.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 29 juin 2026 01:59
par Mélinda Warren
« Eh bien, c’est toi qui as parlé du fait qu’être enceinte pourrait créer des tensions. Si tu ne veux pas que je réponde à tes perches, alors n’en tends pas ! »

Réflexion irréfutable de la séduisante vampire, n’est-ce pas ? Misaki évoqua ensuite le fait qu’elle était déjà mariée. Mélinda gloussa doucement. Plutôt que de répondre directement, elle opta pour une démonstration.

« Est-ce que tu connais Le Banquet, de Platon ? C’est un livre philosophique où plusieurs personnes participent à un dîner, et donnent chacun leur définition de ce qu’est l’amour. Il y a sept discours, soit sept définitions de l’amour… Ou huit, si on rajoute l’épilogue avec Alcibiade. Mais peu importe ! Parmi ces gens, il y a Aristophane. Pour Aristophane, l’amour était lié à une sorte de destin. Il partait du principe que, jadis, les êtres humains étaient des sortes d’Hécatonchires, des êtres ayant plusieurs corps et qui auraient été séparés ensuite. L’amour consiste dès lors à retrouver son ancienne partie, sa moitié, son âme-sœur. »

Où voulait-elle en venir ? Mélinda reprit après quelques instants :

« Alors, on pourrait dire que Vanillia est mon âme-sœur, car elle l’est… Mais la thèse d’Aristophane n’exclue pas la possibilité que notre âme originelle se divise en un nombre de morceaux plus élevés. Donc… Pourquoi ne pourrais-je aimer que ma chère Vanillia ? Hum ? Je suis sa femme, mais rien ne m’interdit d’en aimer une autre… En plus. D’ailleurs, c’est ce que je fais tous les jours ici, tu sais. J’aime chacun de mes protégés, et je pourrais tous les épouser s’ils s’en sentaient dignes. Toi, tu vois, si tu n’avais pas en toi cette forte personnalité, je t’aurais déjà soumise. Si je ne l’ai pas fait, c’est parce que mon instinct m’a soufflé que tu ne te contenterais pas de me servir. Tu aimes être au cœur de toutes les attentions, tu aimes faire plaisir aux autres, et diriger des vies… »

C’était une curieuse déclaration, mais, avec Mélinda, il fallait s’attendre à tout.

« Mais ne va pas paniquer inutilement. Je te propose un dîner, ma chérie, et on verra bien où ça nous mène. Rien que toi et moi. Ne te préoccupe pas de mes sentiments, préoccupe-toi juste des tiens. Demande-toi pourquoi tu t’es intéressée à moi, et pourquoi, alors que tu dois me trouver insupportable, tu ne peux pas t’empêcher de dire… »

Elle maintint la fin de sa phrase en suspens. Un sourire enjoué éclaira ses lèvres, joueur, presque moqueur :

« …Pourquoi tu me trouves irrésistible. »

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 14 juil. 2026 12:13
par Misaki Shokuhou
Ce n'est pas que Misaki hésitait... ou peut-être un peu. Mais face à une telle décision et un futur qui se dessinait doucement, c'est normal. On ne parlait pas d'un simple repas, mais de tout ce qui pourrait se trouver derrière. Pour la Vampire, elle préférait jouer les philosophes en parlant de cette histoire de banquet et de définition qui allait derrière. Elle ignorait cette histoire, mais cela ne dissipait pas ses doutes, juste que ça la faisait toujours un peu plus tanguer d'un côté puis de l'autre. Ce n'était pas une question de religion, plus de morale. Aux yeux de Misaki comme de beaucoup de monde, un couple qui s'aime, c'est être et rester entre eux dans le côté sentimental. Il y a bien des couples plus ouverts qui s'amusaient ensemble ou séparément avec d'autres personnes partageant la même vision des choses. Mais de là à accepter aussi le fait d'avoir des enfants à droite et à gauche... si ça existe, Mélinda et Vanillia doivent faire partie de ce rare petit comité...

