Ici, seule l'imagination est votre limite. Incarnez qui vous voulez dans cette partie, et faites ce que vous voulez !
Répondre

Olympus Infinite [PV]

Message par Aphrodite »

Aphrodite
Aphrodite
Messages : 426
Enregistré le : 23 oct. 2024 12:54
Fiche
Demande de RP
Image

Elle s’appelait « Olympus ». La Cité Dorée, le Palais Flottant. Une cité futuriste qui flottait dans les airs. Elle était retenue par un alliage impressionnant de magie et de technologie, le tout impulsé par la volonté de La Divine, la Reine-Déesse Aphrodite. Olympus était une cité de paix et d’amour, un phare qui guidait un monde plongé dans les ténèbres. C’était aussi une solide monarchie de droit divin, une matriarchie qui reposait sur l’idée que les hommes étaient dangereux, instables, et inaptes aux responsabilités. Un choix qui reposait sur l’histoire d’Olympus, ainsi que sur des théories scientifiques affirmant que l’appareil génital des hommes diffusait une sécrétion plus élevée de testostérone que les femmes, et qui nuisait à leurs capacités cognitives.

Historiquement, Olympus était un phare, un royaume volant qui reposait sur un royaume terrestre, paradisiaque, l’Arcadie, qu’on appelait aussi « Elysée ». Ce royaume abritait les nombreux champs agricoles qui servaient à nourrir Olympus, ainsi que les réserves de matières premières indispensables au fonctionnement d’Olympus, comme de grandes et vastes mines de charbons, des carrières de pierre. On y trouvait aussi un vaste océan qui abritait une côté balnéaire où les Olympiennes pouvaient venir se reposer et se rafraîchir.

La frontière de l’Arcadie était un gigantesque mur, qu’on appelait tout simplement « le Mur ». Derrière ce mur, bardé de forteresses, de tours de gardes, et de rondes, des terres sauvages s’étiraient à l’infini. Des royaumes archaïques, des clans hirsutes dominés par les hommes. Des terres dangereuses, hostiles, où on aimait peu se rendre. Olympus était en guerre contre le reste du monde, une guerre qui remontait aux fondations d’Olympus. Jadis, avant que Olympus n’existe, les femmes étaient sous la férule des hommes, dans un monde sauvage. Elles étaient des esclaves, du bétail sexuel que les tribus sauvages se partageaient. Une révolte avait fini par éclater dans ces camps d’esclaves où les hommes venaient se servir. Une révolte qui s’était répandue. Les femmes n’avaient pas les capacités physiques des hommes, mais elles avaient pu montrer leur efficacité. Elles s’étaient organisées derrière Aphrodite, Déesse réincarnée en esclave, qui avait tué son maître, et provoqué la révolte de son ludus. Une révolte qui avait déchiqueté de l’intérieur l’Empire d’Arès.

Aphrodite avait guidé les esclaves en fuite, les gladiatrices, les ouvrières, les prostituées, vers l’Arcadie. L’Empire d’Arès s’était entretemps effondré, éparpillé en une myriade de royaumes barbares plus ou moins dangereux, et, régulièrement, Olympus affrontait les invasions barbares. Le Mur était solide, mais les ennemis le contournaient, ou parvenaient à l’ébrécher. Récemment, des pillards de Poséidon avaient attaqué la côte. Des sauvages qui avaient déferlé sur les ports pour faire des razzias, volant des provisions et des femmes.

La Reine-Déesse ne gérait pas seule son royaume. Elle disposait d’un panthéon composé de ses filles. La première d’entre elles était la Générale Minerve. Réputée immortelle, elle était la Commandante Suprême, la Championne d’Aphrodite. Elle était sa première fille, et sa principale amante. Puissante, Minerve avait immédiatement mené une croisade contre les pillards de Poséidon, en emmenant avec elle le dernier enfant d’Aphrodite, le Chevalier Alexandre.

Le dernier des enfants d’Aphrodite était un homme. Les hommes étaient tolérés en Olympus, mais ne pouvaient se voir attribuer de hautes responsabilités. À la majorité, les hommes avaient le choix entre, soit rester le sexe faible, soit subir des opérations magiques et scientifiques pour changer de sexe. La seule condition requise pour une transition sexuelle était d’enfanter. Olympus devait après tout veiller à se renouveler. Les femmes avaient le choix. Les hommes mûrs se rendaient à des marchés où on pouvait choisir avec quel homme copuler. Un homme n’avait aucun droit de parenté sur les enfants. Une femme pouvait néanmoins, soit louer les services d’un mâle pour une fécondation, soit en faire son esclave permanent. Il n’était pas impossible de tomber amoureux de son esclave, mais cela restait mal vu.

