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De père en fille [Grayle]

Posté : 26 sept. 2025 18:38
par Ashka Velaryon
Identité : Selena (fille de Grayle le Marchemonde)
Âge : 18 ans
Sexe : Féminin
Race : Hybride louve
Origine : Terra
Sexualité : Bisexuelle avec un penchant hétérosexuel
Alignement moral : Douce et gentille


C'était arrivé il y a dix-huit ans. Ma mère, une furry louve du nom de Sarya, a un jour été violée par un homme. Un humain dont elle ne connaissait rien de son identité. Elle était parti ce jour-là en expédition, avec un tout nouveau groupe. Des membres qu'elle devait former, depuis un réseau très "fermé". Leur point commun, était qu'ils avaient tous la particularité d'être totalement ou partiellement animal. Ce réseau rebelle, qui luttait tant bien mal dans l'ombre face à une domination croissante des humain, avait pour objectif de rendre la condition de vie des hybrides, ainsi que de leurs semblables davantage équitables pour tout le monde, en usant de tous les moyens dit "raisonnables" au possible. Leur but était de faire valoir leur droit, en usant de la force et de la rébellion face aux politiques mises en place. Le groupe utilisait principalement des méthodes de vols et autres méthodes de sabotages, dans le but de désorganiser les routes qui reliaient les cités humaines entre elles. Jusqu'à ce que leur influence leur fasse gagner autant le respect, que surtout de la crainte au fil du temps.

Ma mère venait d'un lointain village, perdu quelque part dans le grand nord. Elle aait vécu une histoire assez difficile, avec les siens. Elle a plus ou moins été trahie par son propre père et certains membres du village qui commerçait dans l'ombre, avec des humains parfois venus de très loin. Principalement en leur vendant justement, une partie des plus jeunes hybride de son village, dans le but d'en faire des esclaves. Ma mère a fini par se retrouver une des victimes au milieu de ce trafic. Elle avait été abusée très jeune, avant de se retrouver de force à voyager dans les terres humaines, où elle a été ensuite achetée comme un vulgaire animal domestique bon à tout faire. C'est lorsqu'elle a réussit à profiter d'une opportunité pour s'échapper bien plus tard, accompagnée par l'une de ses paires diront nous ainsi, qu'elle est alors tombé sur ce réseau rebelle qui s'organisait déjà en secret.

Bien des années plus tard, alors qu'elle était devenue elle-même une "révolutionnaire" aguerrie, aussi loin que proche à la fois des humains qui l'avaient toujours l'effrayée, qu'elle faisait route ce jour-là avec des jeunes recrues, pour repérer une cible potentielle à détrousser. La situation avait alors rapidement dégénéré. Les nouvelles recrues ne l'avaient pas du tout écoutés. Ils s'en sont directement pris à cet humain de passage, en sous-estimant sa force. L’issue avait rapidement tourné à leur désavantage. Pire encore, puisque ma mère y en avait fait les frais, en se faisant violer encore une fois par un humain.

Elle n'a jamais sut quel était son nom, lorsqu'il s'en est allé après ça pour continuer sa route quelque part ailleurs. Mais son visage, elle ne l'avait jamais oublié. Elle le détestait et malgré elle, elle se sentait inexplicablement attirée par lui. Ma mère était devenue comme une sorte d'aimant, envers cet homme. C'est ainsi que je suis née de cette union non désirée. Je me souvenais que depuis que j'étais toute petite, qu'elle m'en parlait souvent. Bien qu'il y avait une sorte de colère latente en elle, je sentais que quelque chose de beaucoup plus profond encore, l'avait touchée intérieurement.

Pour me mettre en sécurité et refaire en même temps sa vie, elle a décidé de quitter le réseau où elle avait donné de bien nombreuses années de sa propre vie. Elle pensait que je n'y serais pas en sécurité. Qu'elle ait eu raison ou non, elle m'a emmenée vivre avec elle, loin dans les montagnes. Ma mère possédait de nombreuses caches. C'est ainsi que j'ai vécu une partie de mon enfance. J'y ai appris les rudiments de la chasse et de la survie. Bien que j'étais entouré quotidiennement de son amour, je me sentais doucement m'éloigner d'elle, à cause de son mode de vie qui ne me correspondait pas réellement. Contrairement à moi, elle n'avait jamais réussi à devenir une femme réellement civilisée. Elle avait gardé en elle, un côté constamment animal. Mais au vu de ce qu'a été sa vie, ça pouvait légitimement se comprendre. Quant à moi, je me disais que je pourrais avoir plus de chances qu'elle, en sachant déjà où aller. Je ne voulais pas vivre éternellement ici avec elle, comme une recluse. Même si j'étais consciente des dangers que recelaient le monde, je voulais avoir un mode de vie qui me correspondait vraiment.

Ma mère avait fini par rapidement le comprendre et le sentir tout naturellement. Comme si cela, avait été inscrit à travers les gênes de mon géniteur. Elle a alors demandé à l'un des membres de son ancien réseau, de l'aider à m'intégrer dans un endroit saint, où je pourrais avoir une éducation et vie sociale davantage dans les mœurs. Pour elle et surtout pour moi, bien que cette situation était nécessaire, cela nous nous a pas empêché de continuer à nous voir de temps en temps. J'avais été confiée à quelqu’un qui s'était bien occupé de moi. Un vieil homme qui me considérait peu comme la propre fille qu'il n'a jamais eu. Cet homme, qui vivait dans un endroit où les espèces entretenaient une entente plus "respectable", malgré certains conflits sous-jacents, avait clairement fait le travail que mon père n'aura jamais fait pour moi, durant un seul jour de son existence.

Et alors que je grandissais. Que je rattrapais mon léger retard dut à l’éducation assez sommaire, que ma mère m'avait donnée durant une partie de mon enfance, j'ai fini par me faire des amis et par m'intégrer comme il fallait. Puis j'ai continué de grandir encore. Je vivais à présent une vie stable et normale. Parfois mouvementée, mais bien souvent heureuse. J'avais même fini par mettre de côté toute cette cruelle histoire, avec mon géniteur. Bien sûr, cela n'effaçait pas les dons particuliers que j'avais reçus d'eux, de part l'un et d'autre. Je pense notamment, à la maitrise de la magie de la glace. De l'agilité et de la souplesse liée naturellement à ma mère. Du côté de mon père, je supposais avoir reçu de ses "visions". La possibilité de sentir et de détecter des choses assez étranges comme le temps. Le destin. L'invisible. Le rêve... Je ne pouvais donner un nom vraiment précis à cette sorte d'état de clairvoyance, assez difficilement explicable dans les faits. Mais quand je parle de sensations, je sens qu'elles sont absolument toutes concernées à travers moi, d'une façon ou d'une autre. Ça peut même inclure des notions liées à la magie rose. Mais pas de façon brute, mais plutôt par une approche davantage "mystique".

Le hasard, le destin ou peut-être ni l'un, ni l'autre en vérité, a fait que j'avais fini par le sentir. Mon père était là. J'avais ressenti son aura, pendant que j'étais en train de servir un client dans un bar. Son aura était apparue en ville, comme d'un seul coup. Comme s'il s'était téléporté pour apparaitre de nul part... Ni une, ni deux, j'ai quitté l'établissement à toute vitesse, pour me précipiter là où je ressentais le plus fort cette sensation des plus étranges. Au début, je n'y croyais vraiment. Je me disais que je devais être atteinte par quelque chose de particulier. D'une chose qui me dépassait, mais à laquelle j'étais des plus sensible. Mais lorsque je me suis approché du port, j'ai vu cet homme. Un bel homme. Grand. Brun. Fort. Avec un air plutôt jovial au premier abord. Il semblait rire et se détendre, tout en causant avec d'autres personnes dans les environs. Mais de mon côté, tout convergeait vers lui. J'étais convaincue sans la moindre hésitation, même sans explication apparente, qu'il était mon père.

