C’était une nuit très longue qui s’annonçait. Décatis s’amusa de la voir ainsi, agenouillée devant elle, présentant d’elle-même les objets de son tourment. Une corde en chanvre, pensé pour le (i]bondage[/i], et un gag-ball particulier, avec un vibromasseur intégré. Le genre d’éléments qu’on n’imaginait pas forcément sur une noble dame, et a fortiori une jeune femme encore vierge comme Juliette. Celle-ci ne perdrait pas sa virginité cette nuit, une chose qui contribuait à la frustrer… Tout en l’excitant aussi. Pour elle, il n’était plus question d’amour, elle avait été trompée par l’homme qu’elle aimait, et son cœur se reconstruisait autour de cette relation ascendante, asymétrique, celle d’une soumise devant sa Maîtresse. Sous son calme placide, Décatis s’avérait être plus passionnée et plus perverse que ce qu’on aurait pu croire. Juliette frémit quand Décatis l’embrassa, puis elle lui ordonna de se déshabiller, et de grimper sur le lit.
« Oui, Maîtresse ! »
Le cœur de Juliette battait joyeusement la chamade. Son initiative plaisait à sa Maîtresse, et cela exaltait Juliette bien plus que son propre plaisir. Elle pouvait être frustrée si cela plaisait à sa Maîtresse. En un sens, c’était son manque d’amour qui s’exprimait dans cette relation si spéciale avec sa Maîtresse. Elle s’effaçait sans peine devant sa Maîtresse, soucieuse de vouloir la rendre heureuse. Alors, Juliette alla s’allonger, le cœur battant joyeusement la chamade dans sa poitrine. Décatis la noua ensuite tranquillement. Toute nue, Juliette se laissa faire, gémissant au contact des cordes sur sa peau. Elle finit ainsi ligotée sur place, et commença à soupirer, avant que sa Maîtresse ne parachève son œuvre… En lui enfonçant dans la bouche le vibromasseur, puis verrouilla le tout derrière elle.
« Hmmm… »
Décatis se coucha ensuite, croisant le regard enfiévré de Juliette. La jeune femme gémissait encore, et, quand elle commença à se tortiller sur place, elle gémit encore. À chaque mouvement, les cordes vibraient et se serraient sur elle. Inversement, quand elle cessait de bouger, les cordes se détendaient. Juliette se doutait bien qu’elle allait avoir du mal à dormir… Excitée comme une puce, elle n’avait à vrai dire aucune envie de trouver le sommeil ! Elle s’amusait à remuer lentement son corps, mordillant le vibromasseur niché entre ses lèvres, devant s’habituer à la présence de ce membre phallique. Sa respiration étant obstruée, elle devait utiliser au mieux ses narines, ce qui était en soi un bon entraînement… Mais également très frustrant !
Comme pour ne rien arranger, Juliette entendit sa Maîtresse se tourner. Dans l’obscurité, impossible de voir quoi que ce soit, mais elle ne tarda pas à les entendre… Des bruits de frottement, des claquements, comme des bruits de bouche.
*Maîtresse se…*
Cela fit à nouveau déglutir la petite Juliette, qui sentit son intimité se crisper, et sa chaleur corporelle croître. Oui, sa Maîtresse se masturbait ! Juliette en soupira encore, et l’entendit se masturber, jusqu’à pousser un léger soupir. Elle venait de jouir… Chose qui était cette nuit refusée à Juliette. Celle-ci soupira encore quand Décatis s’essuya nonchalamment sur sa joue, puis elle passa la nuit comme ça, à gémir. Elle laissa son esprit vagabonder, délirant à moitié, trouvant une sorte de semblant de sommeil, rapidement entrecoupé. La nuit fut donc longue, assurément… M%ais également très excitante. En réalité, Juliette resta surexcitée, car sa Maîtresse dormait à côté d’elle. Les deux femmes se rapprochaient, et cela suffisait à combler pleinement Juliette.
Elle vivait un véritable rêve éveillé !