Seul enfant d’Aphrodite, Alexandre était un cas à part. Il approchait de la majorité. Pour accomplir sa transition, il lui faudrait féconder une femme. Autant dire que les femmes se l’arrachaient, car, même s’il était un homme, il était avant tout le fils de la Reine-Déesse. Aphrodite espérait secrètement que son fils accepterait de devenir une femme.

Pour l’heure, il était à bord de la flotte menée par Minerve, qui se rapprochait des îles sauvages de Poséidon. Les Dieux masculins n’avaient jamais accepté la révolte d’Aphrodite. Poséidon guidait les pirates sauvages vers l’Arcadie pour y mener des raids.

« Nous allons en finir. »

Minerve avait soif de sang. Elle était une femme, mais elle restait avant tout une femme forte. Son objectif ? Capturer le Prince Orion, le fils de Poséidon. Elle comptait ramener ce sauvage auprès de sa mère, et ainsi rajouter à Olympus un nouveau royaume sauvage. L’archipel d’Orion comprenait des forteresses, et les cors de guerre retentissaient, tandis que leurs navires sortaient des ports de l’archipel rocailleux pour se livrer à une bataille navale

« L’archipel d’Orion est en approche, Maîtresse Minerve ! »

Minerve se retourna vers Alexandre, qui était en compagnie de son mentor, un guerrier âgé qui veillait sur lui et assurait sa formation militaire.

« Es-tu prêt à rendre honneur à Mère, mon petit-frère ? »

Dernier point à noter : les hommes portaient continuellement des cages de chasteté. Seules leurs maîtresses pouvaient le leur ôter. Ils n’avaient également pas le droit de se masturber seuls, ne pouvant le faire que si leur Maîtresse le souhaitait. Dans le cas d’Alexandre, c’était sa mère qui assurait ce rôle, et, quand elle n’était pas là, comme en ce moment, c’était à Minerve d’assumer ce rôle. Elle esquissa un léger sourire à Alexandre. Ils étaient sur le pont de commandement du principal navire de la flotte d’Olympus, le Rhodé
DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !

Re: Olympus Infinite [PV]

Message par Leon Redgrave »

Leon Redgrave
Leon Redgrave
Démons
Messages : 302
Enregistré le : 14 août 2024 13:28
Fiche
Fils unique d'Aphrodite, Alexandre avait grandi dans le luxe du Palais Flottant, entouré des plus grandes érudites, des meilleures instructrices et des plus redoutables combattantes d'Olympus. Son éducation avait été irréprochable. On lui avait enseigné l'histoire officielle, celle des chaînes brisées, des esclaves libérées et des cités élevées dans le ciel pour protéger les femmes de la barbarie masculine. On lui avait appris que les hommes étaient les artisans des guerres, des massacres et de la souffrance du monde. Que leur nature les rendait incapables d'exercer le pouvoir avec sagesse.

Pourtant, Alexandre n'avait jamais accepté ces vérités comme des évidences.

Enfant déjà, il avait posé trop de questions. Pourquoi condamner un garçon dès sa naissance ? Pourquoi la valeur d'un individu devait-elle être déterminée par son sexe ? Était-il réellement si différent des femmes avec lesquelles il avait grandi ? Était-il condamné à devenir un monstre simplement parce que le sang d'un homme coulait dans ses veines ?

Ces interrogations lui avaient valu plus d'un sermon. Certaines y voyaient l'immaturité d'un adolescent, d'autres les premiers signes de cette violence que l'on attribuait naturellement aux hommes. Sa mère, elle, s'était montrée plus patiente. Elle ne l'avait jamais forcé à croire, convaincue qu'avec l'âge, il finirait par comprendre la justesse de son œuvre.

Alexandre, lui, continuait d'observer.

Il reconnaissait ce qu'Aphrodite avait accompli. Sans elle, des milliers de femmes seraient encore esclaves des royaumes barbares. Olympus était un havre de paix, une merveille que nul ne pouvait nier. Mais il refusait d'admettre qu'une injustice passée puisse justifier une autre injustice, aussi raffinée fût-elle.

