Plus moite que jamais, son derrière produisait de puissants claquements au contact de cette lourde main de cochon. Des bruits qui régalaient les oreilles des occupants de cette chambre saturée par une tout aussi puissante odeur de stupre.
Jamais Actaïa n'aurait cru transformer sa chambre en un tel bordel !
Jamais n'aurait-elle cru recevoir deux monstrueuses triques en elle et les supporter aussi longtemps.
Marisa lui permettait de se surpasser. Sa perversité était contagieuse, viscérale même ! Ou tout simplement inspirante, voire entraînante?
Même si elle était celle qui, présentement, se faisait littéralement défoncer par tous les trous, la Fille de l'Eau enviait sa meilleure amie.
Raison pour laquelle elle absorba sa mouille en quantité, allant jusqu'à se remplir les joues jusqu'au point de rupture. D'ordinaire, du fait de son gabarit, Marisa n'avait rien d'une femme fontaine. Mais puisqu'il était question de celle qu'elle appelait affectueusement Aqua, son orgasme fut autrement plus consistant que ceux qu'elle avait l'habitude d'essuyer.
Et c'était absolument divin !
Ce le fut encore plus grâce à la vive contribution du Buta. Ses grosses lèvres venant engloutir les siennes. Son imposante langue colonisant la sienne.
Marisa, les yeux humides d'un plaisir extrême, était vraiment aux anges.
- Géant, souffla-t-elle. Vous formez... un couple incroyable ! ♥
Les yeux d'Actaïa s'exorbitèrent. Elle manqua s'étouffer sur cette entrée glabre et juteuse, se mettant à tousser au moment d'en reculer le minois. Ses joues caramélisées brûlant d'un sentiment de honte qui lui serrait le cœur comme dans un étau. Elle était sur le point de vomir son indignation mais, pour ne rien arranger, Bhouta avait choisi ce moment pour lui glisser quelques bassesses à l'oreille.
- Sa-salaud, fit-elle en s'essuyant les lèvres d'un coup de poignet. Et alors ? Ça changerait quoi, que tu aies raison ?
L'homme-porc avait beau lui avoir murmuré sa remarque à l'oreille, Marisa, elle, disposait d'une ouïe très fine. Une qualité qu'elle tenait sans doute de son côté Brooni ; une race travailleuse mais qui, très friande de ragots en tout genre, adore écouter aux portes.
- Ce n'est pas bien d'éprouver de la jalousie. C'est même une preuve de faiblesse, disait papa !
- Tu... tu cherches à me faire la leçon ?
Marisa ne lui répondit pas. Au lieu de ça, pour donner effectivement une leçon de vie à son amie, elle proposa au généreux Buta :
- Les termes de notre contrat ont changé, décida-t-elle avant de pointer un doigt sur les fesses d'Actaïa. J'accepte votre soutien financier à condition... (Attention : roulements de tambours !) que vous lui fassiez un enfant ! ♥
- Q-QUOI ?!
- Ne crie pas comme ça, s'il-te-plaît. Je sais que tu as très bien entendu~
- Mais c'est HORS DE QUESTION ! Je ne veux PAS de sa progéniture !
La fermière se fendit d'un grand sourire à faire peur. Elle lui ébouriffa les cheveux d'une main ferme.
- Si, si. Tu l'auras ! Et ce sera votre progéniture à tous les deux.
Actaïa se prit la tête entre les deux mains. Sa voix se mit à trembler.
- A-attends... le jeu va trop loin, là...
- Ben non, lui fit remarquer innocemment Marisa en inclinant légèrement la tête de côté. Vous le faites sans protection depuis tout à l'heure ! Et avec une telle passion sauvage qu'il est sûr à 100% que de cette union résultera un mignon petit cochon tout brun~
Et elle, alors ? M'sieur Bhouta ne l'avait-elle pas lourdement ensemencé ?
Marisa leur agita son bracelet enchanté sous le nez. Un artefact légué par une dryade qui, en plus d'apporter de solides nutriments à cette créature mythique, empêchait la Fleur des Champs de se retrouver avec un Kinder Surprise dans le bidon !
- Tu es la seule de nous deux à pouvoir toucher le gros lot, jolie Aqua~
Actaïa, le visage blême, entreprit de se dégager de ce corps massif.
Marisa prit alors appui sur le haut de son dos et ses épaules.
- Non, j'ai dit ! On ne se défile pas~
La Fille de l'Eau gémit de désespoir.
La voix de Marisa retentit à ses oreilles à la manière d'un coup de fouet :
- Arrête de te plaindre, Actaïa ! Grâce à ta contribution, nous serons toutes les deux mères. (Elle eut un regard rêveur.) Nous nous occuperons de cet enfant prometteur exactement comme le ferait un couple digne de ce nom, oui ! (Elle n'avait pas oublié Bhouta, bien sûr ; elle le regardait aussi. Avec un regard langoureux.) Vous viendrez le voir, pas vrai ? Vous viendrez nous rendre visite de temps en temps, d'accord ? Comme ça, on pourra dire que cette ferme sera aussi la vôtre~
Actaïa l'aimait, certainement. Marisa le savait mais se sentait incapable de n'aimer qu'une seule personne. Parce qu'elle aimait aussi ce gros bonhomme qui lui avait ouvert les cuisses en long comme en large. Elle aimait ce monstre lubrique parce qu'elle en était aussi un, à sa manière. La Fleur des Champs appartenait autant aux visiteurs que ces derniers lui appartenaient. Elle s'était pour ainsi dire mariée à l'inconnu et à la surprise.
Ce que la Fille de l'Eau était incapable de comprendre.