Valeria avait trouvé un nouveau jeu. Quelques semaines auparavant, Saya et Iori lui avaient parlé d’une de leurs cousines plutôt prude et fervente croyante. Elles lui avaient expliqué avec amusement que les penchants « naturels » de la jeune femme l’avaient conduite à une sorte d’excommunication de la part de sa mère et se trouvait contrainte de vivre sur le campus.
Valeria avait déduit que la cousine avait un potentiel largement sous-exploité. C’était du gâchis. Et si en plus elle pouvait faire voler sa foi en éclats, ce n’en serait que plus drôle.
Elle avait donc demandé à Saya et Iori de la lui montrer. Pas besoin de la lui présenter, elle s’occuperait de ça toute seule.
Jenny était sacrément jolie et bien proportionnée. Un véritable gâchis, en effet. Valeria avait donc commencé à saper sa résistance et son moral par des pensées impures, parfois de loin, parfois moins. Elle s’était plusieurs fois présentée dans son champ de vision afin de pouvoir susciter avec encore plus d’efficacité des fantasmes à son sujet.
De plus en plus, le désir de Jenny s’exacerbait, de manière non naturelle mais néanmoins très discrète. Le travail était plus intérieur, plus subtil. Les idées de la jeune femme se tournaient de plus en plus vers le sexe, elle regardait de plus en plus les corps, leurs détails… Ses nuits étaient pires, peuplées de rêves pornographiques affreusement réels qui la laissaient souvent avec les cuisses trempées au réveil.
Dans ces rêves, Valeria sortait régulièrement du décor pour devenir l’actrice principale du fantasme. Ainsi, Jenny avait été séduite dans le parc du campus, dans les couloirs sombres de l’académie, dans les vestiaires de la salle de sport, à la cantine, dans la salle de spectacle… Il n’y avait pas toujours un rapport sexuel, mais toujours cette tension palpable d’un désir si intense qu’il menaçait de la submerger, peu importait le risque de tomber enceinte, seul comptait le nombre d’orgasmes que cette queue lui offrirait et le nombre de fois qu’elle pourrait la sentir répandre en elle son nectar brûlant. A chaque fois elle se retrouvait pantoise et trempée au réveil.
Valeria avait suivi de loin l’évolution du processus. Une fois lancé, le contact mental ne nécessitait pas sa présence à proximité pour continuer la subornation. Elle avait pris le temps. Ni trop, ni trop peu. Elle avait des millénaires d’expérience.
Et là, ce soir, c’était le grand soir. Jenny était à point. Parfaitement prête, en prouvaient par ailleurs ces ébats inattendus avec son prof peu avant. Valeria les avait « sentis ». Et avait ressenti la frustration de la jeune femme après. Elle restait sur sa faim. Son corps et son esprit hurlaient leur manque alors que sa raison le lui cachait encore. Il suffirait d’une étincelle pour faire exploser le cocktail… Ce serait ce soir. Valeria avait envie de baiser cette étudiante. Là. Maintenant.
Elle se téléporta dans le studio de sa fille Akio. Celui de Jenny n’était pas trop loin : il était dans le bâtiment C, troisième étage. Akio dans le D quatrième étage. Elle revêtit son apparence classique de femme d’affaires en tailleur noir, talons hauts noir brillant, chemisier blanc, lunettes noires et queue de cheval.
Quelques minutes plus tard, elle frappait à la porte du studio de Jenny. La jeune femme ouvrit la porte, le regard un peu embrumé de plaisir, « puant » littéralement le sexe (pour les sens d’une succube).
Aucun mot ne fut prononcé. Valeria avança en la poussant dans l’appartement d’une main ferme entre ses seins. D’un coup de talon, elle referma la porte derrière elle. En un instant, Jenny était plaquée au mur et la bouche de Val s’écrasait sur la sienne tandis que sa cuisse pressait doucement mais fermement contre son intimité affamée.