Cette pensée, il la gardait pour lui.

Il savait que les murs d'Olympus avaient des oreilles.

À ses côtés se tenait son vieux mentor, un vétéran dont les cheveux grisonnants contrastaient avec l'armure impeccablement entretenue. Plus qu'un instructeur, il avait été pour Alexandre une figure paternelle discrète, celui qui lui avait appris à manier une lame sans jamais lui dicter ce qu'il devait penser.

Lorsque Minerve s'adressa à lui, Alexandre détourna enfin son regard des falaises.

Toujours prête à en découdre, sœur... comme toujours

Son regard glissa vers les navires ennemis qui quittaient leurs ports.

Oui. Je suis prêt.

Il marqua une courte pause.

Pas pour glorifier la guerre... mais pour protéger ceux qui comptent sur nous.

Ses doigts se refermèrent autour de la poignée de son épée.

*J'espère simplement qu'aujourd'hui, nous n'aurons pas besoin de devenir les monstres que nous prétendons combattre*

Le silence qui suivit ses paroles ne dura qu'un souffle.

Puis les cors de guerre rugirent.

Le vacarme des tambours résonna d'un bout à l'autre de la flotte olympienne. Les gigantesques galères, mues par leurs turbines runiques et leurs voiles immaculées, accélérèrent d'un même mouvement. En face, les drakkars d'Orion fondaient sur eux, leurs proues sculptées en monstres marins éventrant les vagues avec une férocité animale.

Le vieux maître d'armes posa une main lourde sur l'épaule d'Alexandre.

Azanne

Ancien capitaine de la Garde d'Or, vétéran des Guerres de l'Écume, son visage était un véritable champ de cicatrices. Une profonde balafre lui traversait l'œil gauche, tandis que sa barbe grise dissimulait à peine une mâchoire brisée depuis longtemps. Contrairement à bien des Olympiennes, Azanne n'avait jamais cherché à faire d'Alexandre un symbole. Il avait simplement fait de lui un guerrier.

Souviens-toi de ce que je t'ai appris.

Alexandre hocha lentement la tête.

Observer. Respirer. Puis frapper.

Exactement.

Une explosion illumina l'horizon.

Une baliste olympienne venait de pulvériser le mât d'un navire ennemi. Les débris enflammés s'abattirent sur le pont dans un déluge d'échardes.

Contact !

Les deux flottes se percutèrent avec une violence cataclysmique.

Le bois gémit.

Les coques s'encastrèrent.

Des dizaines de grappins furent projetés dans les airs, arrachant les navires les uns contre les autres. Déjà, les guerrières d'Olympus franchissaient les rambardes en poussant leurs cris de guerre.

Alexandre dégaina.

Sa lame décrivit un arc argenté.

Il bondit.

Le monde sembla ralentir.

Il prit appui sur la rambarde, s'éleva dans les airs et atterrit directement sur le pont d'un drakkar ennemi.

Un pirate lui fonça dessus en brandissant une énorme hache.

Alexandre pivota.

La lame adverse siffla à quelques centimètres de son visage.

D'un mouvement fluide, il glissa sous la garde de son adversaire avant de frapper du pommeau en plein plexus.

L'homme recula.

Un second coup.

La garde de son épée heurta sa tempe.

Le pirate s'effondra.

Un autre surgit déjà.

Puis un troisième.

Alexandre tourna sur lui-même.

Sa cape décrivit un cercle parfait tandis que son épée traçait une diagonale éclatante. Une lance tenta de le transpercer ; il la dévia d'un revers, attrapa le manche au passage et utilisa son élan pour projeter son propriétaire par-dessus bord.

Sans perdre une seconde, il courut vers le grand mât.

Une pluie de flèches obscurcit le ciel.

Il bondit sur un cordage, l'agrippa à pleine main et se balança au-dessus de la mêlée. Les projectiles sifflèrent sous ses bottes avant d'aller se ficher dans les planches.

Son manteau claqua derrière lui.

Il retomba sur une voile ennemie qui céda sous son poids. La toile l'entraîna dans une longue glissade jusqu'au pont inférieur où plusieurs pirates levèrent la tête, stupéfaits.

