Le palais divin, situé aux confins du monde connu, a été chargé de veiller sur la Tour et sur Terra, et constitue la demeure des Dieux olympiens.

Re: Son Of Pain [Wismerhill]

Message par Mélinda Warren »

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Mélinda Warren
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Fiche
Demande de RP
Ce combat contre Hellaynnea n’était pas un combat contre Hellaynnea ; c’était un combat contre lui-même, contre le Wismerhill qu’il était devenu. Il devait retrouver en lui le guerrier fougueux et courageux qu’il était, celui qu’il était avant que Haazhel Thorn ne le corrompe en lui offrant des pouvoirs immenses, mais à un prix rude. Cet appel, Wismerhill le sentait en lui, mais il tint bon. Sans doute confirmait-il à ce moment que les sacrifices employés pour restaurer son âme étaient bons, et que la Tortue avait, comme à son habitude, eu raison de croire en lui.

Hellaynnea utilisait ses boules de feu comme des techniques de diversion. Elle se déplaça dans le dos de l’Empereur, et s’élança vers lui, griffes déployées… Ce qui amena Wismerhill à se retourner. Hellvelkin fusa à son tour, et frappa l’épaule de la succube, la faisant hurler de douleur, et l’amenant à tomber au sol.

« Aahh !! Misérable vermisseau ! »

Elle se releva lentement, et les Vents commencèrent à souffler, avant de s’intensifier. Quand elle déploya encore ses attaques de feu, les Vents fusèrent autour de Wismerhill, restreignant les mouvements de la succube.

« Tu penses pouvoir t’en sortir ainsi, Wismerhill ? Tu ne seras jamais Empereur ! »

Hellaynnea s’élança à nouveau, évitant une bourrasque, mais Wismerhill esquiva à nouveau son attaque. Les mouvements de Hellaynnea étaient rapides, mais elle n’en restait pas moins prévisible. Dans sa main, elle matérialisa un fouet à trois queues de couleur rouge. Elle tournoya en s’envolant, et le fouet fusa dans la foulée, mordant la joue de l’Empereur, faisant couler son sang. Un claquement sanglant !

Hellaynnea cherchait désormais à attaquer par en l’air, stratégie risquée, car elle s’exposait. Les Vents de Wismerhill continuaient à le protéger, mais la succube était suffisamment rapide pour les percer, et ainsi atteindre sa cible. Les deux adversaires se livraient ainsi à une rude danse.

Lancée dans son combat, Hellaynnea cracha une boule de feu avec sa bouche. Hellvekin rougeoya alors, et absorba la boule de feu, avant de s’enflammer. Un ultime coup d’épée trancha dans le vif, et, dans un hurlement, Hellaynnea perdit sa tête. Décapitée avec violence, la succube s’effondra au sol, où elle ne tarda pas à se volatiliser, comme l’un de ces mauvais rêves qu’on efface en se réveillant.

Les vents continuèrent à s’agiter, et l’eau du lac se mit à bouillonner furieusement. Tandis qu’un calme très relatif reprenait place, Wismerhill put voir l’eau du lac s’ouvrir en deux, libérant une épée magique qui était plantée dans le sol.

Adamantine, l’imperturbable épée de cristal, solide comme un roc, s’offrait à son propriétaire légitime. Adamantine l’attendait, et, quand Wismerhill s’en empara, l’eau du lac se rabattit sur lui, et le projeta ailleurs.

La marée le repoussa hors de la forêt, et il se mit à dériver, emporté par un courant puissant, qui le fit finalement émerger dans un autre endroit.

Il émergea dans un canal aquatique situé au cœur d’une ville industrielle plongée dans la pénombre, et une main jaillit dans l’eau pour attraper la sienne.

Après avoir rencontré son premier cauchemar, Wismerhill venait de retrouver Oswald Mandus, qui l’aida à s’extirper de l’eau.

« Eh ben, mon vieux, vous avez l’air de revenir de loin ! »

DC de l'Observateur !

Pour toute demande de RP, envoyez un MP sur mon compte central, ce sera plus simple pour moi, et, ainsi, je ne risque pas de vous oublier !

Vous trouverez sur ce topic la liste de tous mes personnages jouables !

Re: Son Of Pain [Wismerhill]

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Wismerhill
Wismerhill
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Wismerhill resta silencieux quelques secondes tandis que l’eau ruisselait le long de son visage. Son regard se posa ensuite sur Adamantine, toujours serrée dans sa main.

Puis il releva lentement les yeux vers la ville noyée dans la brume.

— Oui… Et je crois que ce n’était encore que le début.

L’eau continuait de ruisseler le long de son corps tandis qu’Oswald l’aidait à remonter sur la berge de pierre humide. Le canal traversait une cité immense noyée dans une nuit perpétuelle, une ville industrielle dont les silhouettes d’usines et de cheminées se perdaient dans la brume. D’énormes roues mécaniques tournaient lentement quelque part dans les profondeurs de la cité, produisant un grondement continu qui rappelait davantage le battement d’un cœur mourant qu’une machinerie humaine.

Wismerhill resta un moment immobile, reprenant son souffle.

Ses doigts se resserrèrent instinctivement autour d’Adamantine. Même ici, dans cet endroit étouffant de suie et d’humidité, l’épée de cristal demeurait parfaitement claire, comme si aucune souillure ne pouvait réellement l’atteindre. Une sensation étrange traversa alors l’Empereur : depuis combien de temps n’avait-il plus tenu une arme qui ne vibrait pas de colère, de haine ou de corruption ? Hellvekin était une lame née des ténèbres ; Adamantine, elle, semblait presque étrangère à ce monde.

Son regard parcourut lentement les alentours. Les bâtiments qui bordaient le canal possédaient cette architecture des villes de Lumen, mais une sombre corruption semblait planer : des façades décrépites, des fenêtres condamnées, des passerelles métalliques grinçantes suspendues au-dessus du vide. Partout, des affiches déchirées claquaient faiblement contre les murs humides. Certaines représentaient des silhouettes humaines sans visage. D’autres semblaient avoir été arrachées dans la précipitation.

Et pourtant… la ville n’était pas morte.

Wismerhill le sentait.

Quelque chose respirait sous les rues.

Une vibration sourde parcourait régulièrement le sol, presque imperceptible, comme si une créature gigantesque dormait sous les fondations mêmes de la cité.

Les Vents, eux, étaient redevenus silencieux.

Cela inquiéta davantage Wismerhill que les ténèbres elles-mêmes.

Il tourna lentement les yeux vers Oswald. Même ici, même maintenant, Mandus conservait cette étrange apparence d’homme rationnel jeté dans un cauchemar qu’il refusait encore de comprendre entièrement. Mais quelque chose avait changé chez lui aussi. Son visage semblait plus fatigué. Plus marqué. Comme si cette ville puisait directement dans l’âme de ceux qui l’arpentaient.

Wismerhill finit par parler, sa voix grave se mêlant au grondement lointain des machines.

— Cet endroit… ce n’est pas ton manoir. Où sommes-nous, Oswald, et que faisais-tu depuis notre séparation ?
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