Je suis alors resté cachée à l'observer de loin, dans un premier temps. Si mes intentions à son égard restaient floues pour le moment, je voulais attendre qu'il se retrouve seul. Qu'il passe dans un endroit suffisamment isolé, pour que je puisse l'approcher. Mais par-dessus tout, quelque chose me disait qu'il n'était pas venu ici par hasard. Dans tous les cas, je comptais saisir cette chance autant inestimable que désespérée, pour l'interroger et savoir pourquoi il était là. Pour moi, c'était juste trop gros que pour n'être qu'une simple coïncidence.

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 07 oct. 2025 23:34
par Grayle le Marchemonde
Waverun... Grayle n'aurait jamais imaginé revenir ici.

Il y a presque une vingtaine d'années, il avait servi de marchand itinérant pour de richissimes hommes d'affaires, transportant des artefacts de magie rose rarissimes vers de futurs partenaires afin d'ouvrir une route d'échanges lucrative, une fois les destinataires satisfaits de la marchandise. Mais, en chemin, il avait été attaqué par des furry sauvages, qui l'avaient tué et détruit tout ce qu'il transportait. Revenu à la vie pendant le combat, fou de rage, il avait fait fuir ses assaillants, avant de plaquer au sol la chaman du groupe, celle là même qui l'avait tué. Intoxiqué par les vapeurs de magie rose, Grayle l'avait violée, mais, bien vite, vaincue par la virilité de l'homme et par sa propre nature perverse, la femelle louve dénommée Sarya était passée de victime à complice, hurlant son plaisir et lui réclamant de l'enfanter. Pendant plus d'une journée, ils avaient copulé, l"homme reprenant sa route en abandonnant derrière lui une femelle vaincue et convulsante, qui avait perdu conscience suite à ses orgasmes successifs.

Malgré cet échec, Grayle avait eu droit à une seconde chance, refait un voyage, qui s'était révélé concluant. Depuis, la compagnie "Rosette du plaisir" s'était établie dans tout le royaume. L'immortel, porté par sa soif de voyages, avait fini par quitter les frontières, s'aventurant par monts et par vaux. Son retour à Waverun était fortuit, mais n'était pas le fruit du hasard. Une sensation étrange s'était réveillé en lui, une attirance magnétique, alors que des échos de ses ébats avec Sarya, enfouis dans sa mémoire, étaient revenus le harceler. Sentant qu'il y avait de la magie, ou peut-etre même du destin là dessous, Grayle décida donc de revenir, et avait embarqué sur un navire.

Il s'était mêlé sans effort à l'équipage et aux autres passagers, partageant des histoires de tavernes lointaines, des anecdotes sur Les créatures fantastiques qu'il avait croisées. Les marins l'appréciaient pour sa générosité et sa façon de mettre la main à la pâte sans qu'on le lui demande, hissant les cordages avec une force surprenante pour quelqu'un qui semblait si décontracté. À l'aube, lorsque le navire avait enfin aperçu les côtes, il était debout à la proue, le regard perdu vers l'horizon, une expression indéchiffrable sur le visage, l'esprit encore embrumé par cette attirance magnétique, alors que les battements de son cœur s'étaient accélérés.

Une fois à quai, Grayle s'était fondu naturellement dans l'effervescence du port. Habillé d'une chemise beige ouverte sur son poitrail et d'un pantalon de toile bleu, avec de belles bottes en cuir, il plaisantait tout en aidant à décharger quelques caisses. Avec ses camarades marins, tous se confiant leurs projets dans les trois semaines où ils allaient rester à quai, et décidèrent de continuer la conversation autour de plusieurs bières et quelques charmantes serveuses. Il glissa une pièce d'or à un gamin qui lui indiquait la meilleure auberge des environs.

- Les gars, allez-y sans moi, je vais me balader un peu ! dit-il aux autres marins. J'ai besoin de me dégourdir les jambes...

Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait observé. Instinct réel ? Simple paranoïa ? Quoi qu'l en soit, sous sa façade affable, ses yeux parcouraient constamment les alentours avec une attention particulière, celle d'un homme qui cherche quelque chose, ou peut-être quelqu'un. Se laissant porter par son instinct, ils s'engouffra dans les ruelles de la ville, marchant au hasard, regardant les étals, passant devant les boutiques, sans suivre de direction précise, si ce n'est celle vers laquelle le destin le menait...

Il ne s'était pas arrêté ici par hasard. Jamais il ne faisait quoi que ce soit par hasard, même si personne autour de lui ne semblait s'en douter. Cette ville renfermait des réponses qu'il cherchait depuis bien trop longtemps.

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 09 oct. 2025 18:22
par Ashka Velaryon
Plus je l'espionnais et plus j'étais intérieurement convaincue que cet homme était mon père. Je n'avais même pas besoin qu'on me l'explique. Quelque chose en moi, confirmait naturellement de plus en plus ce que je ressentais. J'ai alors continué d'observer attentivement l'endroit où il avait apparemment débarqué à quai avec d'autres marins, jusqu'à ce qu'il se décide enfin à partir d'ici. Par chance, il finissait par se retrouver seul.

Je n'ai donc pas perdu de temps pour le suivre. Et plus il avançait, plus il semblait comme déambuler dans les rues, sans se montrer presser. Il regardait. Il cherchait. Je n'avais aucune idée si il m'avait repéré. Ou même simplement sentie... En fin de compte, peut-être que je me trompais. Peut-être que mes sensations aussi anormalement aiguisées que vraiment spéciales, me jouaient des tours? Mais pourtant, je continuais de ressentir son aura. Elle m'était anormalement familière, pour la simple et bonne raison qu'elle ressemblait fortement à la mienne... C'est à cause de ça que j'en ai déduit, en comptant en plus son âge, qu'il pourrait être mon père...

Mais en attendant, plus j'avançais et plus je me demandais ce que je ferais, lorsque je me retrouverais face à lui. En fait, je ne savais même pas dans quel but précis, je le suivais exactement. Ma mère, qui est certainement la femme la plus gentille que je connaisse, m'a toujours demandé de ne jamais le détester, malgré ce qu'il lui avait pourtant fait subir. Plusieurs fois, elle m'avait dit qu'elle se sentait indirectement coupable. Que la situation n'aurait jamais dut être ce qu'elle était et qu'elle en a été en partie responsable...

- Mais si elle aurait été autrement, tu sais que je n'aurais jamais été là non plus...

Voila ce que je lui répondais, à chaque fois qu'elle me disait ça. Dans tous les cas, je pense surtout qu'elle voulait me protéger des sentiments néfastes, que sont la haine et la colère... Est-ce qu'elle avait raison ou pas? Au fond de moi, je ne savais même pas ce que je ressentais vraiment pour lui. Je sais surtout que j'ai vite appris à faire avec. Même si je suis née d'un viol, ça ne m'a pas empêché d'aimer ma mère. Et dans le fond, c'était surtout ça qui importait le plus pour moi... Mais alors, pourquoi je veux à tout prix suivre ce type? Même s'il me confirmerait de sa propre bouche qu'il serait mon père, qu'est-ce que je ferais ensuite?...

L'homme continue de déambuler. Il ne semble rien faire de particulier. Du moins, jusqu'à ce qu'il finisse par s'engager dans un quartier beaucoup plus populaire et surtout, nettement moins fréquentable de la ville. Le genre d'endroit, où il faut avoir une bonne raison pour y venir... Je me demandais alors, s'il cherchait quelqu’un en particulier en venant par ici... Ou bien s'il s'était enfoncé ici, par inconscience totale...

- Mince... Pourquoi il s'engage dans là dedans?...

Je me mords la lèvre inférieur, quand je le vois marcher dans une série d'allées beaucoup plus sombres et nettement moins fréquentées, que par rapport à toute-à-l'heure. Ici, les maison et les rues étaient beaucoup plus sales et délabrées. Les commerces y abondaient beaucoup plus rarement. Quant aux auberges, elle n'étaient réservées qu'aux voyageurs les plus démunis, avares ou totalement désespérés.