L'un d'eux n'eut même pas le temps de crier.

Alexandre roula sur lui-même, dégaina une seconde dague cachée dans son brassard et désarma un premier adversaire d'un mouvement sec avant de repousser un second d'un coup de pied circulaire.

Il refusait de tuer lorsque cela n'était pas nécessaire.

Chaque frappe visait une articulation, une tempe, un poignet.

Rapide.

Précise.

Décisive.

Les pirates tombaient les uns après les autres, incapables de suivre le rythme.

Au loin, Minerve se batait comme une bete assoifée de sang, son style diamatrélement opposé a celui d’Alexandre. Tandis qu’Alexandre refusait de tuer (uniquement lorsqu’il était nécessaire), Minerve, n’avait aucune pitié pour ses adversaires, les tranchant comme du beurre.

*Toujours aussi sauvage, tu n’as pas changé, Minerve*

Usant de ses talents d’acrobate, Alexandre courut verticalement sur le mat, Ses bottes semblaient défier la gravité tandis qu'il remontait le bois incliné sur plusieurs mètres. Arrivé au sommet de la vergue, il aperçut toute la bataille.

Des dizaines de navires.

Des incendies.

Les catapultes.

Et, au centre du chaos...

Le pavillon du Prince Orion.

Alexandre inspira profondément.

La bataille venait de commencer.
Modifié en dernier par Leon Redgrave le 10 août 2026 18:08, modifié 1 fois.
Image

Re: Olympus Infinite [PV]

Message par Aphrodite »

Aphrodite
Aphrodite
Messages : 426
Enregistré le : 23 oct. 2024 12:54
Fiche
Demande de RP
Comme toutes les soldates d’élite d’Aphrodite, Minerve disposait d’une armure divine, renforcée, et disposant de fonctionnalités redoutables. Elles étaient les « Anges d’Aphrodite ». Minerve se retourna, se rapprochant de la proue du Rhodé. Une paire d’ailes blanches jaillit dans son dos, et elle sortit son épée. La lame émit des éclairs lumineux tout en brillant intensivement. Orion et ses pirates avaient bien compris que leurs misérables forts ne résisteraient guère face aux assauts de la Flotte d’Olympe. Ils optaient donc pour un combat en pleine mer. Les drakkars étaient plus nombreux que les trières d’Aphrodite, mais moins résistants. Le Rhodé faisait partie des plus puissantes galères de la flotte d’Aphrodite, un quadrirème. Un mastodonte reconnaissable à sa coque dorée, et à ses renforts en or massif.

Minerve leva son épée, et un rayon lumineux jaillit, annonçant la bataille. Les tambours de guerre des trirèmes olympiens résonnèrent, et les galères pivotèrent ensuite. La flotte de Minerve disposait de plusieurs types de navires :
  • Des éperons. Rapides et petits, ils disposaient sur la proue d’un éperon massif qui servait à briser les navires ennemis,
  • Des brûlots. Petites, ces barques étaient remplies de tonneaux explosifs, et avaient pour fonction d’être propulsées sur les drakkars ennemis. Ces barques étaient transportés par les solides galères de la flotte, et des magiciennes les guidaient ensuite sur l’eau,
  • Des navires incendiaires. Ils étaient une variante des éperons, mais, au lieu d’avoir un éperon destiné à frapper les navires ennemis, les navires incendiaires disposaient à l’avant de tuyaux de projection reliés à des réserves incendiaires. Ils crachaient des flammes sur les ennemis, faisant de ces navires de redoutables adversaires à courte distance,
  • Les trirèmes, enfin. Ils formaient le navire de combat standard. Grands et puissants, les trirèmes disposaient de bataillons d’archers, et, sur le pont principal, les mieux équipés disposaient également de balistes, de catapultes, ou de mangonneaux, renforçant le potentiel offensif de ces engins de guerre.
Face à eux, les drakkars ennemis n’avaient pour ainsi dire aucune chance. Le raid d’Orion était un raid qui reposait sur l’idée qu’Aphrodite n’aurait pas réussi à retrouver son île. Cependant, des pirates avaient été arrêtés lors des raids. Ils avaient été torturés sans pitié, et leurs informations avaient permis de remonter la trace des pillards. Minerve avait ainsi fini par appréhender un vaisseau ennemi et avait mis la main sur des cartes nautiques, permettant à la flotte de retrouver la base d’Orion.

