Le convoi perdu [Valeria]
Posté : 18 mai 2026 20:44
Les ruines de l'Eld étaient une région pour le moins fascinante, riche en Histoire et en histoires ; mais également farcie de fables sans queue ni tête, et de dangers en tous genres. Elle avait beau avoir consulté des livres sur le sujet, l'idée de visiter la région était fort tentante, et donc après un peu de documentation, elle avait débarqué. Non pas au sein de la région même, la faute à une supposée aura maudite couvrant les lieux, mais en périphérie, lui permettant d'aborder les environs progressivement pour être sûre de ne pas sauter à pieds joints dans les ennuis. Et si l'endroit était aussi intéressant que les textes et rumeurs le suggéraient, elle devrait déjà avoir un bon avant-goût avec ce qu'elle pourrait trouver à ses frontières.
Et en attendant de les atteindre, elle profitait déjà des paysages ; Terra possédant des vues totalement inédites, qu'elle n'aurait jamais pu trouver sur Terre. Surtout avec l'absence totale de signes de civilisation sur des kilomètres, la route qu'elle suivait seule trace d'une influence extérieure. Une fois de plus, elle se doutait que les ruines même portaient bien leur nom, et qu'une fois plus proche elle ne pourrait pas faire un pas sans marcher sur une relique historique, mais en attendant, la nature sauvage qui l'entourait était tout de même sacrément époustouflante. C'est donc avec plaisir qu'elle déambula une bonne partie de la matinée, carnet et tablette en main, prenant quelques photos pour complémenter ses brèves notes.
Peu de temps avant midi, une forme indistincte un peu plus loin sur la route lui fit porter la main à son front, la couvrant du soleil qui commençait à taper pour tenter de mieux voir de quoi il s'agissait. Pas question d'être prise au dépourvu. En tout cas c'était immobile, et pas beaucoup plus grand qu'elle. Une personne ? Hâtant le pas, elle approcha du corps immobile, son état peu rassurant devenant apparent avec la proximité grandissante. Le sang séché de ses blessures laissait une traînée derrière lui, et elle n'était pas vraiment médecin. Pas besoin de vérifier s'il était encore en vie ; le cadavre n'était vraiment pas frais, et si la décomposition n'avait pas encore débuté, elle ne tenait pas à s'en approcher de trop près. Elle grimaça en regardant les blessures, ce n'était clairement pas l’œuvre de bêtes sauvages, à part si les monstres du coin avaient appris à manier des haches. Du coup... elle pouvait voir pour rebrousser chemin immédiatement, et informer l'avant-poste qui servait de relai plus haut sur la route ; ou continuer son trajet avec une prudence redoublée, essayer de voir ou d'esquiver entièrement la cause, et avertir le prochain lieu civilisé qu'elle atteindrait.
Comptant rapidement, elle estima avoir au moins trois heures de marche devant elle si elle faisait demi-tour maintenant. Il n'y avait probablement pas d'autres victimes à sauver ; soit elles s'étaient déjà échappées, soit ce serait bien trop tard de toute façon. Autant continuer d'avancer, et aviser en fonction ; supposément, il y avait un village un peu plus loin, peut-être à une demi-heure de marche. Elle pourrait lever l'alerte là-bas. Frissonnant, elle se redressa, reprenant la route ; cette brève rencontre avec la mort bien loin de ses interviews habituelles.
Et en attendant de les atteindre, elle profitait déjà des paysages ; Terra possédant des vues totalement inédites, qu'elle n'aurait jamais pu trouver sur Terre. Surtout avec l'absence totale de signes de civilisation sur des kilomètres, la route qu'elle suivait seule trace d'une influence extérieure. Une fois de plus, elle se doutait que les ruines même portaient bien leur nom, et qu'une fois plus proche elle ne pourrait pas faire un pas sans marcher sur une relique historique, mais en attendant, la nature sauvage qui l'entourait était tout de même sacrément époustouflante. C'est donc avec plaisir qu'elle déambula une bonne partie de la matinée, carnet et tablette en main, prenant quelques photos pour complémenter ses brèves notes.
Peu de temps avant midi, une forme indistincte un peu plus loin sur la route lui fit porter la main à son front, la couvrant du soleil qui commençait à taper pour tenter de mieux voir de quoi il s'agissait. Pas question d'être prise au dépourvu. En tout cas c'était immobile, et pas beaucoup plus grand qu'elle. Une personne ? Hâtant le pas, elle approcha du corps immobile, son état peu rassurant devenant apparent avec la proximité grandissante. Le sang séché de ses blessures laissait une traînée derrière lui, et elle n'était pas vraiment médecin. Pas besoin de vérifier s'il était encore en vie ; le cadavre n'était vraiment pas frais, et si la décomposition n'avait pas encore débuté, elle ne tenait pas à s'en approcher de trop près. Elle grimaça en regardant les blessures, ce n'était clairement pas l’œuvre de bêtes sauvages, à part si les monstres du coin avaient appris à manier des haches. Du coup... elle pouvait voir pour rebrousser chemin immédiatement, et informer l'avant-poste qui servait de relai plus haut sur la route ; ou continuer son trajet avec une prudence redoublée, essayer de voir ou d'esquiver entièrement la cause, et avertir le prochain lieu civilisé qu'elle atteindrait.
Comptant rapidement, elle estima avoir au moins trois heures de marche devant elle si elle faisait demi-tour maintenant. Il n'y avait probablement pas d'autres victimes à sauver ; soit elles s'étaient déjà échappées, soit ce serait bien trop tard de toute façon. Autant continuer d'avancer, et aviser en fonction ; supposément, il y avait un village un peu plus loin, peut-être à une demi-heure de marche. Elle pourrait lever l'alerte là-bas. Frissonnant, elle se redressa, reprenant la route ; cette brève rencontre avec la mort bien loin de ses interviews habituelles.
---
Vingt minutes plus tard, la vue des silhouettes de bâtiments à l'horizon signala la proximité du village. Plus proche de ruines que de bâtiments entiers, à vrai dire. Une grimace se dessina sur son visage, ralentissant à nouveau son approche par prudence. Le corps sur la route n'était clairement pas un incident isolé, et pour s'en prendre à un village, les responsables devaient être assez nombreux. L'absence d'agitation suggérait qu'ils étaient maintenant partis depuis un temps, mais elle ne comptait pas relâcher sa vigilance pour autant ; approchant lentement des lieux.