Dire que le présent plut à Camille était un euphémisme. Elle parut absolument ravie, ce que Valeria put sentir à ses réactions sexuelles assez rapidement suivies d’un nouvel épanchement au creux de son corps.
La Comtesse se retira alors pour rejoindre ses présents, prenant sa forme de succube, se débarrassant de son pénis pour le moment, en volant jusqu’à eux. D’un coup de queue, elle baffa négligemment un des deux prêtres qui cherchait du réconfort dans ses prières. Valeria la rejoignit, adoptant une forme relativement similaire.
« Les Auriens ne sont pas les seuls à maîtriser la magitech. Vos proies tombent parfaitement, Maîtresse ! »
Sur un geste de Camille, on emmena les nonnes, laissant les deux prêtres au centre de la nef. Quel sort allait leur être réservé ? Ce n’était pas très important, mais ça aurait amusé Valeria d’assister à leurs supplices avant l’épilogue que Camille leur réserverait.
L’église où elles se trouvaient était bâtie sur le domaine de la jeune noble. Elle emmena Valeria dans la crypte, puis sous celle-ci, dans un énorme laboratoire souterrain. Si la succube savait qu’il existait, elle n’y était pas venue fréquemment et ne savait pas vraiment ce qui s’y passait.
Il faudra combler cette lacune…
Les nonnes venaient d’être poussées dans des cuves translucides. Elles se débattirent tant et plus, priant, pleurant, certaines vraiment combattives, mais furent toutes finalement enfermées, les poignets et chevilles enserrés dans des carcans de fer sortis de compartiments de la cuve pour les empêcher de refuser les tuyaux qui vinrent alors s’enfoncer dans leurs bouches et leurs oreilles. Très vite, leurs yeux se révulsèrent sous l’afflux des liquides qui étaient injectés en elles par les scientifiques qui travaillaient autour des cuves comme autant de fourmis ouvrières. Un autre liquide se mit alors à emplir la cuve et immergea totalement ces femmes, les laissant flotter dans leur imparfaite nudité, issues d’une populace commune avec un physique des plus communs.
« Cette magie va renforcer leurs performances physiques, Maîtresse, tandis que l’appareil va modifier leurs performances mentales. Leur foi religieuse va être réorientée vers vous, Maîtresse.
- C’est diablement intéressant ! J’imagine que tu vas aussi les upgrader esthétiquement ? Pourquoi ne pas avoir aussi pris les prêtres ?»
Les nonnes se débattaient, les yeux agrandis de terreur, incapables de retirer les tuyaux en elles. Valeria sourit à ce spectacle. Elle aimait voir les ouailles du Très Haut se faire malmener voire plus. Et l’idée de Camille de les « reformater » lui plaisait beaucoup. Etablir un culte à son nom ? Ca commencerait par une secte mais pourrait rapidement prendre de l’ampleur avec les bons alliés et les bons outils.
Camille l’emmena dans une autre partie des souterrains. Valeria avait l’impression d’évoluer dans une sorte de bunker souterrain futuriste avec des lumières partout, des portes mécaniques coulissantes, de nombreux soldats et scientifiques qui s’agenouillaient sur leur passage. Elle adorait la façon dont Camille les avait éduqués à se comporter devant elle. Manifestement, même non convertis, ils la vénéraient plus encore que leur Comtesse. C’était… satisfaisant. Grisant même. Elle avait vraiment fait une excellente pioche avec sa nouvelle fille.
« Vous savez, Maîtresse, je dispose de bon nombre de cobayes à disposition. Des condamnés à mort, des personnes grièvement blessées… L’une des fonctionnalités de ce laboratoire est d’utiliser des technologies récupérées illégalement à Uatis pour concevoir des cyborgs. Vous voulez voir l’un de mes modèles ? »
Elles arrivèrent devant un caisson blanchâtre numéroté, avec d’autres indications supplémentaires.
« Celle-ci était à la base l’une de mes serfs. Une femme atteinte d’une maladie dégénérative. Nous avons utilisé cette technologie avancée pour modifier en profondeur son corps… Je les appelle des Automatons ! »
Camille appuya sur un bouton. Il y eut un bruit de sifflement puis la porte s’ouvrit. L’automaton sembla sortir d’un profond sommeil, cligna plusieurs fois de yeux puis les vit, alors que les liens qui la maintenaient se retiraient.
Elle était très belle, apparemment faite de plusieurs parties de corps différents et de technologie. Elle sortit lentement et il était manifeste qu’elle était « vivante ». Sous cet amas de technologie et de chair, un cœur humain battait réellement. C’était incroyable ! Dans la majorité des mondes où avait évolué – et évoluait encore – Valeria, cela relevait de la science-fiction, voire de l’hérésie ! Ici, Camille l’avait réalisé.
L’automaton – Jiang annonça Camille – s’agenouilla alors.
« Maîtresse Valeria, Maîtresse Camille, je suis honorée de pouvoir vous rencontrer.
- Je suis moi-même honorée de faire ta connaissance Jiang » répondit Valeria en s’inclinant légèrement avant de se tourner vers sa fille.
« C’est formidable ! Avec de pareils atouts, nous allons pouvoir mettre en place les différents éléments de notre conquête ! Créer un culte, convertir des adeptes, pervertir les dirigeants-clés du Pays et prendre le contrôle. Avec ces moyens, nous pourrons faire une révolution relativement pacifique, ce qui nous permettre d’avoir pléthore de prisonniers dissidents à placer sous les mains de tes scientifiques. »
Elle sourit.
« Je suis TRES fière de toi ma fille. Ces automatons ont-ils des capacités guerrières ? D’espionnage ? Leurs capacités augmentées pourraient peut-être en faire de magnifiques membres d’incursion pour voler des technologies auriennes ? »
Elle regarda Jiang puis Camille, son excitation intellectuelle provoquant une excitation sexuelle que sa fille pouvait sentir.
« Le pouvoir, c’est l’information. Avec ça, on a toujours un coup d’avance. Il nous faut mettre la main sur le plus de connaissances possibles. »
Elle attira Camille à elle, l’enlaça en la sentant se lover contre son corps, leurs visages à quelques centimètres l’un de l’autre.
« Quelles sont les capacités de Jiang ? Et que peut-elle faire ? Mentalement ? Physiquement ? Je veux tout savoir. Puis tu m’expliqueras en détail toutes ces recherches. Et entre les coups, on baisera, bien entendu. »