Cela lui faisait un effet étrange, d'entendre son propre nom sortir de cette cavité porcine. A travers son souffle rauque, presque animal, Actaïa en percevait le désir qu'elle n'avait de cesse de faire grimper en léchant ce vit épais qui faisait de l'œil à sa copine. Marisa n'eut pas à la bousculer ; la Fille de l'Eau se décala bien volontiers afin d'effectuer ce ravalement de façade en tandem.
Bhouta avait un chance monstre pour que sa lourde queue se retrouve ainsi prise en sandwich entre deux jeunes langues habiles !
- Hmnm-hnm-hnom~
La rouquine n'en demeurait pas moins celle qui produisait le plus de bruits coquins ! Là où la basanée, plus silencieuse, s'affairait avec un soin qui palliait avec sa brutalité de tout l'heure. Le Buta n'était plus l'homme à abattre mais bel et bien celui à chérir. Un hôte à la qualité rehaussée, qu'elle avait pour obligation morale de savourer jusqu'à la dernière goutte de sueur comme de semence.
Actaïa ferma un instant les yeux, imprégnant son cerveau des effluves corsées qui se dégageaient de cette verge en parfaite voie de rédemption.
Quand elle les rouvrit ce fut pour les lever sur le gros visage de leur partenaire, au-delà de cette panse impressionnante.
- Il n'y a pas d'homme-bête dans ma tribu, reprit-elle avec une pointe de reproche dans la voix. En tout cas, pas au sens propre du terme ! Et je ne vais certainement pas m'embêter à te conter mes anciens ébats.
Marisa, qui s'était effectivement prise d'affection pour une bourse du gros Buta, interrompit son chantier pour fixer sa compagne d'un air particulièrement attendrissant.
- Tu ne le ferais pas pour moi non plus ?
S'armant de sa colère qu'elle avait enfouie, Actaïa soutint ce regard de jouvencelle.
- Inutile de jouer sur la corde sensible. Ce n'est pas mon genre d'échanger des obscénités, et tu le sais bien mieux que quiconque !
Pourtant, à défaut de continuer à lui lécher les grelots, Aqua branlait toujours le puissant Bhouta. Cette chaleur qui s'en dégageait, et cette force virile qui la tirait vers le haut... tout ceci lui rappelait effectivement la vigueur des chasseurs de sa tribu ! Des guerriers ayant appris à survivre en communauté à travers les contrées glacées. Des hommes solides et bien membrés, certes plus musculeux que le Buta, qui, pour se réchauffer les nuits de grand froid, copulaient fréquemment dans des igloos étroits avec des femmes au caractère bien trempé comme celui de la violente Actaïa.
La Fleur des Champs ne lâcha par pour autant le morceau :
- Fais un effort, s'il-te-plaît ! Donne-nous au moins une petite anecdote...
- Que dalle ! Vous me prenez pour quoi, au juste ? pour une truffe ? (Elle pointa d'un doigt accusateur le visage de leur homme.) Elle est là, ta truffe.
Un peu naïve, Marisa avait suivi la trajectoire de cet index brun. Elle adressa un petit sourire navré à Bhouta avant de retenter sa chance :
- Allons ! Ne sois pas si méchante avec lui, Aqua...
- J'ai dit : « non ! »
La Fleur des Champs eut alors une idée qui la fit sourire en coin.
- Trés bien, l'Eteigneuse ! Si tu n'es pas capable de te jeter à l'eau, alors c'est moi qui vais vous raconter une de mes passes. (Son rictus s'aiguisa.) La plus cochonne et dégoûtante d'entre-elles~
Interdite, la Fille de l'Eau secoua plusieurs fois la tête.
- Non. Ne te force surtout pas !
- Tu me connais depuis longtemps : je ne vais pas du tout avoir besoin de me pousser ♥
- Je t'en conjure, Marisa : ne te lance pas là-dedans !
- Aurais-tu peur que, bien malgré moi, mes cheveux s'allument et que ma peau s'embrase d'excitation avec la simple énonciation de ces croustillants souvenirs ?
- Ce n'est pas moi qui devrais avoir peur de mettre le feu à la baraque ! riposta Aqua.
- C'est un risque que je suis prête à prendre pour les belles oreilles de notre invité, chantonna Marisa en se balançant doucement sur les côtés.
- Tu es devenue folle !
