Monster Hunter [Nellie]
Posté : 11 janv. 2026 17:10
« La créature est par ici…
- Maudite harpie… »
Ils approchaient de ruines perdues dans la forêt, des bâtiments si anciens qu’ils étaient recouverts de végétation. La guilde des Rapaces avait accepté une mission, une prime consistant à tuer une bête, une sorte de harpie qui sévissait dans cette région, volant des ressources, attaquant les toits, ou s’en prenant aux femmes. La guilde avait déployé une troupe menée par le Commandant Verdot Synzwer. Un homme courageux et intrépide, qui portait sur son visage les traces de la guerre, des cicatrices qu’il avait récupérés. Verdot avait quitté l’armée mijakienne après un pogrom qui avait mal tourné. Peu de ses comparses évoquaient son passé militaire, mais les Rapaces avaient la réputation d’abriter d’anciens soldats de guerre démobilisés, des renégats, des déserteurs, ou des criminels. On offrait à ces derniers l’opportunité de commuer leur peine en devenant des mercenaires.
Verdot avait remonté la trace de la harpie à travers la forêt. La rumeur disait qu’elle capturait des femmes pour les dévorer. Les villages s’étaient cotisés pour offrir une généreuse prime. Verdot avait hâte de décapiter cette harpie, mais il espérait aussi que les rumeurs autour des femmes prisonnières étaient fondées. Il n’aurait pas été contre ramasser plusieurs femmes pour en faire des esclaves. Si elles étaient belles, elles serviraient la troupe. Si elles étaient laides, elles seraient revendues. Il suffirait de dire aux villageois que les gueuses étaient mortes. Il était toutefois aussi possible qu’elles aient profité de ce monstre pour fuguer, s’arrachant à une vie de malheurs dans une campagne profonde.
« Elle est par là… Vérifiez les tours. Si c’est bien une harpie, son nid est en hauteur.
- Chef, ces culs-terreux disaient que ses ailes s’enflammaient ! C’est pas normal, pour une harpie !
- Ne faites pas attention, ils avaient dû être bourrés… »
Verdot dégaina son épée, et l’enduisit d’une huile magique. La lame s’illumina. Sa troupe comprenait deux épéistes comme lui, trois arbalétriers, et deux hallebardiers. Un équipage convenable pour combattre une harpie. Six hommes et un commandant. Ils s’avançaient entre les immeubles, rejoignant la place centrale. En ne voyant aucun monstre, Verdot comprit qu’ils étaient sur la bonne piste. Contre les murs, d’anciennes traces de sang témoignaient de monstres que la harpie avait dû repousser.
Tandis qu’ils se déplaçaient, une autre silhouette se rapprochait. Cirilla avait délaissé sa licorne à proximité, et pistait Verdot et ses hommes.
*Allez-y, s’il y a vraiment une harpie, elle vous affaiblira avant que je vienne vous tuer…*
Cirilla avait grimpé sur le toit d’une bâtisse abandonnée, et, couchée sur le toit, pouvait voir le groupe de Verdot au centre du village abandonné… Et elle sentit son médaillon de sorceleuse se mettre à vibrer, témoignant d’une activité magique proche…
- Maudite harpie… »
Ils approchaient de ruines perdues dans la forêt, des bâtiments si anciens qu’ils étaient recouverts de végétation. La guilde des Rapaces avait accepté une mission, une prime consistant à tuer une bête, une sorte de harpie qui sévissait dans cette région, volant des ressources, attaquant les toits, ou s’en prenant aux femmes. La guilde avait déployé une troupe menée par le Commandant Verdot Synzwer. Un homme courageux et intrépide, qui portait sur son visage les traces de la guerre, des cicatrices qu’il avait récupérés. Verdot avait quitté l’armée mijakienne après un pogrom qui avait mal tourné. Peu de ses comparses évoquaient son passé militaire, mais les Rapaces avaient la réputation d’abriter d’anciens soldats de guerre démobilisés, des renégats, des déserteurs, ou des criminels. On offrait à ces derniers l’opportunité de commuer leur peine en devenant des mercenaires.
Verdot avait remonté la trace de la harpie à travers la forêt. La rumeur disait qu’elle capturait des femmes pour les dévorer. Les villages s’étaient cotisés pour offrir une généreuse prime. Verdot avait hâte de décapiter cette harpie, mais il espérait aussi que les rumeurs autour des femmes prisonnières étaient fondées. Il n’aurait pas été contre ramasser plusieurs femmes pour en faire des esclaves. Si elles étaient belles, elles serviraient la troupe. Si elles étaient laides, elles seraient revendues. Il suffirait de dire aux villageois que les gueuses étaient mortes. Il était toutefois aussi possible qu’elles aient profité de ce monstre pour fuguer, s’arrachant à une vie de malheurs dans une campagne profonde.
« Elle est par là… Vérifiez les tours. Si c’est bien une harpie, son nid est en hauteur.
- Chef, ces culs-terreux disaient que ses ailes s’enflammaient ! C’est pas normal, pour une harpie !
- Ne faites pas attention, ils avaient dû être bourrés… »
Verdot dégaina son épée, et l’enduisit d’une huile magique. La lame s’illumina. Sa troupe comprenait deux épéistes comme lui, trois arbalétriers, et deux hallebardiers. Un équipage convenable pour combattre une harpie. Six hommes et un commandant. Ils s’avançaient entre les immeubles, rejoignant la place centrale. En ne voyant aucun monstre, Verdot comprit qu’ils étaient sur la bonne piste. Contre les murs, d’anciennes traces de sang témoignaient de monstres que la harpie avait dû repousser.
Tandis qu’ils se déplaçaient, une autre silhouette se rapprochait. Cirilla avait délaissé sa licorne à proximité, et pistait Verdot et ses hommes.
*Allez-y, s’il y a vraiment une harpie, elle vous affaiblira avant que je vienne vous tuer…*
Cirilla avait grimpé sur le toit d’une bâtisse abandonnée, et, couchée sur le toit, pouvait voir le groupe de Verdot au centre du village abandonné… Et elle sentit son médaillon de sorceleuse se mettre à vibrer, témoignant d’une activité magique proche…