Palais de Purgatori
Enfer, Cercle de la Colère
«
C’est une vraie tigresse, celle-là… » remarqua
Impera en examinant depuis l’orbe la confrontation entre Hosoo et Purgatori.
Purgatori soupira doucement. Elle embrassait le ventre de
Lucille, l’une de ses démoniaques dames de compagnie. Comme elle, Lucille était une démone affiliée à la Colère, avec des biceps impressionnants. Elles étaient autant les amantes que les gardes du corps et les guerrières de Purgatori. Après sa dernière discussion avec Hosoo, Purgatori était retournée en Enfer, dans son Palais. Il se trouvait dans les Champs de la Colère, surplombant de vastes plaines infernales entrecoupées de rivières volcaniques, et où les Légions démoniaques s’affrontaient régulièrement. Il suffisait d’ouvrir la fenêtre pour entendre au loin le bruit des lames qui s’entrechoquaient en permanence, les hurlements des suppliciés, les bruits délicieux de la bataille.
Desdemona, la dernière des trois Maîtresses de Purgatori, se rapprocha à son tour. Elle avait le corps ensanglanté, car elle revenait de cette bataille.
«
Elle a un bon potentiel, en tout cas… Elle t’a tout de même mis en difficulté, toi, une Princesse Infernale… ironisa Desdemona.
-
Et il faudra lui rendre son équipement, glissa Lucille en caressant les cheveux de Purgatori,
ce n’est pas bien de voler… »
La Princesse soupira doucement. Elle se redressa, et sentit Lucille déployer sa verge. Purgatori l’attrapa entre ses doigts, et s’empala sur elle en gémissant.
«
Oh… Il me faut aussi… Des informations… Sur ce clan…
-
Oui, je me doutais bien que tu n’étais pas revenue uniquement pour qu’on te baise, s’amusa Impera.
Mais les yokai ne relèvent pas de l’autorité des Cercles Infernaux, ma chère Purgatori. »
Yomi, le royaume des morts japonais… La mythologie shintoïste disait qu’un énorme rocher séparait le royaume des morts du monde des vivants. Cette conception se rapprochait de la mythologie bouddhiste ou taoïste, qui dépeignait l’existence d’un monde infernal, baptisé Diyu dans la mythologie taoïste, ou Jigoku dans la mythologie bouddhiste. Plusieurs autorités dirigeaient ce monde. La Déesse Izanami supervisait Yomi, mais le royaume des morts disposait aussi de son propre souverain, Yanluowang, le Roi des Enfers. Diyu se composait de 18 niveaux souterrains, le tout formant un vaste labyrinthe complexe, avec tout en bas Avīci, le dernier niveau, réservé à ceux ayant commis les plus graves crimes. Somme toute, le concept était assez proche des Sept Cercles Infernaux. Mais Purgatori n’avait aucune autorité sur Diyu.
Desdemona déploya sa verge, et se rapprocha de Purgatori, puis grimpa sur le lit. Elle enroula son bras autour de son cou, et enfonça sa trique dans le fondement de Purgatori, qui couina, sentant la clef de Desdemona la serrer, ses énormes seins s’enfonçant dans son dos.
«
Aaaahhh…
-
Il va falloir que tu sollicites une audience auprès de Yanluowang, mais il refusera de te voir… Sauf si tu arrives à convaincre cette teigne de Hosoo de te suivre, observa Impera.
-
Ooohh… ?! »
Entre les cuisses d’Impera, l’une des esclaves de Purgatori léchait son sexe. Impera tenait la chaîne reliée au collier de la belle esclave, qui recueillait avec délectation sa mouille.
«
Yanluowang reste un Dieu, et ce sont les Dieux qui ont enfermé Orochi. Je ne serai pas étonnée qu’il soit au courant de toute cette histoire de villages cachés. Si Hosoo y est liée, il acceptera peut-être de t’entendre… »
Purgatori soupira encore. Tout allait se jouer à
Wonderland…
Wonderland
Parc d’attractions, Japon
Le parc d’attractions
Wonderland était assez grand, et consacré au Japon. Il était divisé en plusieurs zones. Au centre, il y avait une reproduction d’un village médiéval japonais typique, situé sur un lac. Les différentes zones du parc d’attractions s’articulaient autour de l’île. Hosoo put voir qu’il y avait beaucoup de cosplays à l’occasion de la parade annuelle des
yokai. Des Bowsette, des Samus Aran, des Mario, se déplaçaient, ainsi que beaucoup de jeunes filles déguisées en prêtresses miko. Hosoo était toute seule, et put passer les barrières en payant son ticket. Il ne faudrait pas être grand clerc pour qu’elle comprenne que le village médiéval au centre était l’endroit où se trouvait jadis son village. Le parc d’attractions comprenait tout ce qu’on pouvait imaginer : boutiques, restaurants, spectacles, et bien sûr quantité d’attractions.
Tandis que la jeune femme se demandait sans doute où chercher, une jeune voix la héla :
«
Hey ! Salut, toi ! »
Derrière elle, une magnifique jeune femme gothique lui faisait face. Elle lui souriait, tout en lui indiquant s’appeler
Ophélie. Elle portait une tenue très sexy et moulante, avec un corset, et tenait dans sa main une sucette noire.
«
Tu es Hosoo-chan, c’est ça ? Tiens, c’est pour toi ! »
Ophélie lui tendit un sac. Hosoo pourrait voir à l’intérieur tout son équipement.
«
On a aussi une pommade spéciale… Tu sais, pour apaiser tes douleurs aux fesses. Maman t’a baisé bien fort, après tout, hihi ! »
Hosoo allait ainsi comprendre que cette belle gothique était l’une des filles de Purgatori. Mais, avant qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit, deux femmes s’approchèrent.
Purgatori avait pris une forme humaine, terriblement sensuelle. Hosoo pourrait reconnaître la démone à travers l’intensité de son regard. L’autre femme était celle qui avait mis au monde Ophélie, l’esclave
Sonia, qui salua Hosoo de la main, tout en lui tendant une glace à l’italienne, vanille-fraise.
«
Coucou, Hosoo-chan ! Je suis Sonia, la mère d’Ophélie, j’avais hâte de rencontrer celle qui a mis en pétard ma Maîtresse. Tu sais qu’il a fallu que les Trois Maîtresses la prennent pendant plusieurs heures pour la calmer ?
-
Sonia, ce n’est pas le moment !
-
Tiens, tu veux une glace ? C’est pour toi ♥ ! »
De toute évidence, Sonia était bien différente de Purgatori. Ophélie, de son côté, semblait n’avoir qu’une seule envie : sauter au cou de Hosoo pour la couvrir de baisers !