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Re: Trahisons au château (avec Rëko)

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Maurice Malné
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« Tetrios ? Ça ressemble au nom d’un jouet pour gamin… »

Depuis quand le démoniste devait accepter tout ce que cette bouche de souillon avait à lui proposer ? Si seulement elle avait évoqué ce titre du Roi des Clébards, là il aurait été en accord. Il n’ajouta rien et observa à quel point le nouveau Champion se laissait caresser. S’il eut une micro-expression sur sa gueule à aboyer pour repousser la main rouge, il se contint. C’est qu’il était curieux de cette nouvelle enveloppe physique. Cette main qui caressait les « prisonniers » en son corps. Cette épaisseur de peau impossible… Il devait apprendre à vivre avec tous ces nouveaux stimulis.

« Toi, le clébard, tu vas veiller sur ta Maîtresse. Laisse-la dormir tout son saoul. Elle est sous ta responsabilité à partir de maintenant. Si elle meurt, ton existence n’a plus de valeur. Protège-la. De l’engeance de gobeline. D’impromptus visiteurs. Même de cette salope de succube. Même épuisée de ses dernières jouissances, si elle devait s’attaquer à ce nouveau Petit Péché, elle serait bien capable de la tuer en la consommant entièrement. Donc tu as mon autorisation à lui faire du mal. Mais prends garde également à ça. La douleur l’exulte. »

Le démoniste prit alors le contre-coup de ce qu’il venait de réaliser. La naissance de deux Champions en moins de vingt-quatre heures. Quel terrible retour allait s’abattre sur sa nuque dans le restant de la journée… Et il y aurait surement des séquelles « magiques » dans les jours à venir. Mais ça avait valu le coup. Il serrerait les dents. Puis le temps guérirait tout. Enfin, il ferait son office pour le ramener au plus proche du normal. Sachant qu’en vieillissant, il se dégradait inévitablement. Mais il était solide comme une falaise en bord de mer. Il faudrait un temps considérable d’érosion pour qu’il chute !

Il quitta ensuite la geole et sortit dans le couloir. Il s’y arrêta pour découvrir qu’il n’était pas du tout présentable. Puis son estomac gronda comme un troll affamé. Son nez se renifla et lui apprit qu’il nécessiterait également un passage dans un baquet. Et surtout l’usage de parfums et savons. Il empestait bien trop les choses démoniaques… Ce n’était pas bon pour réapparaitre en public. Parce qu’il lui faudrait le faire. Il voulait remettre la main sur son Petit Péché qui avait peut-être commis une trahison ? Il douta. Et il se souvint qu’il avait déjà missionné pour qu’elle soit retrouvée.

« Rëko. J’ai faim, je pue et je suis nu. Fais en sorte de remédier à tout cela. Ensuite, il nous faudra retravailler en prenant de la distance par rapport à l’émergence du Clan Malné. Allez ! Action, petite pute ! »

Il lui tendit son poing fermé tel un seigneur voulant recevoir un baisemain. De cette même main qui avait fouaillé ce qu’elle avait entre ses cuisses rouges ruisselantes.

Re: Trahisons au château (avec Rëko)

Message par Korë Grémorya »

Korë Grémorya
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Demande de RP
La remarque du démoniste ne la fit que sourire. Tetrios, le nom d'un jouet pour gamin ? Ha ha ! Et pourquoi pas ? Le chien démoniaque avait plusieurs bonnes bouilles à faire peur, après tout. Rëko avait presque envie de se laisser aller à la zoophilie mais... le fisting de son maître l'avait comme affaiblie. Elle dut donc renoncer à cette idée, n'écoutant plus que d'une oreille ce monologue sifflé au Roi des clébards par la langue acérée de Maurice Malné. Le démoniste craignait qu'elle, la succube, franchisse un cap de désobéissance en profitant de la vulnérabilité de la brisée courtisane. Cela fit si chaud au cœur de la première !
Je dois bien avouer que c'est tentant, comme perspective, mais en l'état... mon bon maître surestime mes forces~
L'homme fut le premier à quitter la cellule, son gobelin abandonné là à la manière d'un outil dont il n'avait pas l'usage. Rëko le suivit dans le couloir - moins vite que d'habitude, et sans sautiller. Elle ne tarda pourtant point à le rattraper, car tel était son vœu avec le dos de cette main qui lui avait présenté... en plus de ces quelques autres exigences.