Proposant un simple dîner, elle questionna quand même la nippone blonde sur, bien qu'elle la déteste, pourquoi elle l'aimait tant ? Détesté, c'était un bien grand mot. Jalousait ? Peut-être. Misaki avait été le vilain petit canard dans les écoles privées, sa richesse n'était qu'une simple ligne évidente de sa présence dans cette école. Les autres s'intéressaient peu ou pas à elle, du fait qu'elle vivait avec sa mère et sa grand-mère, ils savaient son père en prison, bien que la raison restait masquée et de par ce fait, on lui inventait un passif. Et être incriminé dans une école de la haute, c'est vivre avec un repoussoir. Au moins dans le domaine public, on la voyait déjà différemment. Certes, elle étalait un peu son argent pour attirer l'attention et s'attirer les faveurs de sa classe, mais elle a vite déchanté à être comparé à une sous-Mélinda, plus riche et généreuse et surtout, avec bien plus d'amis.

« Tu me demandes ça, mais c'est toi qui ne cesses de tout tenter pour que je reste près de toi. »

Pas physiquement, pas seulement. Misaki aurait été fermé à tout cela, la vampire aurait encore tenté autre chose pour attirer son attention donc laquelle des deux trouvait l'autre irrésistible ?

« D'ailleurs, que cherches-tu vraiment à faire ici ? Je veux dire, tu as une femme, des gens qui te servent et tu traînes au lycée en cherchant encore à augmenter le nombre de personnes qui gravitent autour de toi. »

Ce n'était pas comme Misaki, elle ne cherchait pas vraiment à avoir le monde entier en admiration devant elle, elle voulait juste réussir à avoir un petit groupe qu'elle pourrait nommer amis, mais elle ratissait d'abord large, car elle ignorait si tout allait bien fonctionner dès le début ou si ça allait coller doucement avec les gens. Mélinda avait pour ainsi dire tout ce qu'elle voulait et pourtant, elle en demandait encore plus. Pour elle, ça restait un peu étrange, mais chacun sa vision du bonheur. Et encore, elle ignorait encore tout de ses autres facettes sur cet autre monde dont on ne lui avait pas encore parlé, non ? Mais bon, mieux vaut éviter de tout déballer de suite devant elle.

« Sachant que tu as tout ce que tu désires déjà autour de toi, je ne comprends pas cette envie d'allonger encore tes bras pour tenter de récupérer plus de choses encore. »

Misaki avait beau être riche, elle n'avait pas cette mentalité d'en vouloir encore plus.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 14 juil. 2026 16:45
par Mélinda Warren
Mélinda continuait à flirter ouvertement avec Misaki. Elle était particulièrement explicite, et, face à elle, Misaki était piégée, acculée, comme une petite souris face aux pattes velues d’un chat qui jouait avec elle. Elle demanda finalement à Mélinda ses motivations. La vampire haussa les sourcils, un peu surprise par une telle question. Elle pencha la tête sur le côté, et posa un doigt sur ses lèvres, faisant mine de réfléchir. Elles avaient rejoint le manoir, et les deux femmes avaient ensuite rejoint un petit salon. Elles étaient ensemble, toutes les deux. Le salon n’avait rien de particulier, il comprenait un canapé, deux fauteuils, une table basse, et une fenêtre donnant sur l’extérieur. Mélinda s’était assise sur le canapé avec Misaki.

