Mission de réconciliation [PV Lilith]
Posté : 02 août 2026 14:49
Aux alentours des Ruines de l'Eld, parmi les monts desséchés, un mal sévissait. Il n'était pourtant point le fait de Lilith ou de ses fervents serviteurs. Ce « mal » n'avait pas été produit par la main d'un démon ; il était, contrairement à ce que les curieux de la Guilde qui avaient eu vent de ladite requête de la Reine des Enfers supposaient sottement, le fruit d'une main humaine. Une main folle et abusive accompagnée d'un esprit qui l'était tout autant, car elle n'avait pas hésité un seul instant à brandir un artefact presque aussi vieux que le monde ! Lilith et son entourage devaient donc le malheur millénaire qui s'était abattu sur eux à un individu nanti d'un pouvoir aussi viscéral qu'extrême. Un démoniste, pour ainsi dire, ayant déjà eu maintes occasions de harceler la reine par l'intermédiaire de ses suivantes les plus fidèles.
Parmi les deux ambassadrices et aventurières qui s'étaient chargé de conclure un pacte de non-agression entre Lilith et les mortels, Féhanor était bien sûr la plus sceptique du lot. C'était la bretteuse, coiffée d'une rousse queue de cheval, qui lisait, en long et en travers au point d'en abîmer le papier jauni, la requête écrite par la main même de Sa Majesté démoniaque.
- Je trouve que c'est complètement délirant, commenta Féhanor pour la énième fois. Quand je lis tout ça, j'ai même l'impression de marcher sur la tête. Et de marcher droit vers un piège à ours, qui plus est !
Elle baissa le parchemin, fusillant du regard le dos de sa coéquipière. Vialyna marchait en tête. Silencieuse, elle portait un sac à dos par-dessous son artefact de magicienne qui ressemblait à s'y méprendre à une petite targe en métal.
Féhanor poursuivit sur sa lancée :
- Qui serait assez stupide pour multiplier les attentats à l'encontre d'une démone de ce calibre ? Et toi, comment as-tu pu accepter une telle expédition ? Je suis sûre qu'elle repose sur un mensonge ! Les démons en sont friands, et tu le sais bien.
Elles empruntaient le même chemin que la première fois. Celui qui, sinueux et caillouteux, serpentait à travers les montagnes pour ensuite descendre en courbe devant la résidence secondaire de la Reine des Enfers. Une véritable forteresse bâtie sur un lit de lave. Elles s'y étaient introduites en douce lors de leur première visite. Aujourd'hui, Vialyna comptait faire fi du danger en annonçant leur arrivée en se postant directement devant la grande porte.
Ce que la rouquine trouvait également délirant.
- Les humains aussi savent très bien en émettre, déclara la prêtresse. Tu es bien placée pour savoir qu'ils ont souvent du mal à s'en priver - surtout lorsque ça les arrange - puisqu'il en va ainsi de leur nature.
La bretteuse fronça les sourcils.
- Ça veut dire que je suis une menteuse, moi aussi ?
Vialyna secoua la tête.
- Pas forcément. Mais ton père, lui, en est un beau.
Féhanor n'avait pas lieu de s'en vexer ; elle détestait son paternel.
- ...Pourquoi cet exemple précis ?
Vialyna, les yeux clos, lui glissa un doux petit sourire.
- Ce n'est pas parce que tu es la fille d'un menteur que toi, son héritière, tu l'es aussi, pas vrai ?
- En effet. Et alors ?
- Par conséquent, ce n'est pas parce qu'un démon a menti une ou deux fois que ses congénères prennent tous un malin plaisir à l'imiter et qu'ils en ont aussi développé l'habitude.
- Je n'en suis pas si sûre...
La prêtresse soupira indulgemment.
- Je ne te demande pas de l'être ; je te demande seulement de faire confiance à mon instinct, au moins pour cette fois.
Féhanor ne lui répondit rien, mais elle suspectait surtout que les motivations de sa partenaire du Rose relevaient davantage de sa libido. Dans le fond, c'était bien cela qui l'inquiétait le plus...
