En général, c'étaient des religieux qui prônaient une vie d'abstinence ou au mieux, avec une seule partenaire. Mais ce genre de résistance, de simples prêtresses pouvaient suffire à les corrompre et à aller vers le sens de la puissante Lust. Mais parfois, liée à une divinité en particulier ou non, certains fous prenaient les armes en pensant pouvoir vaincre une déesse ou au moins lui faire mal en s'en prenant à ses fidèles. C'est là qu'elles intervenaient. Et quand on fait « mal », qu'importe la douleur, tant qu'elle n'est pas plaisante, elle peut mériter la mort. Dans le culte, l'amour et le sexe avaient bien des facettes, mais dans tous les cas, le consentement était obligatoire sinon, ce n'était plus du plaisir. Elles étaient le bras armé de Lust, les vaincre revaudrait à ce que la déesse en personne agisse pour sévir.
Le souci avec la Cavalerie, c'est que de par leur nature équidé, elles ne pouvaient pas avoir n'importe qui comme partenaire, il fallait pouvoir les encaisser, et même avec la magie rose pour supporter ça, ce n'était pas donner à tout le monde. Les nouvelles arrivées auraient bien du mal à tenir le rythme. D'un simple regard, elle savait jauger qui avait les reins assez solide pour encaisser un bras entre ses cuisses. Et là, elle vit deux humaines – en apparence – elle le sentait, elle avait été formée par Lust, elle détectait ça d'un simple regard. D'abord sur le côté, elle s'installa au milieu du couloir, bloquant le passage. De sa par sa nature de licorne, elle était grande, même si elle n'était pas la licorne la plus grande dans son peuple – plutôt une taille moyenne – pour les humains, ses deux mètres étaient impressionnants.
Bras croisé pour souligner sa belle poitrine mise en valeur sous sa robe, simple, similaire à ce que l'on pensait des Grecs sur Terre à l'époque de la mythologie, elle était habillée, mais si légèrement qu'à bien y regarder, on pourrait commencer à y voir la teinte rose de ses mamelons. Elle n'avait pas l'air menaçante, sa longue chevelure colorée s'agitait doucement avec le vent et les mouvements de sa queue caudale.
« Voilà des visages que je vois peu par ici. Qui êtes-vous, mes belles ? »
Autant sa femme et sœur, Luna, pouvaient avoir l'air plus hautaine et impressionnante pour une première rencontre, autant Celestia dégageait cette aura maternelle qui savait mettre en confiance malgré la différence de taille et de gabarits. Elle le sentait, ses filles n'étaient pas juste de nouveaux visage, elles puaient la luxure. Elles étaient au bon endroit pour ça, après tout.