- Tout vous est, et vous sera toujours, dû~

Elle ne lui embrassa pas la main. Au lieu de ce classique si fade, Rëko se fit un malin plaisir de lui lécher les phalanges d'un air gourmand. Puis elle quitta son champ de vision en se dandinant comme le voulait son affectueux surnom de « petite pute ailée ». Heureuse de continuer à servir malgré son corps mis à rude épreuve, la succube s'en alla ensuite lui préparer le nécessaire. Après cela ? Eh bien, elle irait sans doute réveiller Notrös, lequel serait vite mis dans la confidence.
En tant que Champion d'une de ces catins marquées par le Péché, ne venait-il pas d'hériter d'un Frère canin ?
Deux sortes de cerbères qui ne vivraient plus que pour deux choses : protéger et copuler comme des animaux avec leurs maîtresses !
L'une de ceux-là manquait toujours à l'appel. L'ancienne deuxième, oui.
Où était-elle, en ce moment même ?


Amanita avait failli à sa mission. Le seigneur du château lui avait tendu un piège, dans lequel même le puissant Noirci était tombé. La jeune Anthelme et son vilain garde du corps avaient tous les deux le regard éteint, baissé sur leurs pieds comme des enfants punis. Ils tenaient toujours debout côte à côte mais... il n'y avait plus aucune lueur dans leurs yeux. Le pape n'avait rien à craindre d'eux ; il marchait dans la pièce, leur jetant de temps à autre un regard critique accompagné d'un froissement de la lèvre supérieure ourlé d'un profond mépris.

- Vous les avez épargné, et je me demande bien pourquoi ? Cette pimbêche porte en elle l'empreinte du démon, en plus d'être accompagnée par cette... aberration à la gueule charbonneuse.

- Nous allons avoir besoin de ces deux-là pour attirer plus gros poisson. Il serait regrettable de les abandonner aussi vite aux oubliettes, ne pensez-vous pas ?

- Cette affaire se doit d'être réglée au plus vite avant la visite du sang lumineux. J'ose espérer que vous ne l'avez pas oublié ?

Un vicieux petit sourire au coin des lèvres, le seigneur inclina respectueusement le buste.

- Bien sûr que non. Mais je dois tout de même vous demander... (Il pointa du doigt Amanita.) Cette fille porte aussi en elle une étincelle de lumière. Bien que ténue, elle luit toujours dans ce noir d'encre qui lui sert d'enveloppe. Vous n'êtes pas passé à côté de ce phénomène chaotique, je me trompe ?

La Sœur de Péché n'eut aucune réaction. Pas plus que son abruti de Champion.

- ...

Le pape claqua dédaigneusement de la langue.

- Et en quoi une lumière aussi terne pourrait bien m'intéresser ?

Le sourire du seigneur des lieux se courba davantage.

- Tout instrument a son utilité. Et une lame tenue entre des mains aussi gourdes que celles de mon autre invité pourrait bien se retourner contre lui... en votre nom saint.

Le pape s'immobilisa, interdit.

- Vous voulez que je me serve de cette misérable créature corrompue contre celui qui nous l'a envoyée ?

- Je n'ai pas invité un suppôt du Menteur dans mon humble demeure pour lui permettre d'y disposer impunément ses pions. Notre... « invité » l'ignore encore mais de cet endroit, qui a été bâti sur des lignes où convergent le pouvoir, il en est lui-même devenu le prisonnier.

- Expliquez-vous.