« Je ne sais pas trop… Tu crois qu’on peut s’arrêter de désirer quand on a tout ce qu’on veut ? C’est une question très philosophique, ça, tu sais… Regarde Elon Musk, il a beau être l’homme le plus riche du monde, il en veut toujours plus. Pourquoi crois-tu qu’il fait ça ? Pourquoi crois-tu qu’il a pris un risque majeur en rejoignant Donald Trump ? Il avait tout à y perdre, rien à y gagner… Et, d’ailleurs, pourquoi est-ce que Donald Trump, qui est déjà multimilliardaire, a souhaité devenir, puis redevenir, le Président des États-Unis ? Qu’avait-il à y gagner ? »

Tandis que Mélinda posait ses questions, une servante en tenue de maid vint leur apporter sur un plateau en argent des rafraîchissements. Mélinda attrapa une canette comprenant un jus d’orange. On leur avait aussi offert une assiette de madeleines. Elle se désaltéra un peu, avant de reprendre :

« Un psychanalyste émettrait sans doute l’hypothèse que c’est lié à ma construction… Je t’ai confié mon passé, Misaki-chan. Moi, une esclave que son père a détesté… Ma famille, je l’ai construite avec les autres esclaves qui veillaient sur moi. Cela n’a jamais changé. Les siècles ont passé, je suis devenue une vampire, j’ai fait l’amour un nombre incalculable de fois, mais peut-être qu’au fond, je reste toujours cette petite fille terrorisée à l’idée d’être seule, et qui souhaite multiplier les amantes et les esclaves pour avoir toujours autour d’elle une famille… Tu sais que je ne peux pas dormir seule ? Je dois toujours sentir quelqu’un avec moi… Cela aussi, ça doit venir de mon enfance… Une fille qui n’a jamais pu téter le sein de sa mère… Sans doute est-ce aussi pour ça que je refuse à mes esclaves d’avorter. Même ceux qui ne veulent pas s’occuper de leurs enfants, je les éduque… Je recueille aussi des orphelins. Tu connais les sœurs Nakano, non ? Je les ai adoptées, je les ai éduquées… »

Elle attrapa une madeleine qu’elle trempa dans une tasse de café.

« Ou alors… C’est l’irrésistible soif de pouvoir. Plus on a de pouvoir, et plus on en veut… Tu sais, c’est… La logique contradictoire du désir. Plus on satisfait le désir, et plus on a besoin de faire plus. Le désir naît de la frustration, alors, si on parvient à combler cette frustration, il faut forcément désirer autre chose. Pourquoi les gens trompent leurs proches ? Pourquoi désire-t-on ? Je ne pourrais pas répondre à tes questions, ma belle. Je ne suis qu’une vampire ultra-sexy, je n’ai pas la réponse à toutes les questions… Tout ce que je sais, c’est que je te veux, toi. Dès que je t’ai vu, dès que j’ai appris que tu furetais un peu autour de moi et de mes proches, j’ai su que je te voulais. Je ne voulais pas que tu sois ma rivale, j’ai senti que tu étais appelée à être davantage que l’une de mes esclaves. J’ai senti très rapidement en toi tes fragilités. Alors, pourquoi faire tout ça, hein ? J’ai envie de dire… Et pourquoi pas ? Moi, je ne vis que pour ça. On pourrait dire que c’est dans ma nature… Comme quand le scorpion pique la grenouille, et explique que, s’il la pique, c’est parce que c’est dans sa nature… »

Mélinda sourit encore, et se risqua à attraper doucement la main de Misaki.

« C’est dans ma nature d’être comme ça, d’en désirer plus… Et toi, alors ? Tu es riche, tu as déjà beaucoup d’argent, et je suis sûre que tu trouverais sans problème des amants potentiels. Alors… Pourquoi moi, hum ? Pourquoi être là ? Certes, j’ai insisté, je t’ai séduit, j’ai flirté de manière un peu insistante, mais… Je ne t’ai jamais contrainte. Tu peux partir dès que tu le souhaites. Alors, dis-moi… Pourquoi as-tu envie de rester avec moi ? Pourquoi, alors que tu avais sans doute envie au début de me détester de tout ton être, tu ne peux pas t’empêcher d’être ici ? »

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 31 août 2026 10:42
par Misaki Shokuhou
La question posée n'était pas si personnelle, mais la réponse de la vampire lui faisait dire le contraire. Le fait qu'elle évoque son passée avec son père, sa vie solitaire, ce besoin de se sentir entourée, Misaki s'en sentait presque un peu coupable d'avoir posé une telle question. Misaki n'a pas vraiment eu à se plaindre, elle a grandi avec sa mère et sa grand-mère, une vie simple et heureuse, certes, bien que sa famille était aisée, mais en dehors de ce détail, c'était assez classique. C'est juste que sa scolarité dans des écoles privées, en compagnie d'élève fortunée, ce n'est pas si simple. Elle n'a jamais été maltraitée ou quoi, mais on se moquait facilement d'elle. Elle était fortunée, mais avec un père en prison et n'étant pas une grosse fortune comparée à certains élève, elle passait pour le vilain petit canard.