Elles arrivèrent au bas des marches du grand escalier qui précédait la porte tout aussi imposante.
Plutôt que de manifester leur présence en s'époumonant avec le mains en porte-voix, Vialyna déploya son Disque d'Obédience pour produire une lumière rosée que ne manquerai(en)t pas de voir la ou les sentinelles. Il s'agissait d'un signal particulier, comparable à un code que la jeune femme aux cheveux roses avait convenu avec les plus hautes instances de ce château.
Parmi les deux ambassadrices et aventurières qui s'étaient chargé de conclure un pacte de non-agression entre Lilith et les mortels, Féhanor était bien sûr la plus sceptique du lot. C'était la bretteuse, coiffée d'une rousse queue de cheval, qui lisait, en long et en travers au point d'en abîmer le papier jauni, la requête écrite par la main même de Sa Majesté démoniaque.
- Je trouve que c'est complètement délirant, commenta Féhanor pour la énième fois. Quand je lis tout ça, j'ai même l'impression de marcher sur la tête. Et de marcher droit vers un piège à ours, qui plus est !
Elle baissa le parchemin, fusillant du regard le dos de sa coéquipière. Vialyna marchait en tête. Silencieuse, elle portait un sac à dos par-dessous son artefact de magicienne qui ressemblait à s'y méprendre à une petite targe en métal.
Féhanor poursuivit sur sa lancée :
- Qui serait assez stupide pour multiplier les attentats à l'encontre d'une démone de ce calibre ? Et toi, comment as-tu pu accepter une telle expédition ? Je suis sûre qu'elle repose sur un mensonge ! Les démons en sont friands, et tu le sais bien.
Elles empruntaient le même chemin que la première fois. Celui qui, sinueux et caillouteux, serpentait à travers les montagnes pour ensuite descendre en courbe devant la résidence secondaire de la Reine des Enfers. Une véritable forteresse bâtie sur un lit de lave. Elles s'y étaient introduites en douce lors de leur première visite. Aujourd'hui, Vialyna comptait faire fi du danger en annonçant leur arrivée en se postant directement devant la grande porte.
Ce que la rouquine trouvait également délirant.
- Les humains aussi savent très bien en émettre, déclara la prêtresse. Tu es bien placée pour savoir qu'ils ont souvent du mal à s'en priver - surtout lorsque ça les arrange - puisqu'il en va ainsi de leur nature.
La bretteuse fronça les sourcils.
- Ça veut dire que je suis une menteuse, moi aussi ?
Vialyna secoua la tête.
- Pas forcément. Mais ton père, lui, en est un beau.
Féhanor n'avait pas lieu de s'en vexer ; elle détestait son paternel.
- ...Pourquoi cet exemple précis ?
Vialyna, les yeux clos, lui glissa un doux petit sourire.
- Ce n'est pas parce que tu es la fille d'un menteur que toi, son héritière, tu l'es aussi, pas vrai ?
- En effet. Et alors ?
- Par conséquent, ce n'est pas parce qu'un démon a menti une ou deux fois que ses congénères prennent tous un malin plaisir à l'imiter et qu'ils en ont aussi développé l'habitude.
- Je n'en suis pas si sûre...
La prêtresse soupira indulgemment.
- Je ne te demande pas de l'être ; je te demande seulement de faire confiance à mon instinct, au moins pour cette fois.
Féhanor ne lui répondit rien, mais elle suspectait surtout que les motivations de sa partenaire du Rose relevaient davantage de sa libido. Dans le fond, c'était bien cela qui l'inquiétait le plus...
Elles arrivèrent au bas des marches du grand escalier qui précédait la porte tout aussi imposante.
Plutôt que de manifester leur présence en s'époumonant avec le mains en porte-voix, Vialyna déploya son Disque d'Obédience pour produire une lumière rosée que ne manquerai(en)t pas de voir la ou les sentinelles. Il s'agissait d'un signal particulier, comparable à un code que la jeune femme aux cheveux roses avait convenu avec les plus hautes instances de ce château.