- J'ai déjà pris mes précautions, faisant croire à notre homme qu'il était un de mes privilégiés. Mais cela n'aurait pas suffit, donc j'ai pris la liberté d'installer quelques discrètes entraves autour du château.

- Vous nous avez isolés.

- Seulement le vilain et ses suppôts. Mais le plus ironique dans tout ça ? C'est que la magie qui le lie à ses sujets s'en retrouve inversement corruptible dans le sens où c'est la lumière qui, pour une fois, tire son épingle du jeu.

- Comment avez-vous réussi un tour pareil ?

- Un procédé complexe, je ne vous le fais pas dire ! Je vous en communiquerai les mécaniques de fonctionnement en temps voulu. Mais avant, je vais avoir besoin de votre autorisation - que dis-je, de Votre Autorité ! - pour renvoyer la politesse à ce sinistre trublion.

- Vous l'avez déjà, alors ne faites pas durer le suspens plus longtemps.

- Je crains d'y être obligé, car c'est de votre sang lumineux dont nous allons devoir nous servir pour animer ces putrescentes marionnettes.

Le regard du pape passa confusément de la pseudo courtisane et de la montagne de muscles verts au visage sournois de son interlocuteur.

- Un rituel de sang visant à nous lier tous les trois ? Êtes-vous devenu fou ? Il n'est pas question que je me rabaisse à cela pour un vulgaire hu... !

Il s'était tu.

- Humain ? C'est bien ce que vous étiez sur le point de dire, n'est-ce pas ?

- Qu'insinuez-vous là ?

- Que j'ai découvert votre secret depuis bien longtemps, Votre "Sainteté". Et que, derrière le vernis de vos paroles prétendument saintes, votre précieuse lumière couve une ombre bien plus gourmande... et dévorante.

Le pape ne s'emporta pas comme l'on aurait pu s'y attendre. Son visage était fermé, mais il avait tout de même l'air tendu.

- Vous n'avez aucune preuve de ce que vous avancez.

Le seigneur secoua indulgemment la tête.

- A quoi pourraient-elles bien nous servir entre « frères de pouvoir » ?

- ...

Le plus grand - et le plus vrai - ennemi du démoniste s'approcha du pape pour lui remettre une fiole entre les mains.

- Rassurez-vous : je vais vous aider dans vos projets. En échange de quoi, vous allez m'aider dans les miens.

Un muscle se contracta dans la joue du pape. Et ce fut tout.
Plus tard, une fois le travail terminé, le pion aux yeux roses et le colosse au visage noir retourneraient auprès de leur pseudo maître.
Maurice Malné croyait à une simple trahison ? Il découvrirait bientôt toute la complexité de la situation.
Quant à sa succube ? Elle finirait tôt ou tard par tomber entre les griffes de son rival. Car le seigneur des lieux, rappelons le, avait un faible pour la créature de luxure.
Plongez dans le regard de la Génitryx !

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Re: Trahisons au château (avec Rëko)

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Maurice Malné
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Maurice Malné plissa les yeux. Alors que sa petite pute ailée lui léchait les doigts, il réalisa une énième fois à quel point il pouvait parfois être d’une lucidité « éclatante » quant à la psyché humaine et être si aveugle face aux agissements des femmes sous ses yeux. Si seulement il avait su que les récents événements avaient permis à la succube de perdre en pouvoir. Il l’avait affaibli. Non de sa queue, mais de son poing. Elle qui avait l’énergie de vampiriser jusqu’à la mort le corps d’un amant en avait perdu de sa joviale et presque « enfantine », « innocente » énergie à jouer la marionnette pour son démoniste de Maître.