Face à ses questions, elle avait bien une petite réponse pour Trump. Certes, lui comme Musk avaient tant d'argent qu'ils pouvaient sûrement vivre sur une île privée et être loin des soucis de leur pays natal, mais concernant Trump, s'il a voulu être président, c'est sûrement pour deux raisons. La première, vouloir prouver qu'il pouvait le faire, et la seconde, une histoire de patriotisme. Il aimait son pays et voulait le rendre beau et grand, selon sa propre vision. Cela ne colle pas à tout le monde, mais il voulait faire les choses à sa manière. Peut-être un peu de façon aussi un peu pécuniaire, mais même si ses actes ne sont pas forcément les plus juste aux yeux de l'avis général, il agissait toujours à sa façon, pour le bien de son pays natal. Après, on peux critiquer sa façon de faire, mais de nos jours, il y a bien des pays qui mériteraient d'être critiqués, mais que personne ne faisait... Les pays où les enfants sont vendus comme esclave, parfois la religion même autorisait cela, c'était pire. Elle n'était pas religieuse, mais comment une religion pouvait autoriser cela et se faire « religion de pays » ?

Ou encore certains pays qui tapait sur les doigts de ses citoyens pour polluer le moins possible en inventant des tas de lois, alors qu'à côté des pays comme l'Inde polluait comme pas possible ? Et sans parler de tiers-monde, de grands pays qui paraissait beau sur le papier, mais polluait aussi énormément. Ne serait-ce que l'utilisation de l'IA. Certains trouvent cela génial, mais même sans entrée sur le sujet du droit à l'image ou des artistes, ça polluait énormément... un comble quand certaines affiche se voulait être pour respecter la nature était faite en IA... Mais passons. Hélas, pour Misaki, sa question innocente avait fini par la coincer dans un coin quand Mélinda lui demandait ce qu'elle faisait ici, si elle était libre de partir. Elle bouda un petit peu, frustrée de ne pas trouver une réponse idéal qui pourrait lui clouer le bec. Certes, elle était libre de se lever et de partir. Mais le faisait-elle ? Non.

L'idée de sa première fois, de ce qui pourrait arriver plus tard. Cette conversation, ce désir enfouis de vouloir un bébé, ça la travaillait, mais elle ne se voyait pas devenir mère si jeune. Elle était encore au lycée. Alors oui, cela arrive, même au Japon, mais rare sont les cas, ici comme ailleurs, où une mineure qui devient mère, le plus souvent avec un père qui fait l'autruche, ne vivait pas bien. Parfois abandonné par ses parents, seuls, c'est rarement un conte de fée. Même si Mélinda pouvait lui prouver le contraire et qu'elle pouvait la croire, ce serait trop tôt à ses yeux... ça, et tout ce qu'elle sait aussi. Elle était inexpérimentée, mais elle savait l'accouchement douloureux, les neufs mois de plus en plus pénible, bref, rien qui ne fait envie, même si le jeu en vaut la chandelle au final, ce n'était pas encore de suite qu'elle voudrait devenir maman. Mélinda parviendra peut-être à lui faire changer d'avis, mais elle a déjà eu du mal à l'amener à sa première fois alors tombée enceinte...

On ne pouvait pas lui en vouloir, mais même en boudant, la demoiselle nipponne blonde était charmante et mignonne. Elle ne dégageait pas vraiment cette image de jeune fille riche et pleine de préjugé et à qui ont dit forcément oui, sans cet argent et surtout sa paire de gants qui la sortait du lot, c'était juste une jeune fille classique.

