Re: Le Grand Poucet aux âmes perturbées [PV Nebethysia]
Posté : 10 janv. 2026 10:59
Elle a survécu, oui. Pas tout à fait en forme mais la faucheuse d'âmes, de corps toujours aussi sublime quoiqu'abîmé, n'a pas été réduite en une pulpe sanglante. La machine émet toutes sortes de bruits de protestation alors que la faux plantée en travers de son dos la tire vers l'arrière. Ma coéquipière du moment lutte contre mon frère indigne, ses pieds raclant contre le sol meurtri. Elle tient bon mais à quel prix ? Qu'elle soit capable de se régénérer ou non, ses blessures doivent la tirer, elle aussi.
Quelque chose me dit que notre lendemain à tous les deux sera pareil à un lendemain de cuite...
A force de faire opposition à la faucheuse, le monstre d'acier et de chair démoniaque se fait sectionner de précieux câbles et bascule en avant.
- Cette fois-ci, je le défonce.
Mes pieds s'enfoncent dans le sol. D'une impulsion, j'intercepte notre adversaire, lui enfonçant une griffe noire en travers de ce qui lui tient lieu de thorax. Je ne lui passe pas au travers ; j'arrache à pleine poignée de nouveaux câbles pour me reculer et réitérer l'exploit. Une fois, deux fois, trois fois ! Autour du robot hybride, l'air vibre de mes offensives. La cible s'agite, secouée dans tous les sens. Elle ne peut plus me suivre avec ses capteurs et, lorsque je réapparais face à elle, il est déjà trop tard. Suite aux mouvements rapides de mes nombreuses lames, mon attaque à retardement s'enclenche. Des zébrures rouges et noires barrent sa carcasse à des zones sensibles - les articulations. Les bras lui en tombent. Une jambe entière ne tarde pas à suivre le même chemin. La machine s'écrase sur le dos.
Je lui saute dessus tel un animal enragé, car c'est effectivement à ça que je ressemble lors de la mise à mort. Ma griffe droite se referme sur ce crâne minuscule encadré par des connexions grosses comme mes doigts.
- Et ça, c'est le bouquet final !
Bien que je tire dessus, je ne me contente pas de l'arracher comme je l'ai fait avec le reste. J'y infuse de mon énergie démoniaque et cauchemardesque, la propageant à travers tous ses circuits. Le monstre d'acier et de chair s'illumine de partout. Presque à l'état de cul-de-jatte, il s'agite nerveusement dans l'espoir de me désarçonner. Je tiens bon et... c'est l'explosion en chaîne !
Le Noir et le Rouge s'entremêlent dans une cacophonie infernale.
La faucheuse d'âmes doit s'en tenir éloignée au risque de récolter de sérieuses brulures, voire de perdre un morceau.
Moi ? Et bien, en l'absence d'une base solide à laquelle m'agripper, je décolle à toute vitesse vers le plafond ! Ce dernier a beau être très haut que je me le prends avec rudesse. Aucun cri ne m'échappe. Rien si ce n'est le bruit de mes chairs qui se compressent violemment et celui de mes os qui craquent douloureusement. En contrebas, les explosions se sont estompées. La poussière drue se dissipe, révélant plusieurs cratères au milieu desquels je m'écrase lourdement, bras et jambes en croix.
Mon corps fume de partout. Une vapeur carmine striée de noir s'échappe de mes chairs à vif.
Et je crois que je ne sens plus grand-chose.
Il faut dire que cette attaque explosive à bout portant est à double tranchant.
Mais ce n'est pas grave : je vais guérir tout seul, comme un grand, d'ici une ou deux minutes.
...Ou peut-être trois, tout compte fait.
J'ai toujours ce sourire horrible de placardé sur le visage.
Un vrai prince charmant !
Dans mon état, je ne peux m'en gausser qu'intérieurement.
Mes yeux infernaux roulent en direction de la faucheuse.
- Ne reste pas plantée là, je croasse. L'autre marionnettiste de pacotille... ne va pas tarder à... Oh ! Ça y est : ça commence à me piquer de partout.
Alors que je m'exclame avec positivité, mon rictus a forcément dû s'adoucir.
Mais ce n'est pas ce dont doit se préoccuper mon alliée de fortune.
Elle a une vengeance à accomplir. Un rendez-vous auquel je ne pense pas pouvoir m'inviter pour une raison évidente.