Alexandre se jeta sur un drakkar ennemi. Souriant doucement, Minerve déploya ses ailes, et s’envola avec la grâce d’un Ange. Elle retomba ensuite au milieu d’un drakkar, et tomba sur le pont avec violence, défonçant ce dernier. Elle renversa plusieurs Vikings. Un Viking armé d’une double hache, torse nu, se rua sur elle en hurlant. Ses yeux écarquillés signifiaient que, comme la plupart de ces sauvages, il avait probablement pris de la drogue avant de se jeter dans cette bataille. Minerve le frappa avant qu’il n’abatte ses haches. Son épée le transperça, et elle le repoussa du pied. Derrière elle, un Viking tentait de se relever, et, quand Minerve tournoya sur place, elle le décapita dans la foulée. Un sourire malicieux orna ses lèvres.

« Ridicules. Essayez au moins de vous défendre ! »

Un Viking armé d’une lourde hache la souleva, et l’abaissa sur Minerve. Un geste puissant, mais lent. Minerve n’eut qu’à faire un bond en arrière. Elle plia les genoux, puis fonça en avant, se catapultant avec ses ailes. Son genou frappa violemment la tête de ce gros Viking. Elle lui éclata un œil, déchiqueta sa mâchoire, et perça sa boîte crânienne, projetant des morceaux d’os dans son cerveau. La jambière dorée de Minerve s’orna un peu du sang du Viking, qui était déjà mort avant de toucher le sol.

L’attention de Minerve fut captée par un drakkar ennemi qui se rapprochait d’un trirème. Pour les Vikings, c’était une débandade. Leurs navires étaient détruits à distance, ou nettoyés de leurs occupants tués par les archers ennemis. Minerve bondit vers le drakkar qui partait à l’abordage. Un pirate grimpa sur le pont, un sourire cruel en bondissant vers une archère olympienne, ses deux haches déployées. Il fut intercepté par la projection de Minerve, et rebondit au sol. Un terrible coup qui lui brisa une bonne partie des os à l’impact, provoquant là aussi sa mort. Minerve se retourna vers les Vikings. Une masse d’arme parvint à la surprendre en la touchant à l’épaule. Elle bascula sur le côté, et une flèche passa par-dessus elle, atteignant le torse du pirate. Minerve serra les dents, et se jeta dans la bataille. Contrairement à son petit-frère, elle ne cherchait pas à épargner le moindre de ces porcs.

Depuis son navire, le Prince Orion, d’une beauté saisissante, observait la scène. D’origine semi-divine, il était à moitié nu, observant la situation. Son regard se capta sur le Prince Alexandre, et il sourit doucement. Orion leva la main, et un vent subit poussa Alexandre. Il se tenait au sommet d’un mât, observant la scène, quand cette brusque poussée de vent dut le déstabiliser. Pas de quoi l’ébranler, mais, alors qu’il se rétablissait, Orion sauta dans les airs, se rapprochant de lui.

« Bonjour, Prince Alexandre. Tu as beau être un homme, tu te bats comme une fille. Est-ce là le sort de ceux qui se soumettent à des femelles ? »

Aphrodite avait déconseillé à Alexandre de combattre Orion sans Minerve. Orion était le fils de Poséidon, à qui on disait que Zeus l’avait doté de pouvoirs redoutables, au point qu’on l’appelait « La Constellation des Eaux ». Il avait réussi à s’emparer des sauvages Vikings, et il était dit qu’il avait été créé et amélioré pour mettre fin au règne d’Aphrodite. Il était connu autant pour sa beauté incroyable que pour sa violence. Il s’était initialement rapproché d’Aphrodite en prétextant vouloir conclure une trêve avec la Déesse, et avait séduit Méropè, l’une des filles d’Aphrodite. Un mariage avait été envisagé pour sceller cette alliance, mais, avant que le mariage ne soit prononcé, Orion avait sauvagement violé Méropè, et l’avait torturé, avant de mettre à sac la ville portuaire où ils résidaient. Méropè ne s’en était jamais vraiment remise, et la guerre séculaire entre les hommes et les femmes avait atteint un nouveau tournant.
DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !

Re: Olympus Infinite [PV]

Message par Leon Redgrave »

Leon Redgrave
Leon Redgrave
Démons
Messages : 302
Enregistré le : 14 août 2024 13:28
Fiche
La rafale soudaine manqua de peu de l'arracher à son perchoir. Alexandre rétablit son équilibre sur la vergue du mât dans une contorsion instinctive, ses bottes trouvant une prise ferme sur le bois glissant de sel et de sang. Mais avant même qu'il ne puisse repositionner sa garde, une ombre imposante fendit l'air pour venir se fixer à sa hauteur.

Le Prince Orion.

L'aura semi-divine qui émanait du bâtard de Poséidon était écrasante, mais ce fut la mention grinçante d'Orion qui fit brusquement monter la pression dans les veines d'Alexandre. Les mots du colosse résonnaient comme une insulte non seulement à son encontre, mais à la mémoire du martyre subit par sa sœur Méropè. Le souvenir des avertissements d'Aphrodite traversa l'esprit d'Alexandre : ne l'affronte pas seul.. Orion était un monstre forgé pour briser la Cité Dorée, responsable du sac de la cité portuaire et du sang versé par les leurs.

La provocation agit comme une étincelle sur un baril de poudre. Les mots d'Orion, mêlant le mépris de son genre au souvenir insupportable de ce que ce monstre avait infligé à Méropè, firent voler en éclats la prudence apprise. Les avertissements de sa Mère, le visage inquiet d'Aphrodite lui interdisant le duel singulier face au fils de Poséidon... tout disparut, noyé sous un flot d'adrénaline et de rage pure. Sa condition d'homme soumis ? Son obligation de transition ? À cet instant précis, Alexandre n'était qu'une lame assoiffée de sang divin.

Un rugissement, plus proche de la bête que du prince cultivé d'Olympus, s'échappa de sa gorge. Sa cage de chasteté lui parut soudain une entrave dérisoire face à la fureur qui tendait ses muscles. Il n'y eut pas de repli tactique, pas de manœuvre calculée pour attirer Orion sur le pont inférieur.

« Une fille ? » répéta-t-il enfin, sautant du mât pour atterrir sur le pont dans un roulé qui amortit le choc. « C'est un mot curieux dans ta bouche, Orion. Toi qui as brisé Méropè après avoir juré de l'épouser. Contrairement à toi, je ne tue pas pour le plaisir ; Cependant, je suis bien prêt à faire une exception aujourd’hui. »

Il n'attendit pas qu'Orion atterrisse complètement. Dans un élan suicidaire au sommet du mât du quadrirème, Alexandre jeta toutes ses forces dans un assaut vertical furieux. Son épée, chargée de sa haine, fendit l'air dans un sifflement mortel, visant directement la gorge du demi-dieu.

Alors que sa lame s’approchait dangereusement de sa cible, il fut à nouveau repoussé par une bourrasque de vent, cette fois-ci plus violente, qui le fracassa au sol, son corps atterrissant au passage sur deux vikings, qui lui permirent d’amortir sa chute.

Alexandre se releva alors, le visage toujours rongé par la colère, tandis que son adversaire atterrit finalement sur le champ de bataille, l’air toujours aussi arrogant. Alexandre comptait remettre ce bavard à sa place, aujourd’hui, seul. Mais pour l’heure, il fallait réfléchir à une stratégie pour percer la défense d’Orion.

Je vais prendre de l’élan, concentrer toute mon énergie dans mes jambes et la libérer d’un seul coup, cela me procurera assez de vitesse pour le frapper sans qu’il puisse utiliser son pouvoir.

Le fils d’Aphrodite concentra ses forces dans ses jambes, prenant son élan, ses bottes faisant craquer le plancher sous ses pieds, avant de s’élancer, de toutes ses forces, vers son adversaire, épée à la main, en position d’estoc, bien décidé à lui transpercer le cœur.

Le combat venait de commencer. Et vu la tournure des choses, Alexandre ne comptait pas attendre que sa sœur se joigne à lui.
Image

Re: Olympus Infinite [PV]

Message par Aphrodite »

Aphrodite
Aphrodite
Messages : 426
Enregistré le : 23 oct. 2024 12:54
Fiche
Demande de RP
La mention de Méropè amusa Orion, qui gloussa à l’évocation de ce souvenir.