Re: Rivalité ou amitié [PV Mélinda Warren]

Posté : 31 août 2026 21:49
par Mélinda Warren
Mélinda avait beaucoup parlé, elle s’était beaucoup confiée, et Misaki avait écouté. Écouté sans savoir quoi répondre. Elle ne put qu’opposer à la vampire un silence contrit. La question était pourtant d’une simplicité biblique… Pourquoi était-elle là ? Simple, non ? Mais la réponse était beaucoup plus difficile. Mélinda commençait peu à peu à sentir à quel point Misaki était désorientée, partagée entre plusieurs pulsions contradictoires. Sa crainte, sa hantise… Mais aussi son désir, son envie d’aimer, ce besoin d’amour. Était-ce pour ça qu’elle était venue vers elle ?

« Tu sais, je me suis demandée… Pourquoi t’intéresser à moi ? D’un strict point de vue objectif, Leona Morimoto avait tout pour t’attirer. Elle est plus riche que moi, bien plus influente, et… Bon, je pense être à peu près aussi belle qu’elle, et sûrement tout aussi perverse… Mais ça m’a surpris. Les gens tournent plutôt autour de Leona. Une Japonaise… Blonde, qui plus est ! C’est ça qui m’a intrigué. J’ai commencé à me renseigner sur toi, Misaki-chan, et j’ai fini par émettre mes propres théories… »

La vampire se déplaça lentement, et alla s’asseoir à côté de Misaki. Prenant un peu de risque, elle attrapa doucement la main gantée de Misaki, et entremêla ses doigts avec les siens. Misaki n’osait plus parler, sans doute trop confuse pour dire quoi que ce soit. Fort heureusement, Mélinda pouvait parler pour deux, mais, à force de trop parler, elle-même risquait de perdre le fil ! Elle laissa donc planer quelques secondes, sentant toute la nervosité de la petite Misaki. À cet instant, Misaki semblait avoir perdu toute sa bravoure. La vampire était de nouveau placée face à un choix. Face à une coquille qui se refermait, difficile de parler. Soit elle parvenait à trouver la faille, soit la coquille se refermait. Harmony, Tomoko… Mélinda avait eu droit à son lot de timides ! Si elle avait plus ou moins réussi à éveiller Harmony, elle avait encore beaucoup de progrès à faire avec Tomoko, une spécialiste de la disparition-ninja. Misaki était un peu différente.

Après quelques instants, Mélinda déposa brusquement un baiser sur la joue de Misaki.

« Tu as donné ta langue au chat ? Ou est-ce qu’il te faut un baiser pour te réveiller ? Il m’arrive d’être très sérieuse, mais je suis très sociable, tu sais… Tu veux que je te raconte une blague ? Écoute bien, celle-là va te dérider, j’en suis sûre… »

Mélinda se racla la gorge, avant de reprendre :

« Deux chasseurs sont en train de marcher dans une forêt. Soudain, l’un d’eux tombe au sol, et a les yeux vitreux. Paniqué, un chasseur appelle les urgences avec son téléphone. ‘‘Au secours ! Au secours !’‘ s’exclama-t-il. ‘‘Mon ami est mort ! Qu’est-ce que e dois faire ?’‘ De l’autre côté du fil, l’urgentiste lui dit calmement : ‘‘Calmez-vous, je vais vous aider. Commencez par vous assurer qu’il est bien mort’’. On entend alors un court silence, puis un coup de feu retentit… Et le chasseur récupère son téléphone, et dit… ‘‘C’est bon ! Et maintenant ?’’ »

Face à cette blague, Mélinda ne tarda pas à glousser d’elle-même, mettant ses deux mains devant sa bouche.

« Elle est bonne, hein ? Allez, à toi ! C’est ton gage ! Soit tu m’embrasses, soit tu me racontes une blague ! »