Le démoniste avait trop usé de son influence démoniaque. Peut-être aussi la passion de la chair avait-elle joué un rôle ? Tout comme cette configuration spécial de son refuge face à la Lumière, qui n’était autre qu’un piège dans lequel il allait…quoi ? Danser ? Evoluer comme une petite souris blanche dans un labyrinthe d’expérimentation ? Maurice Malné n’était pas conscient de tout cela. Il ne ressentait pas certaines choses en lien avec ses Petits Péchés. Et peut-être aussi que ses « collaborateurs » planifiant dans son dos. N’avait-il pas dit et répété que chaque entreprise avec des démons couvaient les vers de la trahison ?...

Donc Maurice Malné ne décela pas le piège lié à Amanita et Noirci. Tout comme il ne fut alerté par aucun allié d’un autre Plan. Mais eut égard aux ordres qu’il avait donné à sa succube, il se retrouvait dans une pièce avec un amoncellement de nourriture pour le nourrir (de la viande saignante, par exemple, duquel chaque bouchée affamée faisait couler le sang). Il avait pris le temps de polluer une eau pour la souiller. Et il était à nouveau présentable dans une tenue sombre qui le mettait en valeur. Maurice Malné était un homme neuf. Propre, sentant bon et l’esprit aiguisé.

« Aaah ! Ce n’est pas trop tôt… »

Cette pseudo familiarité à accueillir le retour de son Petit Péché perdu cachait une menace sous-jacente…

« J’ose espérer que tu reviens avec des informations qui nous feront oublier à tous le goût de ta possible traîtrise. Sache, Petit Péché perdu et inconscient, que j’ai, que nous-… » (regard à Rëko complice) « …avons donné naissance à une nouvelle Sœur. Elle ne porte pas encore de nouveau nom. Nous nous contenterons peut-être d’Illuse lorsqu’elle aura récupéré de son viol canin. Noirci devra également faire connaissance avec ce cousin de Cerbère… » (cette fois, le coup d’œil à Rëko pour sa proposition de Tetrios ne fut pas en sa faveur…) « Alors, j’espère que tu nous reviens avec une histoire crédible. Au lieu de quoi, je dois t’avertir que j’aurai assez d’imagination et d’énergie pour te pondre une correction dont tu te souviendras. Car j’ose espérer que la dernière a assez meurtri tes chairs pour qu’elle n’ait pas déjà été oublié ?... »

Illuse et le Roi des Clébards n’étaient pas présents dans cette pièce. Certains gobelins, oui. Et évidemment sa petite pute ailée préférée et son silencieux Champion. Amanita Anthelme et Noirci étaient sous le feu des braseros. Ils avaient intérêt de prend très au sérieux leur futur discours. Il en allait de la somme de douleurs qui allaient leur être infligé autrement…

Re: Trahisons au château (avec Rëko)

Message par Korë Grémorya »

Korë Grémorya
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Le démoniste et Maître de ses Petits Péchés trônait sur une chaise autrement plus confortable et ostentatoire que celle dont il s'était servi face à la cellule de la courtisane. Il était encadré par sa plus fidèle créature à la peau rouge et son Champion masqué. La première se tenait gracieusement debout, les mains rangées dans le dos, alors que l'autre paraissait moins relâché, sur le qui-vive avec sa main qui reposait non loin du manche de son unique sabre. Ils gardèrent le silence pendant que leur Maître faisait un petit topo de leur nouvelle situation à la jeune Anthelme, qui n'avait pas encore ouvert la bouche. Noirci lui tenait lieu de garde du corps et, pour une fois, celui-ci paraissait étrangement calme...
Les quelques gobelins rassemblés là regardaient la prêtresse avec des yeux gourmands et vicieux. Ils trépignaient sur place à l'idée de participer à cette possible punition imaginée par leur abominable supérieur. Morgenstern, le nouveau toutou du démoniste et enfant wyverne de sa mère succubisée, sommeillait dans un coin de la pièce ; il était roulé en boule sur lui-même à la manière d'un chat.