J'ai donc pris sur moi, pour continuer de le suivre de loin. Je n'aimais pas être là, mais je n'avais clairement pas le choix, si je ne voulais pas le perdre et surtout le voir partir ailleurs. Et plus ça passait, plus ça devenait presque insensé. Au bout d'un moment, il semblait comme tourner en rond. Je ne comprenais quel était sa stratégie en faisant ça, hormis celle de finir tout droit dans un guêpier... Mais j'étais tellement concentrée sur lui, que je n'avais même pas vu qu'il y avait trois hommes qui m'observaient...

- Hé petite? On peut savoir ce que tu fais ici toute seule?

- Ho la petite chatte s'est perdue, on dirait?... Enfin la louve. Hahaha.

- Attendez... Elle me parle celle-là... Tu serais pas la petite cochonne de service qui sert dans l'auberge qui se trouve un peu plus loin, dans la ville? Qu'est-ce que t'es venue foutre ici, avec ton petit cul par ici toi? A moins que tu cherches justement un peu de chaleur, tellement ça doit chauffer là-dessous?

- Je... Je...

Les trois sales types me regardent d'un air particulièrement vicieux et vont jusqu'à m'encercler. J'allais alors laisser tomber et repartir d'urgence en arrière, quand l'un d'eux m'attrape par les poignets, juste au moment où je vais pour reculer.

- Hé? Tu vas où comme ça, poupée? Tu crois que tu peux repartir comme ça et nous ignorer, comme si de rien n'était?

- Ouais. Je crois qu'elle a pas bien comprit que c'est jamais gratuit de venir foutre son petit museau poilu par ici.

- Allez. Sois raisonnable, petite louve. Si t'es bien sage, tu repartiras peut-être en un seul morceau. Comme ça, tout le monde sera gagnant.

- Non! Lâchez-moi... Arrêtez!

Je me suis alors mise à crier. Je ne voulais pas que ces sales types me touchent. Qu'ils s'en prennent à moi et qu'il me fassent du mal... Bien sûr face à leur insistance, j'ai bien pensé à essayer d'utiliser l'une de mes magies, mais j'étais terrorisée. Et le problème, c'est que je n'ai pas encore bien appris à savoir canaliser mes sorts, quand je suis prise par mes émotions... Mince... Qu'est-ce que je vais faire?...

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 03 nov. 2025 22:36
par Grayle le Marchemonde
*Est-ce qu'on me suis ?*

Au hasard de ses errements dans les ruelles, Grayle sentait une présence, un regard sur lui. Un picotement dans le creux de la nuque, ce sixième sens propre aux humains, lorsqu'on se sent observé. Avec ses siècles d'expérience, il avait développé d'excellents réflexes de survie, et s'il était loin d'être infaillible, Grayle était plus difficile à prendre par surprise que le commun des mortels.

Néanmoins, il ne sentait aucun danger. Alors, il continua de marcher, s'imprégnant de l'ambiance des ruelles et des culs-de-sac, esquivant habilement une ou deux flaques d'eau croupie, donnant une pièce d'or à un mendiant, déambulant comme s'il connaissait cette ville comme sa poche. Alors que, non loin de lui, quelque chose -ou quelqu'un ?- de familier semblait toquer à la porte de son esprit. Pendant un moment, il s'arrête à une intersection, jaugeant du regard un portail, un peu délabré. Au-delà de celui-là, les rues sont plus sales, les étals plus délabrés, les gens inquiétants. Un bas-quartier.

Pour lui qui a exploré les terribles jungles d'Anglorferrac et la redoutée Péninsule de Souffre, un endroit un peu mal-famé n'était rien. Au pire, il se ferait un peu tabasser. Et alors ? Ce n'est pas comme s'il allait en souffrir.

Il regarda le ciel, un instant. Hm, le soleil n'était pas encore trop bas. Il avait le temps de rejoindre les autres marins.

Il s'engagea dans la ruelle, et après quelques minutes, se mit à sourire. Il sentait toujours cette présence, cette aura... toujours derrière lui. Il en était persuadé maintenant : il était suivi. Par quelqu'un, ou quelque chose, qui ne semblait pas avoir froid aux yeux. Parmis les habitants, plusieurs -humains, nains, hybrides- lui jetaient des regards mauvais, voire hostiles. On n'aimait pas ce bellâtre se balader comme s'il était chez lui. Mais quelqu'un qui se trimballe ainsi... ils comprenaient qu'il ne fallait mieux pas s'en mêler. Le marchemonde cachait des choses, et ils n'étaient pas assez curieux pour vérifier.

- Non! Lâchez-moi! Arrêtez!


Il se retourna immédiatement. Pas a cause du cri, aigu et perçant, hurlé par une voix douce et si jeune qu'elle en était presque enfantine. Non. C'était que l'étrange sensation qu'il ressentait depuis son arrivée avait fait vibrer tout son être. Pendant un bref instant, les yeux bleus de l'immortel croisèrent ceux de l'hybride, qui se débâtait comme une diablesse, essayant d'échapper à trois hommes patibulaires qui lui tiraient les poignets et les cheveux sans se soucier de la douleur que pouvait ressentir la petite.

Autour de Grayle, ce fut la débandade. Toute la ruelle se vida en quelques secondes. Les portes furent vérouillées, les volets se refermèrent, les rideaux furent tirés. En un instant, Il n'y avait plus que Grayle, la jeune hybride, et trois hommes qui essayaient de la déshabiller.

- Hey les connards ! Beugla Grayle, qui, sans réfléchir, se mit à courir vers eux. Il n'était pas un chevalier sans peur et sans reproche, loin de là, mais, instinctivement, dans cette situation, il ne pouvait s'empêcher de venir au secours de l'agressée.

- Mec, occupe toi de ce bouffon gronda le plus costaud du lot à un autre plus petit, trop occupé à défaire son pantalon. Okay chef ! répondit l'autre, qui fit volte face. Il tira de sa poche un couteau, et fixa Grayle avec un sourire vorace, qui s'évanouit quand il vit que le jeune homme ne ralentissait pas sa course. Quel idiot se jetterait sur un homme armée d'un couteau ?!

Il n'hésita pas un instant, et, avec son bras, poignarda une fois, deux fois, trois fois, avant de frapper à l'aveugle. Le tissu du bruit déchiré précéda le sang, mais Grayle n'en avait cure. Son poing pulvérisa le nez et l'arcada sourcilière du salopard, dont il se saisit du bras avant de le tordre pour lui faire lâcher l'arme. Un coup de tête, un de coude, un de genou. Puis un autre coup de poing.

Il leva une dernière fois son poing mais n'eut pas le temps de frapper. Un deuxième membre du trio le percuta dans une charge presque bovine, l'envoyant rouler au loin, avant d'essayer de relever son compagnon qui hurlait de douleur, son visage pissant le sang. Grayle se releva, crachant lui aussi du liquide carmin. L'odeur ferreuse fouetta ses sens, alors qu'il essuyait sa bouche. Il fouilla dans son sac, y extrayant un long bâton, qu'il fit tournoyer entre ses mains, avant de foncer vers eux.

Pas de vantardise, pas de provocation. Il devait frapper avant qu'ils n'aient l'idée d'utiliser la fille comme otage.

Le sang continua de couler.

La question n'était pas de savoir s'il allait gagner. La question était de savoir combien de temps cela lui prendrait.

Seul contre trois, avec une louve spectatrice, cela lui rappelait des souvenirs...