« Il est important de rappeler aux femmes leur place, Alexandre. Je n’ai fait que rappeler à cette petite sotte que, si elle souhaitait m’épouser, j’aurai droit de vie et de mort sur elle. »

Faisant fi des recommandations de sa mère, Alexandre s’élança vers Orion. Difficile d’approcher ce dernier, car les Vents étaient avec lui. C’était à croire que Éole avait apporté sa bénédiction à Orion ! Mais, après tout, Éole était le fils de Poséidon. Il semblait donc logique que la progéniture du Dieu des océans s’associe pour mettre fin à cette hérésie matriarcale qui avait poussé sur le monde. Poséidon avait violé Déméter quand celle-ci avait voulu retrouver sa fille Perséphone, vendue à Hadès par Zeus. Poséidon avait corrigé Déméter pour avoir tenté de désobéir à la loi de Zeus. Face à Orion, Alexandre prit son élan, et chargea, en se disant que, avec sa vitesse et son poids, il percerait les Vents d’Éole.

Une stratégie qui montra son efficacité. Cependant, Orion était très svelte, d’autant qu’il ne portait aucune armure. Il esquiva l’attaque, évitant le coup mortel. La lame d’Alexandre entailla néanmoins son flanc, et le sang d’Orion vint en perler l’acier.

« Impressionnant… Tu peux te féliciter de faire partie des rares personnes au monde ayant attenté à ma divine personne. On se demande comment une salope comme Aphrodite a pu concevoir un guerrier pareil… »

Orion avait bien compris qu’Alexandre était sensible aux provocations. Une chose qu’il utilisait pour amener le Prince à se mettre en difficulté. Orion déploya son arme, une épée à la lame recourbée, la manche recouverte d’algues. La lame elle-même n’était pas en acier, mais forgée à partir de corail. Orion sourit malicieusement, et contre-attaqua alors. Il s’élança sur Alexandre, et les deux lames se heurtèrent. Orion tournoya rapidement, comptant sur le fait qu’il était plus rapide qu’Alexandre. Son adversaire était toutefois réactif, même s’il se mit à rapidement contre-attaquer. En attaquant avec force, sa garde laissait des failles. Des ouvertures dont Orion profita volontiers. Fort heureusement, les armes et armures d’Aphrodite avaient été forgées par son époux, le Dieu Héphaïstos. Méprisé des siens en raison de son infirmité, rejeté par Zeus, il était selon la légende conçu par Héra seule, afin de se venger de Zeus, qui avait conçu Athéna seul. Les femmes étant inférieures aux hommes dans la mythologie, Héra avait naturellement conçu un enfant boiteux, difforme, qui avait été jeté de l’Olympe. La légende disait ensuite que Héphaïstos s’était vengé en concevant un trône d’or piégé, un trône dont on ne pouvait en sortir. Pour en libérer Héra, Zeus avait offert à Héphaïstos la main d’Aphrodite.

Héphaïstos était ce qu’on pouvait appeler un homme « déconstruit ». Méprisé par les siens, il était terriblement amoureux d’Aphrodite. Au-delà des contes, il avait été l’un des éléments décisifs de la rébellion d’Aphrodite, et son amour pour elle était total, absolu, et inconditionnel. Sans son génie, jamais Olympus n’aurait pu voir le jour. Ses armes et ses armures offraient un avantage considérable aux forces d’Aphrodite. L’épée en corail d’Orion frappa l’armure d’Alexandre, mais sans l’entailler. Une grimace de dépit traversa le visage du cruel éphèbe.

« Qui aurait cru qu’un raté comme Héphaïstos puisse concevoir de tels éléments ? C’est lui, ton exemple ? Un borgne castré qui vit sous le joug de sa femme ? Votre prétendue utopie… Me donne envie de vomir ! »

Orion se recula, et tendit sa main vers Alexandre. Une bourrasque de vent repoussa le fils d’Aphrodite, l’envoyant heurter le bastingage. Au-dessous du bateau, l’eau commençait à bouillonner, une ombre noire immense commençant à recouvrir les eaux.

« Tu commences à les voir, n’est-ce pas ? Tu crois que nous sommes stupides ? Ces raids… Nous savions que la traîtresse réagirait ! Poséidon a libéré Charybde et Scylla. Cette île sur laquelle nous avons établi notre misérable forteresse est l’île de Scylla ! Toi et les tiens, vous allez périr ici ! »
DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !
Répondre

Retourner vers « L'Imaginarium »