En parallèle, ma jambe transformée se l'est bien donné avec le Vermillon. En plus de l'avoir bien occupé, elle l'a fatigué. Le démon est blessé, je le sais. Tout en claudiquant, il s'apprête à quitter son poste de soi-disant dirigeant non sans me maudire, moi, le Bâtard Cauchemardesque, au passage.
Quelque chose me dit que notre lendemain à tous les deux sera pareil à un lendemain de cuite...
A force de faire opposition à la faucheuse, le monstre d'acier et de chair démoniaque se fait sectionner de précieux câbles et bascule en avant.
- Cette fois-ci, je le défonce.
Mes pieds s'enfoncent dans le sol. D'une impulsion, j'intercepte notre adversaire, lui enfonçant une griffe noire en travers de ce qui lui tient lieu de thorax. Je ne lui passe pas au travers ; j'arrache à pleine poignée de nouveaux câbles pour me reculer et réitérer l'exploit. Une fois, deux fois, trois fois ! Autour du robot hybride, l'air vibre de mes offensives. La cible s'agite, secouée dans tous les sens. Elle ne peut plus me suivre avec ses capteurs et, lorsque je réapparais face à elle, il est déjà trop tard. Suite aux mouvements rapides de mes nombreuses lames, mon attaque à retardement s'enclenche. Des zébrures rouges et noires barrent sa carcasse à des zones sensibles - les articulations. Les bras lui en tombent. Une jambe entière ne tarde pas à suivre le même chemin. La machine s'écrase sur le dos.
Je lui saute dessus tel un animal enragé, car c'est effectivement à ça que je ressemble lors de la mise à mort. Ma griffe droite se referme sur ce crâne minuscule encadré par des connexions grosses comme mes doigts.
- Et ça, c'est le bouquet final !
Bien que je tire dessus, je ne me contente pas de l'arracher comme je l'ai fait avec le reste. J'y infuse de mon énergie démoniaque et cauchemardesque, la propageant à travers tous ses circuits. Le monstre d'acier et de chair s'illumine de partout. Presque à l'état de cul-de-jatte, il s'agite nerveusement dans l'espoir de me désarçonner. Je tiens bon et... c'est l'explosion en chaîne !
Le Noir et le Rouge s'entremêlent dans une cacophonie infernale.
La faucheuse d'âmes doit s'en tenir éloignée au risque de récolter de sérieuses brulures, voire de perdre un morceau.
Moi ? Et bien, en l'absence d'une base solide à laquelle m'agripper, je décolle à toute vitesse vers le plafond ! Ce dernier a beau être très haut que je me le prends avec rudesse. Aucun cri ne m'échappe. Rien si ce n'est le bruit de mes chairs qui se compressent violemment et celui de mes os qui craquent douloureusement. En contrebas, les explosions se sont estompées. La poussière drue se dissipe, révélant plusieurs cratères au milieu desquels je m'écrase lourdement, bras et jambes en croix.
Mon corps fume de partout. Une vapeur carmine striée de noir s'échappe de mes chairs à vif.
Et je crois que je ne sens plus grand-chose.
Il faut dire que cette attaque explosive à bout portant est à double tranchant.
Mais ce n'est pas grave : je vais guérir tout seul, comme un grand, d'ici une ou deux minutes.
...Ou peut-être trois, tout compte fait.
J'ai toujours ce sourire horrible de placardé sur le visage.
Un vrai prince charmant !
Dans mon état, je ne peux m'en gausser qu'intérieurement.
Mes yeux infernaux roulent en direction de la faucheuse.
- Ne reste pas plantée là, je croasse. L'autre marionnettiste de pacotille... ne va pas tarder à... Oh ! Ça y est : ça commence à me piquer de partout.
Alors que je m'exclame avec positivité, mon rictus a forcément dû s'adoucir.
Mais ce n'est pas ce dont doit se préoccuper mon alliée de fortune.
Elle a une vengeance à accomplir. Un rendez-vous auquel je ne pense pas pouvoir m'inviter pour une raison évidente.
En parallèle, ma jambe transformée se l'est bien donné avec le Vermillon. En plus de l'avoir bien occupé, elle l'a fatigué. Le démon est blessé, je le sais. Tout en claudiquant, il s'apprête à quitter son poste de soi-disant dirigeant non sans me maudire, moi, le Bâtard Cauchemardesque, au passage.