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 11 nov. 2025 19:51
par Ashka Velaryon
Cette fois-ci, c'était totalement raté pour continuer de jouer sur la discrétion. Alors j'ai crié à plein poumons, tellement j'étais effrayée. En temps normal, j'aurai pu essayer de me défendre, en utilisant mes pouvoirs de glace. Mais dans une telle situation et en plus avec trois hommes sur moi, c'était vraiment compliqué. Surtout que ma mère, elle était beaucoup plus talentueuse que moi. Sans doute était-ce dut aux nombreuses épreuves de la vie qu'elle a traversé et qui lui ont permis de se renforcer autant... Mais l'homme, celui que je pensais bien être mon père, s'est aussitôt retourné et a bondit sur l'un de ceux qui se sont mis à m'agresser. J'ai ressenti autant de terreur, que d'admiration, quand je l'ai vu se battre avec autant de courage et de détermination. Sans hésiter, il a couru vers moi et il a mit à terre l'un de ces sales types qui a voulu s'en prendre à lui, avec un couteau. Vient alors quelque chose de plus étonnant encore, quand il sort une arme beaucoup trop grande pour le sac qu'il transporte. Je n'avais jamais vu ça de ma vie...

- Attention !!!

Je lui crie dessus, quand je vois un quatrième homme surgir de nul part pour lui donner des coups de couteaux par derrière. Je suis alors terrorisée, quand je vois qu'il se prend un coup de lame. Mais le type n'a pas le temps de rire longtemps, que mon père... enfin l'homme au bâton, se retourne et le met à terre avec une facilité presque déconcertante. Si le voir blesser m'inquiétait, le voir se battre comme ça, ça ne me laissait vraiment pas indifférente du tout...

S'ensuit un lot d'insultes, où les deux autres sales types se concentrent sur lui. Je profite du moment où ils m'ont momentanément oubliés, pour leur lancer un sort de glace avant de m'enfuir. Sans hésiter, je leur ait jeté des piques de glaces qui leurs ont littéralement transpercés les jambes. Le sort que je venais d'incanter et que je contrôlais mal, s'est finalement avéré beaucoup plus efficace que je ne le croyais. Pendant qu'ils se sont mis à crier, j'ai eu juste eu le temps de me retourner, pour voir mon potentiel paternel les mettre à terre dans une violence inouïe. Mais je ne ressentais aucune pitié à leur égard. J'étais lui. J'estimais que ce n'était que justice et qu'il n'y avait aucune place pour rien d'autre. D'ailleurs je savais déjà que je ne remercierais jamais assez cet homme de m'avoir aidée. Mais pour l'heure, j'ai préféré m'enfuir et m'éloigner le plus rapidement d'ici, au cas où d'autres décideraient de s'en mêler.

Quand je suis sortie du quartier, je me suis assise sur un muret dans un petit jardin où se trouvait toute une rangée d'arbres. Même si je n'étais pas blessée, je tremblais. Intérieurement si je ressentais de la peur, j'étais aussi prise de colère et de tristesse. Cette fois, je venais de perdre totalement ma chance de le rencontrer et de savoir qui il était... Je m'en voulais vraiment d'être partie comme une voleuse. Mais finalement ça devenait trop dangereux... Peut-être qu'au final, je devrais laisser tomber et oublier. Ça ne me plaisait pas du tout, mais je savais que je n'étais pas faite pour l'aventure. Puis je ne voulais pas avoir des ennuis avec mon patron. J'avais besoin de ce travail pour vivre.

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 01 déc. 2025 23:27
par Grayle le Marchemonde
Dans la ruelle, la bagarre tourna au pugilat, puis au combat. Aussi talentueux, déterminé et immortel qu’il était, Grayle n’était physiquement qu’un simple humain, sans force ni vitesse particulièrement impressionnante. Trois adversaires, aussi banals soient-ils, n’étaient pas une mince affaire pour lui, bien que sa victoire n’était jamais mis en doute.

Toutefois, la jeune fille, proie des malandrins, devint soudainement leur bourreau. Dans un cri violent et une décharge de magie qui fit geler la moitié des vitres de la ruelles, elle déchaîna son pouvoir sous la forme de pics de glaces, qui fendirent l’air dans un sifflement, avant de laisser dans leur sillage des lambeaux de chair et de muscle, et des hurlements de surprise et de douleur. Les bandits claudiquèrent, encore groggy, leurs corps n’ayant pas réalisé ce qu’il venait de leur arriver. Marchant dans des flaques de sang, les jambes réduites en lambeaux, chair et os visibles, perdant absolument toute velléités de combat.

Grayle ne s’arrêta pas. Ni leur avenir, ni leur santé ne le concernait, encore moins dans la mesure où ils avaient essayé de le tuer, et de violer cette fille. Il leva ses bras, et frappa, encore, encore et encore, brisant os et écrasant les chairs, le bruit mat de son bâton percutant corps et crâne résonnant de plus en plus fort.

Lorsqu’il s’arrêta, la rue était silencieuse. Les portes et volets restaient fermés. Seuls quelques gémissements et sanglots brisaient le silence irréel qui était tombé sur le quartier. D’un revers de manche, il essuya son front, non pas plein de sueur, mais de sang.
Ses blessures à lui s’étaient déjà refermées.

Il souffla du nez, essayant de reprendre son souffle. Son cœur battait à tout rompre, mais ce soucis, cette excitation, n’était pas naturelle. L’âme tiraillée, il devait retrouver cette fille.

La glace craquelait sous ses pas assurés, alors qu’il entamait sa marche. Elle était familière. Il avait déjà vu cette glace. Comment s’appellait-elle déjà… Sadrya ? Sarya ?

Cette fille était-elle liée à la terranide ?

Etait-elle liée à lui ?

Etait-elle la raison de ce tiraillement de,l’âme qu’il ressentait depuis son arrivée ici ?

Il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir.

Elle était encore tout prêt. Guidé par son cœur plus que par son instinct ou sa rue, il sortit lui aussi du quartier, presque en pilote automatique. Il ne prêta aucune attention aux regards des passants, qui jetaient des regards inquiets à ce beau jeune homme au visage et aux vêtements maculés de sang rouge.

Elle était là.

Il était entré dans un petit jardin jouxtant un quartier voisin. Une dizaine d’arbres, quelques parterres de fleurs, deux-trois bancs et un muret d’enceinte ainsi qu’un autre serpentant sous les frondaisons.

Elle était assise, sa courte roibe noire fendue et salie contrastant avec ses jambes pâles. Sa queue bleutée battait l’air avec inquiétude, alors que ses grandes oreilles étaient penchées vers l’arrière.

Il avait l’impression que son cœur était sur le point d’exploser. Son propre corps était brûlant, comme parcouru d’une énergie, d’une envie nouvelle. Elle remarqua son arrivée et pendant de longs instants, ses yeux bleus rencontrèrent les yeux verts du pérégrin. Il s’avanca vers elle avec lenteur. Il inspira. L’odeur du sang sur son corps envahi ses narines, mais la vision de l’enfant ne lui inspirait aucune envie de violence.

Au contraire.
Il avait envie de…

- Je te connais, n’est-ce pas ?
dit-il d’une voix à la fois inquisitrice mais doucement rassurante. Tu n’étais pas là par hasard.
- Ou alors, je devrais. Ses yeux verts resplendissaient, contrastants avec le sang rouge sur son visage. Tu me suivais ?

Le vent souffla, agitant la chevelure et la tunique du marchemonde.

- Qui suis-je pour toi ?

Il pensait connaître la réponse. Et a chaque minute qui passait, il en était de plus en plus sûr…

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 05 déc. 2025 00:21
par Ashka Velaryon
Je sens mon cœur cogner si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’il va exploser. Mes oreilles sont plaquées en arrière, ma queue tremble entre mes jambes croisées sur le muret. Le sang sur lui… cette odeur métallique qui se mêle à la sienne, plus profonde, plus chaude, presque animale, me fait tourner la tête. Je n’arrive pas à détourner les yeux de son visage taché de rouge, de ses mains encore crispées sur son bâton.

Je déglutis. Ma gorge est sèche. Mes doigts serrent le bord du muret jusqu’à ce que les jointures blanchissent. Quand il parle, sa voix me traverse comme une caresse brûlante. Je tremble plus fort. Je sens mes yeux s’embuer sans que je puisse rien y faire. C’est trop. Tout est trop.

