Le test Senta. Toute la vie étudiante des enfants japonais, de l’école maternelle au lycée, était rythmée, cadencée, agencée en fonction de cela. Contrairement en France, il n’y avait pas de baccalauréat à la fin du lycée. À la place, les lycéens pouvaient s’inscrire aux tests d’entrée aux universités japonaises. Ce test était dispensé par une institution administrative indépendante, le Daigaku Nyushi Center, ou « Centre national des admissions ». Il s’agissait d’une série de 29 tests portant sur six sujets, le tout durant deux jours. Le test n’avait officiellement aucune valeur normative, et chaque université japonaise pouvait d’ailleurs appliquer ses propres concours d’entrée. Dans les faits, la réussite de ce test déterminait largement les facilités d’admission des élèves aux universités. Si le Japon avait beaucoup de côtés positifs, il en était un qu’on retrouvait dans les pays d’Asie du Sud-Est, à savoir une forte compétition couplée à un conformisme social à toute épreuve. Le clou qui dépasse appelle le marteau, disait-on au Japon.
Comme tout lycée, le lycée Jinmu préparait ses élèves à réussir ce test. Il y avait donc des essais blancs en condition réelle. On utilisait donc de grandes salles, et il fallait préparer les tests. Ce soir, Shani faisait donc des heures supplémentaires, car il fallait attendre le départ de tous les élèves pour qu’elle accède aux fichiers sécurisés afin d’imprimer les tests, et les répandre ensuite dans la salle où aura lieu le contrôle. Elle avait reçu de Kuroda-sensei son test, et Shani venait d’imprimer les nombreuses feuilles, puis de les classer. Elle comptait ensuite les apporter à celle qu’elle considérait comme sa quasi-consœur. Vanilla Kuroda avait après tout un prénom qui sonnait presque français, des cheveux un peu trop roses pour faire Japonaise, et une poitrine un peu trop grosse pour une Japonaise pure souche. Elle était pourtant née à Atarashï Yoake, mais Shani s’était souvent demandée si elle n’avait pas un parent français.
*Enfin, je me fais des idées…*
Elle avait imprimé les exercices de mathématiques, qui s’étalaient sur plusieurs pages, soit plusieurs centaines de pages qu’elle traînait dans un chariot. Kuroda-sensei était une professeure très appréciée, connue pour son sourire, sa chaleur, sa motivation, son engouement. Shani n’avait toutefois jamais vraiment eu l’occasion d’échanger avec elle. Elle rejoignit donc la salle de cours, et toqua à la porte, puis sourit quand la professeure lui ouvrit. Shani s’inclina respectueusement devant elle.
« Bonsoir, Kuroda-sama ! J’ai amené les contrôles ! »
La secrétaire rentra à l’intérieur de la classe. Outre positionner les contrôles, il allait aussi falloir déplacer les tables et répartir les noms de manière à ce que chaque élève puisse travailler demain. Shani avait un peu de retard, alors elle s’empressa de s’excuser :
« Je suis désolée pour mon retard, l’imprimante avait encore bourré… »
Une conséquence de cela, c’est qu’elle avait les joues encore un peu rouges, et des gouttes de sueur. Son chemisier était aussi légèrement défait, signe qu’elle avait dû courir et se dépêcher de venir…
Comme tout lycée, le lycée Jinmu préparait ses élèves à réussir ce test. Il y avait donc des essais blancs en condition réelle. On utilisait donc de grandes salles, et il fallait préparer les tests. Ce soir, Shani faisait donc des heures supplémentaires, car il fallait attendre le départ de tous les élèves pour qu’elle accède aux fichiers sécurisés afin d’imprimer les tests, et les répandre ensuite dans la salle où aura lieu le contrôle. Elle avait reçu de Kuroda-sensei son test, et Shani venait d’imprimer les nombreuses feuilles, puis de les classer. Elle comptait ensuite les apporter à celle qu’elle considérait comme sa quasi-consœur. Vanilla Kuroda avait après tout un prénom qui sonnait presque français, des cheveux un peu trop roses pour faire Japonaise, et une poitrine un peu trop grosse pour une Japonaise pure souche. Elle était pourtant née à Atarashï Yoake, mais Shani s’était souvent demandée si elle n’avait pas un parent français.
*Enfin, je me fais des idées…*
Elle avait imprimé les exercices de mathématiques, qui s’étalaient sur plusieurs pages, soit plusieurs centaines de pages qu’elle traînait dans un chariot. Kuroda-sensei était une professeure très appréciée, connue pour son sourire, sa chaleur, sa motivation, son engouement. Shani n’avait toutefois jamais vraiment eu l’occasion d’échanger avec elle. Elle rejoignit donc la salle de cours, et toqua à la porte, puis sourit quand la professeure lui ouvrit. Shani s’inclina respectueusement devant elle.
« Bonsoir, Kuroda-sama ! J’ai amené les contrôles ! »
La secrétaire rentra à l’intérieur de la classe. Outre positionner les contrôles, il allait aussi falloir déplacer les tables et répartir les noms de manière à ce que chaque élève puisse travailler demain. Shani avait un peu de retard, alors elle s’empressa de s’excuser :
« Je suis désolée pour mon retard, l’imprimante avait encore bourré… »
Une conséquence de cela, c’est qu’elle avait les joues encore un peu rouges, et des gouttes de sueur. Son chemisier était aussi légèrement défait, signe qu’elle avait dû courir et se dépêcher de venir…