- De désir, oui, compléta l'autre en jetant un regard énamouré à son Buta.
La Fille de l'Eau fit la grimace.
- Beurk...
- Bien ! Alors je commence~
Elle avala une grande goulée d'air puis...
- C'est bon ! la coupa Actaïa. D'accord, d'accord. D'ACCORD ! T'as gagné, petite peste !
Elle lui fit signe de se concentrer sur les boules ; Marisa acquiesça bien gentiment, puis se pencha dessus pour leur offrir le doux traitement qu'elles méritaient.
Toujours sans se lasser d'agiter le manche de l'homme-porc, la Fille de l'Eau se racla bruyamment la gorge et enchaîna à haute et intelligible voix :
- Ça s'est passé durant un blizzard, dans l'igloo du fils du chef de notre village. Ce grand salopard et quelques-uns de ses larbins se sont retrouvés isolés avec une amie et moi. (Elle fronça les sourcils, mais parut réprimer sa colère.) La faute à « pas de chance », on manquait de combustible pour faire un feu et les couvertures avaient miraculeusement disparu. Pourtant, il nous fallait nous réchauffer, alors...
Elle regarda Marisa qui, de sa salive, badigeonnait généreusement les couilles du Bhouta. La fermière l'écoutait d'une oreille, mais c'était amplement suffisant pour ce qu'elle avait à raconter.
- C'était du quatre contre deux, poursuivit la basanée avec une pincée d'agressivité dans la voix. Nous avons baisé non stop - jusqu'au petit matin. Au départ, on a fait ça en douceur... puis, inexplicablement, tout le monde s'est enhardi. C'est une fièvre sexuelle qui s'était emparée de chacun d'entre nous ! L'affaire est très vite devenue bestiale, pour ne pas dire primitive. Mon amie, qui se faisait plaisir avec deux des nôtres, a utilisé son don pour permettre à ses partenaires de se redresser rapidement. Je ne crois pourtant pas me tromper en vous disant que c'était la plus farouche du groupe. Bref ! Cette folle était tellement excitée qu'elle m'a mordu la langue au beau milieu d'un baiser. Oh ! j'étais bien partie pour lui en coller une bonne dans le coin de la tronche quand cet... enfoiré de culbuteur a refermé ses griffes sur mon poignet et m'a jeté au sol avec une telle violence que mes poumons se sont vidés de leur air.
Elle grogna et détourna la tête. Mais, preuve d'un certain contrôle sur sa personne, ses doigts qui enserraient la verge du Buta ne s'y crispaient pas plus que de raison.
- Il m'est monté dessus, m'écrasant de tout son poids. Ce grand débile était bien trop fort et bien trop lourd ! C'était comme si j'avais affaire à un berserker...
Ses joues rougirent un peu. Actaïa lâcha prise, laissant sa main retomber doucement le long de son flanc. Il y eut comme un silence, ponctué par les bruits de bouche d'une Marisa insatiable. Toujours dressée sur les genoux, la fermière en avait profité pour se camper face à Bhouta. Elle avait coincé sa verge montante entre ses petits seins et, les lèvres recouvrant son odorante extrémité, titillait son orifice urétral avec la pointe de sa langue.
Perdue dans ses pensées, la Fille de l'Eau ne faisait même plus attention à elle.
- Je ne sais pas combien de temps ça a duré. Je ne sais même pas si j'ai gardé connaissance tout du long, ou si j'ai perdu le fil à un moment donné. Néanmoins, je me souviens très bien quand ce butor a refermé ses grosses mains autour de mon cou au point de m'étouffer ! Il a continué à me prendre comme une foutue bête jusqu'à ce que je n'en puisse plus. J'ai joui en croyant ma dernière heure arriver. Oui, j'ai joui si fort que cela m'a sauvé la vie.
Cette fois-ci, elle eut un sourire de prédatrice.
- Heureusement qu'il avait de bonnes plaquettes abdominales. Parce que sans elles, il n'aurait pas récolté que des bleus en encaissant la pression de mon jet.
Son regard parut s'aiguiser à l'adresse du Buta.
- Alors ? Après avoir entendu cette histoire, tu souhaites toujours te surpasser ?
Ha ! En tout cas, s'il y en avait bien une que ce récit n'avait pas dérangée, c'était la Fleur des Champs.
Avec cette dernière, le Buta était entre de bonnes mains, de beaux seins et des lèvres bien chaudes !