Je descends lentement du muret, mes talons claquent sur le gravier avec un bruit trop fort dans le silence du jardin. Ma robe est déchirée sur le côté gauche, la fente remonte presque jusqu’à ma hanche ; le tissu colle à ma peau moite. Je fais un pas vers lui, puis un deuxième, jusqu’à ce que nous soyons à peine à un mètre l’un de l’autre. Je sens sa chaleur. Je sens son odeur. Je sens… lui.
Mes lèvres tremblent.

- Je le sais depuis que je t’ai vu au port. Depuis que j’ai senti… cette chose en moi qui hurlait que tu étais là...

Je lève lentement la main, hésitante, et effleure du bout des doigts une trace de sang sur sa joue. Le contact est électrique. Ma peau frémit, ma queue se raidit d’un coup, puis s’enroule nerveusement autour de ma propre cuisse comme pour se cacher.

- Maman… elle s’appelait Sarya... Il y a dix-huit ans, dans une forêt près de la route marchande… un humain l’a…

Je n’arrive pas à finir la phrase. Les larmes coulent enfin, brûlantes, sur mes joues. Mais je ne recule pas. Au contraire, je fais un pas de plus, si près que ma poitrine effleure presque son torse. Je sens mon souffle se mêler au sien.

- C’était toi pas vrai ?...

Je le sais tout au fond de moi. Je le sens dans chaque fibre de mon corps. Dans mon sang. Dans ma magie. Dans... Je pose ma main à plat sur son torse, juste au-dessus de son cœur qui bat si fort. Je lève alors les yeux vers lui. Mes pupilles sont dilatées, brillantes d’émotion, de peur, de désir trouble que je ne comprends pas encore complètement mais que je ne peux pas nier.

- Je m’appelle Selena. Et toi… tu es mon père...

Le mot sort comme un sanglot, mais aussi comme une délivrance. Ma queue se détend lentement, vient frôler sa jambe sans que je le veuille vraiment, comme si mon corps décidait pour moi. Mes oreilles se redressent un peu, tremblantes.

- Je… je t’ai cherché pendant des années sans même savoir que je te cherchais. Et maintenant que tu es là… j’ai peur. Mais j’ai encore plus peur de te perdre une deuxième fois...

Je mords ma lèvre inférieure, fort, jusqu’au sang. Une goutte perlée coule sur mon menton. Je ne bouge pas pour l’essuyer.

- Ne pars pas. S’il te plaît… reste. Je crois qu'on a vraiment beaucoup à se dire tous les deux.

L'avoir aussi près de moi ne faisait plus aucun doute pour moi. Mais plus que de simple raison, je le sentais au plus profond de mon être. Je l'avais bel et bien trouvé et je ne sais encore pour quelles raisons il se tenait juste devant moi aujourd'hui...

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 10 déc. 2025 23:24
par Grayle le Marchemonde
La fille de Sarya. Grayle n'arrivait pas à y croire. Tant de temps était donc passé...

Un humain l'a... la petite n'avait pas réussir à finir les mots, peut-être car la réalité la gênait. Grayle avait violé Sarya. Quand elle et ses comparses terranides l'avait attaqué, il s'était défendu et avait fait fuir les guerriers, non sans se faire intoxiquer par les matériaux de magie rose qu'il transportait. Mais Sarya,qui l'avait tué une fois, avait subie pour tous les autres. Il ne l'avait pas tué. Il l'avait plaquée au sol, arraché son pagne, et avait fait de la terranide sa chose pendant toute la journée, à même le sol de la forêt. Elle s'était débattue au début, puis s'était totalement abandonnée au plaisir, hurlant son envie de se faire violer et féconder encore et encore.

Et donc, le résultat de ces ébats sauvages et primaires, c'était cette Séléna. La frêle jeune fille semblait être la fragilité et la douceur incarnée. Elle le regardait avec un mélange de crainte, de curiosité, et aussi, et ca, Grayle ne pourrait le rater, de désir. Le même désir violent, irrépressible, presque effrayant, qu'il avait vu dans les yeux de sa mère, il y a 18 ans.

Elle savait qu'il avait violé sa mère, et pourtant... elle le suppliait de rester.

- Tu es ma fille...

Il lâcha son baton, et, doucement, caressa sa joue avec sa main. Elle se figea, mais ne recula pas. Au contraire, elle s’avança encore contre lui, pressant sa petite poitrine contre ses pectoraux. Les yeux bleus de l'hybride se teintèrent de rose.

- C'est vrai que tu me ressemble... dit-il d'une voix chaude, reconnaissant ses traits en elle : ses grands yeux, son petit nez, ses fins sourcils. La queue bleue de l'enfant, signe clair de son héritage lupin, caressait ses jambes presque langoureusement, et la réaction dans le corps du mâle ne se fit pas attendre, déformant son pantalon, accélérant les battements de son coeur, augmentant brutalement la température de son corps. Lui qui n'avait pas vu, ni touché de femme depuis des semaines avec la traversée, se retrouvait maintenant presque collé contre une jeune fille qui le regardait avec un air éperdu de désir...

Sentait-elle dans quel état elle mettait son père ? Du pouce, il caressa les lèvres roses de Séléna, essuyant son sang, touchant son menton, glissant sur sa gorge. Il respirait fortement, le cœur battant à tout rompre.

- Ils ne t'ont pas blessée ?
Elle hocha timidement de la tête. Tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferais pas de mal...

Il se demandait. Est-ce que cette attirance brutale, ce magnétisme qu'ils avaient tous les deux ressentis, était du au fait qu'elle avait été conçu par un mâle et une femelle gorgés de magie rose ? Ils allaient devoir en discuter, et examiner tout ceci...

Son autre main se posa sur l'épaule nue de Séléna, dont la robe avait été déchirée. C'est étrange. Elle était sa fille, et lui ressemblait, mais son immortalité fait qu'il n'avait pas l'air beaucoup plus agé qu'elle. De loin, tout au plus les prendraient-on pour un frère et une soeur...

- Nous avons beaucoup de choses à nous dire, en effet... mais pas ici. Nous avons besoin d'un bain. Guide moi... ma fille.

Quels mots étranges, sortis de sa bouche...

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 15 déc. 2025 19:01
par Ashka Velaryon
Je sens son pouce effleurer mes lèvres, et un frisson violent me traverse de part en part, comme si une décharge de glace et de feu explosait dans mes veines. Ma respiration se bloque un instant. Ses yeux verts me transpercent, et je vois dedans la même tempête que je ressens en moi : ce désir brut, animal, qui me terrifie et qui m’attire à la fois. Ma queue touffue s’enroule plus fort autour de sa jambe, presque possessivement, frottant la fourrure douce contre le tissu de son pantalon. Je sens la chaleur qui émane de lui, cette bosse qui déforme son entrejambe, et mon ventre se serre violemment, une humidité traîtresse commençant à mouiller l’intérieur de mes cuisses sous mes collants noirs.

« Tu es ma fille… »

Ces mots résonnent en moi comme un coup de tonnerre. Mon père. Mon vrai père. Celui qui a pris ma mère de force. Et moi, je suis là, collée contre lui, mes petits seins pressés contre son torse dur, mes tétons déjà durs qui pointent sous le tissu fin de ma robe déchirée. Je devrais avoir peur. Je devrais reculer. Mais je n’y arrive pas. Au contraire, je pousse un petit gémissement étouffé quand sa main glisse sur ma gorge, effleurant ma peau sensible.

Je hoche la tête quand il demande si j’ai été blessée. Non, pas vraiment. Juste quelques égratignures, et cette robe fendue qui expose presque toute ma hanche gauche, laissant voir la courbe de ma fesse ronde sous les collants opaques. Mais ce n’est rien comparé à ce que je ressens maintenant. Mon corps entier vibre. Mes oreilles frémissent à chaque souffle chaud qu’il expire contre mon visage. L’odeur du sang sur lui se mêle à une autre, plus profonde, plus mâle, qui monte de son bas-ventre tendu. Ça me fait tourner la tête.

