Valeria était donc prête à prendre le risque. Félicia lui sourit. Valeria proposa qu’elle s’installe sur ses cuisses. Une invitation tentante, mais, en faisant cela, Valeria ne pourrait pas voir grand-chose des secrets derrière cet écran. Au lieu de ça, Félicia se déplaça. Elle se mit entre Valeria et son installation, puis pianota sur le clavier. Elle rentra le mot de passe, appuya sur « Entrée ». L’ordinateur vrombit, et le menu principal s’afficha. Félicia se décala ensuite, et s’assit sur un autre fauteuil, à côté de Valeria.
Devant elles, il y avait un système d’exploitation spécifique, unique en son genre. Un écran s’affichait avec une liste déroulante comprenant plusieurs options : « STREAMING » – « CAMÉRAS » –« VIDÉOS » – « IMAGES »… Félicia restait assise à côté de Valeria, et souriait, tandis que le regard de Valeria était absorbé par ça. Félicia avait encore d’autres surprises. Profitant de l’étonnement de Valeria, elle appuya sur un bouton, et le fauteuil de Valeria se mit à vibrer. Elle put sentir des sangles sortir des accoudoirs pour retenir ses poignets et ses jambes, tandis que, contre ses cuisses, des vibromasseurs jaillirent depuis l’intérieur du fauteuil, et titillèrent les parties intimes de Valeria, sans la pénétrer encore. Elle aurait pu se retirer sans difficulté, mais Félicia se releva encore, pour lui expliquer de quoi tout cela s’agissait.
« Cette salle est notre quartier général, à moi et à Aoki. Tu y vois ici l’ensemble de notre œuvre perverse… » souffla-t-elle.
Elle ouvrit un placard, et en sortit un casque de réalité virtuelle.
« Toute cette installation provient d’une planète technologiquement avancée à la nôtre, le Tekworld… »
Félicia posa le casque de réalité virtuelle sur la tête de Valeria. Celle-ci put voir l’écran se charger. La liste déroulante s’afficha à nouveau, tandis que Valeria aurait l’impression d’être dans le menu principal d’une sorte de jeu vidéo.
« À Uatis, ils ont développé ce qu’on appelle des danses sensorielles, des sortes de simulations virtuelles permettant de revivre des souvenirs enregistrés. C’est le principe des vidéos et des images, des souvenirs de nos ébats avec Aoki. Le streaming, c’est quand j’organise des live stream, et que nos amantes peuvent les voir. Et la rubrique sur les caméras permet de voir les caméras de surveillance des appartements de l’immeuble, là où dorment nos amantes. »
Les amantes du couple étaient généralement les élèves d’Aoki, qui tenait une agence d’idols. Ses idols avaient droit à un appartement dans ce grand bâtiment. Félicia était peu à peu en train de racheter la totalité des appartements de l’immeuble. On y trouvait l’appartement des Strawberry Girls, de Doutzen Kroes, de Reika… Rien de très palpitant à voir pour le coup, car elles étaient toutes globalement en train de dormir paisiblement. Les vidéos, c’était le cœur du sujet, en revanche. Valeria pouvait sentir le casque de réalité virtuelle travailler. Il se reliait à son cerveau, et, quand la connexion fut établie, Valeria se retrouvera plongée dans cette simulation. Le menu déroulant avec les différentes options prit la forme de plusieurs portes, et elle se trouvait dans une pièce, un lobby.
La porte des vidéos s’ouvrit, donnant sur un couloir, où elle pourrait voir des portes à droite et à gauche, avec des noms assez évocateurs, correspondant au titre des vidéos. Il y avait parfois des séances de sexe classiques, mais aussi du BDSM avec les idols, des orgies, de la prostitution, de la zoophilie… Le mot de passe prenait tout son sens. Valeria pouvait plonger dans une multitude de vidéos perverses. À chaque vidéo qu’elle choisirait, en ouvrant la porte, elle plongerait directement dans le souvenir, et les vibromasseurs du fauteuil s’enclencheraient ensuite, afin de la stimuler…