En premier lieu, le regard rose d'Amanita Anthelme parcourut silencieusement l'assistance en quête de ces nouveaux éléments énoncés par Maurice Malné. Cette « Illuse » et son fâcheux « Cerbère » n'y figuraient pas. Il n'y avait donc à ses yeux que cet épéiste masqué, planté à côté du démoniste, qui demeurait une réelle inconnue dans son équation du moment. Car celui qui était autrefois un « simple » sabreur avait développé, dans sa transformation pervertie, une singulière aura de danger...
Amanita inclina légèrement la tête comme pour dissimuler un petit sourire insolent.

- Je suis heureuse d'apprendre que vous n'avez pas chômé, commença-t-elle avec une pointe d'ironie dans la voix. Tout comme je le suis d'apprendre que vous vous êtes trouvé de nouveaux pions à mettre en jeu. (Son sourire s'effaça aussitôt.) Je suis au regret de vous signaler que vous allez en avoir grand besoin.

Fidèle à son caractère, Rëko s'autorisa un léger gloussement.

- Oh-ho, tiens donc ? Et pour quelle raison, ma si chère et noble petite Sœur ?

En la toisant, Amanita ne chercha aucunement à lui dissimuler son ressentiment.

- Même si vous prétendez tous le contraire, vous êtes sur le déclin.

Avant que quiconque puisse lui couper la parole, elle enchaîna d'une voix calme mais emplie d'une certaine autorité :

- Le seigneur de ce château sait ce que vous manigancez. Le pape lui-même est au courant de vos projets diaboliques. Vous ne pouvez plus vous cacher. En fait, je ne pense pas du tout m'avancer en vous annonçant que ces murs, qui vous abritent trompeusement, sont à l'image des barreaux d'une prison qui vous sied à ravir !

Les gobelins sifflèrent à son encontre ; ils avaient compris, rien qu'à son ton condescendant, qu'elle leur avait tourné le dos.
La prêtresse et également jeune mère de cette vilaine troupe agita son sceptre dans leur direction avant de leur crier :

- Silence, mauvaises graines !

L'ordre tonna dans leurs têtes avec une telle violence qu'il les paralysa. Les gobelins se mirent à trembler nerveusement. Leurs yeux, remarqua Rëko, s'étaient allumés d'un feu jaune et étincelant telle qu'il semblait à même de percer les ténèbres comme des torches.
Amanita, dont les yeux brillaient du même éclat mystique, souriait d'un air particulièrement malsain.

- Aujourd'hui, je n'ai plus peur de vous, poursuivit la prêtresse en levant une main vers son compagnon à la face carbonisée dont elle caressa affectueusement la joue.

Noirci, qui partageait son état de servitude évident, ronronna comme un gros chat.

- Aujourd'hui, je suis tombée au service d'un autre beaucoup plus puissant que vous ne le serez jamais.

Elle leva bien haut la tête de son sceptre. Celle-ci s'entoura d'une énergie à la fois lumineuse et ténébreuse. Une sphère imparfaite où le blanc et le noir dansaient harmonieusement. Une déferlante de pouvoir invisible se répandit à travers la pièce, déformant l'air à la manière d'une onde de choc. Elle percuta les murs mais, avant de les toucher, traversa chacun de ses occupants, leur donnant un bref aperçu de l'intensité du pouvoir employé.
Amanita avait fricoté avec le divin et, en mélangeant ses ténèbres à cet élément exquis, manipulait conséquemment les prodigieuses forces du Chaos.

- Et aujourd'hui, je suis venue vous annoncer en personne que c'est moi-même qui vais vous donner une bonne leçon à TOUS !

Sa lourde arme au poing, Noirci grogna son assentiment à la manière d'un Hulk apprivoisé. A l'opposé, Notrös s'était avancé dans une posture défensive, une main accrochée à son fourreau et sa comparse serrée sur le manche qui en dépassait. Rëko avait sensiblement perdu de sa nonchalance dès l'instant où les gobelins, hypnotisés par les pouvoirs d'Amanita, avaient reconsidéré leur allégeance pour son Maître.