- Un bain… oui… murmuré-je d’une voix rauque, presque suppliante.

Je passe ma langue sur mes lèvres, goûtant encore le sel de mes larmes et le léger goût métallique de mon propre sang qu’il a essuyé. Ma main toujours posée sur son torse descend un peu, sans que je le contrôle vraiment, effleurant les lacets de sa chemise ouverte. Je sens les battements fous de son cœur sous mes doigts.

- J’habite pas loin… une petite chambre au-dessus du bar où je travaille. Il y a une salle de bain… avec une grande baignoire. C'est là que je loge les jours où je travaille…

Je recule à peine, juste assez pour le regarder dans les yeux. Mes pupilles sont dilatées, teintées de ce rose étrange qui trahit la magie en moi. Ma queue se détache lentement de sa jambe, mais reste dressée, frémissante. Je prends sa main – cette main calleuse, encore tachée de sang – et entrelace mes doigts fins aux siens. Le contact me fait gémir doucement, un son que je n’arrive pas à retenir.

- Viens avec moi… papa…

Le mot sort tout seul, chargé d’une intensité que je ne comprends pas. Il me brûle la gorge, mais il me fait aussi fondre de l’intérieur. Je tire doucement sur sa main, l’entraînant hors du jardin. Mes talons claquent sur le pavé, ma queue balance nerveusement derrière moi, balayant l’air. À chaque pas, je sens le tissu de ma robe frotter contre ma peau hypersensible, mes collants humides coller entre mes cuisses. Je marche vite, comme si j’avais peur qu’il disparaisse si je ralentis.

Le trajet est court, mais il me semble interminable. Je ne parle pas. Je n’ose pas. Je sens juste sa présence derrière moi, immense, chaude, irrésistible. Quand nous arrivons devant la porte de ma chambre à l'étage de l’auberge, je sors ma clé d’une main tremblante, ouvre, et le fais entrer dans l’escalier étroit qui mène à ma chambre. L’endroit est modeste : un lit défait, une petite table, une armoire, et la porte de la salle de bain au fond. Par chance, mon patron ne nous avait pas vus entrer…

Je referme derrière nous, tourne la clé dans la serrure. Le clic résonne comme un engagement. Je me retourne vers lui, le dos contre la porte, haletante. Ma robe glisse un peu plus sur mon épaule dénudée. Mes yeux ne quittent pas les siens.

- Ici… personne ne viendra nous déranger…

Je fais un pas vers lui, puis un autre, jusqu’à ce que nos corps se touchent à nouveau. Ma main remonte sur son torse, défait lentement un lacet de plus.

- Laisse-moi… te laver. Tout ce sang que tu as sur toi papa…

Ma voix tremble, mais mon regard est brûlant. Je sens mon propre désir couler entre mes jambes, une chaleur liquide qui imprègne mes collants. Je veux le toucher. Le sentir. Le découvrir… Je ne comprends pas bien ce qui m'arrive. Pourquoi tout ça ? Ici… si vite… et surtout avec lui…

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 23 déc. 2025 23:28
par Grayle le Marchemonde
Grayle n'avait pas prononcé un mot lorsqu'elle l'avait emmené à sa suite. Sa main puissante serait celle plus fine et fragile de la jeune fille. De sa fille. Il avait encore du mal à y croire. Mais, à chaque pas, chaque mouvement, il revoyait dans ces cheveux et cette queue bleue, dans ces mouvements, ces fines épaules, cette taille de guêpe, ces fesses rebondies, le portrait craché de Sarya. Plus humaine, moins bestiale, tout aussi troublée.

Face à elle, une fois dans son logis, il du se rendre à l'évidence : Selena était complètement sous le joug de son attraction pour lui. La pauvre jeune fille arrivait tout juste à se contenir, ses yeux d'une couleur rose vive, et il la voyait se mordre la lèvre en défaisant les lacets de sa chemise. Elle avait, après tout, été conçue lors d'un coït primal et passionné, par deux individus complètement drogués à la magie rose, dont une furry en pleine chaleur. Que son être entier soit affecté par un tel... processus, et se mettre à dérailler une fois confronté à son père, beau, attirant, viril, et d'apparence à peine plus âgé qu'elle, était compréhensible. D'autant que l'attraction sexuelle génétique, entre membres de la même famille n'ayant pas grandi ensemble et venant de se rencontrer, était un phénomène très documenté.

Et lui aussi devait avouer que la jeune fille au corps fin et au regard clair ne le laissait pas indifférent... doucement, il referma ses doigts sur les siens et les guida vers les derniers lacets de sa chemise. Il demeurait silencieux, mais son regard ne la quittait pas. Il sentait leurs cœurs battre à l’unisson, affolés, alors que la main de Selena glissait contre le nombril de Grayle. Dans un lent mouvement des épaules et des bras, il se libéra de la chemise, qui glissa contre sa peau avant de choir au sol.

Exposant son athlétique torse nu à moitié couvert de sang, mais dont les balafres et cicatrices avaient presque disparues. Une forte odeur musquée, mélange de celle du jeune homme et du sang, frappa les narines de Séléna.

- Oui. Tu vas devoir me laver partout, ma fille.

Il la sentit inspirer et expirer plus fort. Et encore plus lorsqu'il posa ses mains sur elle. Il fit tomber la bretelle de sa robe, découvrant son épaule, puis l'autre.

- Je les aient vu te toucher. Ça... me dégoûte. Qu'ils te souillent comme ça. Seules ses mains sur le tissu noir empêchaient ce dernier de tomber et révéler la poitrine de Séléna. Je te veux propre. Il se penche sur elle, chuchotant d'une voix chaude à ses oreilles.

- Prépare le bain. Il recula, continuant de la tenir contre lui, l'entraînant à sa suite vers la salle de bain, avant de s'écarter, la tenant par ses poignets. Il l'immobilise, et se retrouve derrière elle alors que sa robe noire tombe doucement. Son souffle brûlant s'écrase contre sa nuque, avant que sa voix rauque ne retentissent.

- Ne me fait pas attendre trop longtemps.

Une main avide, première fois qu'il exprime les pulsions profondes qui l'habitude, vient caresser ses fesses encore couvertes par le tissu, les pétrissant avec force, les doigts s’enfonçant dans la chair rebondie, avant de la pousser vers la salle de bain, et de fermer la porte entre eux, offrant à sa fille un frustrant répit.

- Préviens moi quand tu as terminé et que je peux entrer.

Il regarda autour de lui, caressant du regard la chambre de sa fille. Il s'approcha du lit, se saisit des draps, et les porta à son nez, les reniflant. Une odeur fraiche, humaine mais aussi animale, qui l'excitait. Si Selena regardait à travers la serrure de la porte, elle pourrait voir son père remettre le lit en ordre avec douceur, avant d'ouvrir l'armoire, d'ouvrir les livres de sa toute petite bibliothèque, comme s'il essayait de se faire une idée de la personne qu'elle était, avec une curiosité sincère.

Elle pourrait aussi voir l'immense érection déformant son pantalon. Ce dernier, d'ailleurs, fut enlevé, la ceinture cliquetant lourdement lorsqu'il la défit, puis une seconde fois sur le sol.

Son père, nu, était dans sa chambre...

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 06 janv. 2026 17:33
par Ashka Velaryon
Je reste figée un instant quand la porte se referme entre nous, le dos contre le bois froid de la salle de bain. Ma robe noire gît à mes pieds en un tas informe, ne laissant sur moi que mes collants opaques qui moulent mes jambes et mes hanches, et mes talons aiguilles noirs aux nœuds rouges. Mon cœur bat si fort que je l’entends résonner dans mes oreilles dressées. Ses mains sur mes fesses… cette pression possessive, ces doigts qui se sont enfoncés dans ma chair comme s’il voulait la marquer, me posséder déjà. Je sens encore la brûlure de ses paumes à travers le tissu fin, et un frisson me parcourt l’échine, faisant frémir ma queue touffue qui fouette l’air nerveusement.

Je suis nue du buste, mes petits seins exposés à l’air tiède de la pièce, les tétons durcis par l’excitation et le froid relatif. Mes joues brûlent. Je ne sais pas si c’est de la honte, de la peur, ou de ce désir viscéral qui me ronge depuis que je l’ai vu. Papa… Grayle… mon père. Celui qui a pris ma mère de force, qui l’a faite hurler de plaisir malgré tout contre son gré. Et moi, je suis là, tremblante, les cuisses serrées pour contenir la chaleur humide qui s’accumule entre elles, imprégnant mes collants d’une moiteur traîtresse.

Je m’approche de la baignoire d’un pas hésitant, mes talons claquant sur le carrelage. Mes mains tremblent quand je tourne les robinets. L’eau jaillit, chaude, fumante, et je verse un peu d’huile de bain que j’ai – une fragrance douce, florale, pour masquer l’odeur animale qui émane parfois de moi quand je suis… comme ça. Excité. En chaleur, presque. Comme maman autrefois. L’idée me fait rougir plus fort. Je sens mon intimité pulser, gonflée, sensible, les lèvres intimes déjà humides qui frottent contre le tissu collant à chaque mouvement.

Pendant que la baignoire se remplit, je me regarde dans le miroir embué. Mes yeux bleus ont viré au rose profond, presque luminescent sous l’effet de la magie qui bouillonne en moi. Mes oreilles sont plaquées en arrière, trahissant mon trouble. Ma queue s’enroule autour de ma jambe, frottant la fourrure douce contre ma peau nue. Je passe une main sur mon ventre plat, descendant lentement jusqu’à l’élastique de mes collants. Je n’ose pas aller plus bas. Pas encore. Mais je sens tout : cette chaleur liquide qui coule, cette envie de me toucher, de soulager la pression qui monte. À cause de lui. De son odeur musquée qui persiste dans l’air, même à travers la porte. De ses mains. De sa voix rauque qui a murmuré « Ne me fais pas attendre trop longtemps. »

Je m’assois sur le bord de la baignoire, les jambes écartées sans y penser, et je laisse l’eau couler entre mes doigts. Elle est chaude, presque brûlante, comme je l’aime. Je pense à lui, nu dans ma chambre. À son torse athlétique taché de sang. À cette bosse que j’ai vue déformer son pantalon. Mon père… si beau, si fort. Et moi, sa fille, conçue dans la violence et le plaisir. Je devrais le haïr pour ce qu’il a fait à maman. Mais je ne peux pas. Je le veux. Je le veux en moi, comme elle l’a eu. L’idée me terrifie et m’excite à la fois. Mes doigts glissent malgré moi sous l’élastique de mes collants, effleurant ma toison bleutée, humide, et je retire vite la main, haletante. Pas maintenant. Pas sans lui.

La baignoire est presque pleine. La vapeur emplit la pièce, rendant l’air lourd, chargé. Je ferme les robinets. Le silence tombe, seulement brisé par mon souffle rapide.

Je me lève, les jambes flageolantes. Mes collants sont trempés entre mes cuisses, collant à ma peau, soulignant chaque courbe. Je ne les enlève pas. Pas encore. Je veux qu’il le fasse. Qu’il me déshabille complètement. Qu’il me touche partout.

Je m’approche de la porte, pose ma main sur la poignée. Ma voix sort rauque, tremblante, mais chargée d’une invitation que je ne peux plus retenir.

- Papa ?… c’est prêt. Tu peux entrer.

J’ouvre la porte lentement, et le vois. Nu. Totalement nu. Son corps athlétique, musclé par les voyages, sa peau encore marquée de traces de sang séché, mais déjà presque parfaite. Et son sexe… dressé, dur, impressionnant, veiné, le gland gonflé luisant déjà d’une goutte claire. L’odeur me frappe de plein fouet : musquée, mâle, animale, mêlée à celle du sang et de sa sueur. Ça me fait vaciller. Ma queue se raidit d’un coup, ma chatte se contracte involontairement, envoyant une nouvelle vague d’humidité dans mes collants.

Je recule d’un pas, le regard rivé sur lui, les lèvres entrouvertes. Mes seins se soulèvent rapidement. Je tends la main vers lui, hésitante.

- Viens… laisse-moi te laver. Partout. Comme tu l’as dit.

Ma voix est un murmure suppliant. Je m’approche, effleure son torse nu du bout des doigts, étalant le sang séché. Je veux le nettoyer. Le toucher. Le sentir. Tout de suite.

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 09 janv. 2026 01:13
par Grayle le Marchemonde
Il la reconnait. Ce regard fiévreux. Cette queue animale tendue et électrisée. Cette poitrine qui se soulève si haut et si vite. Cette voix brûlante et chevrotante. Ces oreilles tendues vers l’arrière. Elle était le portrait craché de sa mère. Et, malgré son apparence, majoritairement humaine, incapable de réfréner sa nature sauvage. Selena était nue, d’une beauté virginale mais paradoxalement animale. Une pureté que Grayle voulait souiller, mais aussi un brasier auprès duquel il voulait se brûler.

Lorsqu’elle posa son regard sur son vit, pervers, envieux, elle signalait à son père sa nature profonde. Celle d’une femelle asservie par ses pulsions.
Il lui prit la main.

- Partout.

Elle l’emmena, hésitante, vers la baignoire. L’eau était chaude, au point que la pièce était devenue quasiment brumeuse, cachant presque pudiquement leurs corps. Il fixa la baignoire un instant. Elle était relativement luxueuse, pour la petite maisonnée. Acceuillait-elle des gens ici ? La simple pensée qu’elle partage cet endroit avec un autre mâle le gonfla d’une jalousie mal placée. Il reporta son attention sur elle, la dévorant des yeux, et il la prit un peu violement par le poignet lorsqu’elle recula, plus par réflexe que réelle envie.

- Tu ne devrais pas mouiller tes collants, dit-il comme un gentil père prévenant, mais avec la voix rauque d’un mal en rut. Il la poussa contre le rebord de la baignoire, la forçant à s’asseoir dessus, avant de se mettre à genoux devant elle, tirant ses collants pour les lui enlever.

Les gémissements et plaintes de sa fille ne firent qu’augmenter son excitation et l’intensité de ses gestes, alors qu’il tirait sur le tissu, exposant sa fine toison bleu et le haut de ses cuisses. Mais ses efforts étaient vain. Les collants étaient tellement humides et poisseux des fluides de Selena qu’ils étaient collés, et la jeune fille, consciente de ceci, essayait de cacher son intimité gorgée de sang qui n’avait pas échappé à l’œil inquisiteur de son père.

Il grognait, ses doigts aggripant et tirant sur le tissu, compressant la chair de ses jambes, arrivant à peine à les baisser à mi-cuisse.

Déséquilibrée, Selena chuta vers l’arrière, levant ses bras de surprise. Rapide, l’homme réagit presque instantanément. De sa position, il ne pouvait pas saisir les bras levés de la jeune fille, mais parvint à la saisir par la gorge, l’empêchant de se briser le crâne contre l’autre rebord de la baignoire. Ses doigts étaient crispés contre sa orge, serrant a suffisamment e fore pour qu'elle sente l'air se raréfier, sans pour autant l'étouffer.

- Ne t’inquiète pas.

Il se releva lentement, au dessus d’elle.

- Je te tiens, murmura-t-il.

A elle d’interprêter si c’était rassurant ou effrayant. Il sembla réfléchir un instant, avant d’affermir sa prise sur le collant.

- Je t’en rachèterais un autre. Une promesse, d’une activité plus banale, habituelle, rassurante entre un père et sa fille. D’un geste rageur, il déchira et arracha le collant, exposant entièrement la fente dégoulinante de Séléna, ses belles jambes fuselées et sa croupe ronde. Puis, doucement, il la laissa choir dans le bain.