- Elle en a trop dit et trop fait, considéra la Wyvérienne succubisée. Donnez-nous l'autorisation de la dépecer vivante et j'en m'en ferai un plaisir morbide.

A moitié fléchie sur ses jambes comme une prédatrice en chasse, la succube avait l'air prête à tout donner pour la survie du Clan Malné !
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Re: Trahisons au château (avec Rëko)

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Maurice Malné
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Dès les premiers mots, Maurice Malné avait su que l’affaire était sérieuse. Il était coutume de se trahir dans le monde démoniaque. Il le savait et pourtant, ce n’était jamais agréable à vivre. Surtout lorsque des efforts avaient été dépensé et qu’il y avait encore un potentiel dormant. Ce Petit Péché qui se rebellait était plus proche de la pierre brute que la pierre précieuse.

Son poing se serre subitement à se provoquer la première blessure de cette rencontre. Comment avait-elle osé lui annoncer qu’il était sur le « déclin » ?! S’il savait se contenir. S’il savait faire bonne figure. Le démoniste n’était en rien véritablement patient. Il avait appris à l’être. A singer une maîtrise de ses sentiments. Mais il demeurait quelqu’un de violent et de toutes les afflictions qui s’y accolaient.

Le démoniste fut un très court instant ravi que sa dominance lui avait assuré le camp gobelin. Mais il semblait que la Traîtresse avait gagné en puissance. Son influence était plus forte que la sienne. Ce qui était une information qui le plongeait dans une turpitude. Il détestait perdre le contrôle. Et il était ravi de constater que cette petite pute à corriger révèle ce qu’il avait vu quand il n’y avait encore rien.

« Tu ne la dépèceras pas, succube. Alors ferme ta gueule si c’est pour dire des conneries. »

Il ne s’était pas levé de son « trône » pour infliger son autorité sur la personne de Rëko.

« Noirci… »

Son seul mot avait traversé l’espace restreint de la pièce comme une flèche depuis la cour intérieure d’un château fort. Le Champion gobelin ne changea pas de bord pour autant. Mais son « nouveau » prénom dans la bouche du démoniste avait acquis comme une consistance dans l’air laissant derrière une sorte d’onde qui l’avait transpercé. Et ébranlé.

« C’est moi qui t’ai fait. C’est moi qui t’ai promu. C’est moi qui t’ai équipé de cet artefact démoniaque. »

Maurice Malné n’était peut-être pas un guerrier. Ce n’était pas non plus un sorcier comme on pouvait facilement le concevoir, à base de sorcelleries immédiates et de boules de feu. La nature de sa magie était dans les pactes, les petites clauses et les contraintes.

Alors toutes les mains qui maintenaient la lame de son arme s’ouvrirent et il n’y eut plus qu’un bâton hérissé de mains changeant de camp. Le bruit des chaînes qui retenaient les morceaux de trophées de cadavres appesantissaient l’atmosphère. La rigidité cadavérique les empêchant de se retourner contre le Champion gobelin. Mais ce dernier devait lutter contre un poids et des mouvements au bout de son bras nouvellement musclé.

« Croyais-tu, sale pute traîtresse, que tu pourrais faire le paon et asseoir ton autorité en me pissant à la gueule ? Ton Champion a déjà le cul rivé au sol. Et si j’avais été mieux préparé, il serait hérissé de pics. Alors oui, ton joli petit bâton de gamine est capable d’un truc que je pourrais nommer miracle. Mais il va falloir faire mieux que ça. »

Le démoniste était toujours assis. Et ça aussi c’était une manipulation. De la même manière qu’il devait museler son impatience et sa rage grandissante. De l’esbroufe. Un jeu démoniaque. Si le mental tombait, le combat qui suivrait ne serait plus qu’une corvée.

« Miséricordieux, si tu n’as rien de mieux, je peux t’autoriser à un affrontement singulier avec ta Sœur. Car traîtresse ou non, les liens de cette nouvelle famille ne rompront pas comme ça. »
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