Lorsqu’elle sortit la tête de l’eau, Grayle l’avait déjà rejoint. Il était debout, la dominant de toute sa taille et de sa puissance athlétique. Sa verge était toujours tendue, se trouvant à quelques centimètres de son visage. Elle pouvait voir de près la chose qui avait violement conquis sa mère. Qui l’avait créée, elle. Sentir de plein fouet son odeur, voir à quel point ses bourses étaient pleines et lourdes, discerner les pulsations des veines parcourant le mât presque violacé tant l’homme bandait avec force.

C’est elle qui causait ceci.

Une goutte de pré-sperme tomba sur la joue de Selena, coulant contre la commissure de ses lèvres. Il la fixait, respirant avec force. Il avait envie de saisir ses cheveux, son visage, de forcer son chemin en elle. D’enfoncer sa verge entre ses belles lèvres roses, envahir sa gorge et violer son beau visage comme il avait fait avec sa mère, qui l’avait ensuite pompé comme si sa vie en dépendait, s’abreuvant de sa semence et le suppliant de jouir en elle.

- Lave moi maintenant.

Plus qu’un ordre, c’était un défi. De voir si elle arriverait à s’atteler à sa tâche, ou si, comme sa mère avant elle, elle céderait immédiatement à ses pulsions, alors que la verge brûlante de l’homme se tenait à quelques centimètres de son visage. S’il s’écoutait, Grayle la prendrait, sur le champ. Mais l’immortel, aussi pervers et dégénéré soit-il, savait se contenir, et trouvait bien plus excitant de voir les états d’âmes par lesquels passait sa fille. C’était une manière d’apprendre à la connaître…

- Je m’occuperais de toi ensuite.

Une promesse.

- De fond en comble.

Une terrible promesse…

Re: De père en fille [Grayle]

Posté : 17 janv. 2026 19:05
par Ashka Velaryon
Je sors la tête de l’eau dans un sursaut, crachant un peu, les cheveux bleus foncés plaqués contre mon visage et mon cou comme une cascade lourde et trempée. L’eau chaude m’enveloppe jusqu’à la poitrine, faisant rougir ma peau pâle, mais c’est rien comparé à la chaleur qui irradie de l’intérieur, cette pulsation sourde entre mes cuisses nues, maintenant totalement exposées. Mes collants arrachés gisent en lambeaux sur le carrelage, et je sens encore la brûlure fantôme de ses doigts qui ont déchiré le tissu, comprimant ma chair, marquant mes hanches de rouge. Ma fente est grande ouverte sous l’eau, gonflée, dégoulinante d’une cyprine épaisse et chaude qui se mêle à l’eau du bain, rendant tout glissant, poisseux. Ma queue touffue bleue fouette l’eau nerveusement, éclaboussant, tandis que mes oreilles sont plaquées en arrière, tremblantes d’un mélange de peur et d’envie brute que je ne peux plus nier.

Je lève les yeux vers lui. Papa. Grayle. Debout au-dessus de moi, immense, son corps athlétique dégoulinant de vapeur, son torse encore taché de sang dilué qui coule en filets roses sur sa peau. Et son sexe… si proche. À quelques centimètres de mon visage. Dur, veiné, le gland violacé gonflé à l’extrême, luisant, pulsant comme une bête vivante. L’odeur me frappe de plein fouet : musquée, lourde, mâle en rut, un mélange entêtant de sueur, de sang et de cette sécrétion claire qui perle au bout. Une goutte tombe sur ma joue, chaude, visqueuse, coule lentement vers mes lèvres entrouvertes. Je ne bouge pas pour l’essuyer. Au contraire, ma langue sort instinctivement, effleurant la commissure de ma bouche, goûtant ce sel précurseur, amer et addictif. Ça me fait gémir doucement, un son rauque et animal qui résonne dans la pièce brumeuse. Mon ventre se contracte, ma chatte palpite, envoyant une nouvelle vague de mouille qui s’écoule entre mes lèvres intimes enflées.

« Lave-moi maintenant. »

Sa voix rauque, ce défi dans ses yeux verts qui me transpercent… ça me fait frissonner des oreilles à la queue. Je veux obéir. Je veux le toucher. Le sentir. Mais je suis terrifiée par l’intensité de ce que je ressens, ce désir honteux qui me consume, qui me fait me sentir comme maman autrefois – soumise, en chaleur, prête à tout pour lui. Mes mains tremblent quand je les lève hors de l’eau, dégoulinantes, et les pose sur ses cuisses musclées. La peau est chaude, tendue, les poils drus sous mes paumes fines. Je commence doucement, comme il l’a demandé, prenant une éponge savonneuse posée sur le rebord, la trempant dans l’eau avant de la presser contre son ventre.

Le savon mousse, blanc et crémeux, glissant sur sa peau, emportant les traces de sang en tourbillons roses qui se diluent dans l’eau. Mes doigts suivent, caressant, pétrissant presque malgré moi. Je sens chaque muscle sous ma peau, cette force contenue, cette chaleur qui irradie. Ma respiration s’accélère, saccadée. Ma queue s’enroule autour de sa jambe sous l’eau, frottant la fourrure mouillée contre sa peau, un geste instinctif, possessif et suppliant à la fois. Je monte plus haut, lavant son torse, effleurant ses tétons durs du bout des doigts savonneux, traçant les contours de ses pectoraux. Un gémissement m’échappe quand je sens son sexe frôler ma joue, chaud, lourd, pulsant contre ma peau humide.

- Papa…

Murmuré-je d’une voix chevrotante, les yeux levés vers lui, brillants de larmes contenues et de désir rose.

- Tu es… si dur… à cause de moi ?

Je n’attends pas vraiment la réponse. Mes mains descendent, savonneuses, glissantes, effleurant ses hanches, puis l’intérieur de ses cuisses. Je sens ses bourses lourdes, pleines, pendantes, chaudes sous mes doigts. Je les caresse doucement d’abord, les soupesant presque, sentant leur poids, leur chaleur qui me fait fondre. L’odeur monte plus forte, entêtante, imprégnant mes narines, mon esprit. Ma bouche s’entrouvre, haletante, si proche de son gland que je sens son souffle chaud contre mes lèvres. Une autre goutte perle, tombe cette fois directement sur ma langue tendue. Je la suce, la savoure, un goût salé, visqueux qui me fait gémir plus fort, mes hanches se tortillant dans l’eau, frottant ma fente gonflée contre le fond de la baignoire pour un soulagement illusoire.

Je prends son sexe en main enfin, les deux paumes savonneuses l’enserrant, le caressant de la base au gland, lentement, sensuellement, comme une offrande. Il est si gros, si chaud dans mes mains fines, pulsant contre mes paumes, les veines saillantes sous mes doigts. Je le lave, oui, mais c’est plus que ça : je l’adore, le vénère, sentant chaque centimètre, le gland lisse et gonflé qui glisse entre mes doigts mousseux. Ma queue fouette l’eau plus fort, éclaboussant, mes oreilles frémissent. Ma chatte coule abondamment, une chaleur liquide qui me distend, me vide et me comble à la fois.

- Je… je vais te laver partout… comme tu veux…

Soufflé-je, la voix brisée, en accélérant légèrement le mouvement de mes mains, pompant doucement son mât dur, sentant les pulsations s’intensifier.

- Et après… tu t’occuperas de moi ? De fond en comble… comme tu l’as promis ?

Je lève les yeux vers lui, suppliante, les lèvres si proches de son gland que mon souffle chaud l’effleure. Je veux céder. Je veux le prendre en bouche, le sucer comme maman l’a fait, m’abreuver de lui. Mais je me contiens, à peine, attendant son ordre, son geste, cette promesse terrible qui me fait trembler d’anticipation et de peur délicieuse. Mon corps entier vibre pour lui. Pour mon père.