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Arès [Terminé]

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Ares
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Enregistré le : 20 mai 2026 20:41
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« La guerre révèle toujours la vérité sur les gens. C’est probablement pour ça que tant de mortels prétendent la craindre. »

ARÈS


« Cœur hardi, porteur de bouclier sauveur des cités, coiffé d'airain,
Aux mains robustes, infatigable, fort par la lance, rempart de l'Olympe,
Père de la Victoire, heureuse conclusion des guerres, auxiliaire de Thémis ;
Maître absolu de l'adversaire, guide des hommes les plus justes... »

« C’est prétentieux… J’aurais probablement dit la même chose. »


Le Sourire de la Guerre :

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On dit souvent qu’Arès est le fils de Zeus et d’Héra. C’est vrai. Mais ce n’est pas toute la vérité, car les Dieux ne naissent jamais tout à fait comme les mortels. Ils émergent, ils s’imposent, ils prennent forme quand le monde trouve enfin un nom à ce qu’il ressent. Et, bien avant qu’Arès ne reçoive son nom, avant qu’on ne lui bâtisse des temples, avant que les poètes ne le couvrent d’injures ou de louanges, les hommes connaissaient déjà son souffle. Ils le sentaient dans leurs mains tremblantes lorsqu’ils ramassaient une pierre pour se défendre. Ils l’entendaient dans le fracas des lances. Ils le voyaient dans les yeux de celui qui comprend, pour la première fois, qu’il préfère tuer plutôt que mourir.

Arès naquit donc de Zeus et d’Héra, oui. Mais il fut aussi enfanté par la peur, par le désir, par l’orgueil et par cette étrange chaleur qui monte au cœur des hommes quand le monde leur refuse ce qu’ils estiment mériter.

Il fut un enfant splendide.

Et déjà, il souriait trop.


I : Le fils que l’Olympe ne savait pas aimer
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À l’Olympe, Arès fut rapidement considéré comme un problème.

Il n’avait pas la patience d’Athéna, ni la majesté de Zeus, ni la froide autorité d’Héra. Il était trop vivant, trop bruyant, trop proche des passions humaines. Il aimait les cris des entraînements, l’odeur du cuir, le vin après la bataille, les serments murmurés dans les tentes, les jalousies, les défis, les amants qui se déchirent et reviennent l’un vers l’autre comme deux armées incapables de déposer les armes.

Les autres Dieux observaient les mortels depuis les hauteurs. Arès, lui, descendait. Il parlait aux soldats, il riait avec les mercenaires, il séduisait les reines, provoquait les rois, encourageait les héros, perdait volontairement des parties d’échecs contre des généraux trop fiers, puis leur soufflait à l’oreille l’idée qui ferait tomber une cité.

Arès n’était pas seulement le Dieu de la Guerre. Il était le Dieu des vérités que les hommes n’avouent qu’avec une lame sous la gorge. La paix leur permettait de jouer à la vertu. La guerre, elle, avait toujours eu le mauvais goût d’être honnête.

II : La Titanomachie
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Durant la Titanomachie, Arès combattit pour l’Olympe.

Il n’était pas encore ce Dieu raffiné, insolent et dangereux que les siècles allaient façonner. Il était plus jeune, plus brûlant, plus direct. Il riait au milieu des batailles comme d’autres rient au milieu des fêtes. Les Titans le méprisèrent d’abord, voyant en lui une fureur sans discipline.

Ils apprirent vite leur erreur. Arès n’était pas Athéna. Il ne gagnait pas parce qu’il devinait parfaitement les mouvements de l’ennemi. Il gagnait parce qu’il comprenait le cœur de celui qui tenait l’épée. Il savait quand un guerrier allait céder, quand un roi allait trahir, quelle insulte pousserait un champion à sortir de ses rangs, quel espoir donner à une armée épuisée pour qu’elle continue encore une heure.

Et parfois, une heure suffit à changer l’histoire.

Lorsque Cronos fut vaincu et que les Titans furent jetés au Tartare, Arès ne célébra pas la paix nouvelle avec autant de ferveur que les autres. Il savait déjà que la paix n’était jamais qu’une bataille qui retient son souffle.



III : Le Dieu des hommes

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Avec l’apogée des cités grecques, le culte d’Arès prit de multiples visages. Les soldats le priaient avant la bataille, les veuves le maudissaient après, les jeunes guerriers lui demandaient la gloire et les vieux survivants lui demandaient seulement de dormir sans cauchemars.

Arès acceptait tout cela. Les prières, les insultes, les offrandes, les malédictions. Il avait cette vanité étrange des Dieux qui préfèrent être haïs plutôt qu’ignorés.

On le disait cruel, et il l’était. On le disait séducteur, et il l’était davantage encore. On le disait manipulateur, mais Arès aurait répondu que les mortels n’avaient jamais besoin qu’on invente leurs désirs à leur place. Il suffisait de les écouter assez longtemps.

Il ne forçait pas toujours les hommes à prendre les armes. Le plus souvent, il se contentait de leur rappeler qu’ils en avaient envie.


IV : La Gigantomachie

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Puis vinrent les Grands Anciens et, pour la première fois, Arès cessa de sourire.

La Gigantomachie ne ressemblait à aucune guerre qu’il avait connue. Face aux Titans, il y avait encore de l’orgueil, de la haine, des lignées, des trônes à prendre et des pères à renverser. Face aux Grands Anciens, il n’y avait rien de tout cela. Pas d’honneur, pas de gloire ni même de haine.
Seulement l’immensité froide de choses qui n’avaient jamais eu besoin de comprendre les Dieux pour les détruire.

Arès combattit. Bien sûr qu’il combattit. Il aurait préféré être déchiré plutôt que de reculer devant les autres Olympiens. Mais cette guerre là lui laissa une marque qu’aucune amante, aucun vin capiteux, aucun massacre ne put entièrement effacer.

Il avait découvert quelque chose de pire que la défaite. Une guerre sans passion. Une guerre qui ne révélait rien, sinon l’insignifiance de ceux qui mouraient. Depuis ce jour, Arès déteste les Grands Anciens avec une sincérité presque pure. Non parce qu’ils menacent l’Olympe, non parce qu’ils menacent les hommes mais parce qu’ils insultent la guerre elle-même.


V : Terra

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Quand l’Olympe rejoignit Terra, Arès fut l’un de ceux qui s’adaptèrent le plus vite. Il aimait ce monde. Terra était vaste, dangereuse, excessive. Un monde de frontières instables, de monstres, de royaumes orgueilleux, de héros trop jeunes pour comprendre qu’ils allaient mourir. L’endroit parfait pour lui.

Alors que certains Olympiens se repliaient dans les temples, Arès continua de descendre parmi les mortels. Il fut vu dans des casernes olympiennes, dans des arènes, dans des palais, dans des auberges où personne ne savait vraiment pourquoi les hommes se battaient à la fin de la nuit. Il n’était pas toujours reconnu. Parfois, il prenait l’apparence d’un capitaine, d’un conseiller militaire, d’un inconnu vêtu de cuir noir qui souriait dans l’ombre et payait sa tournée avant de déclencher une guerre privée entre deux frères.

Il ne cherchait pas seulement le chaos, il cherchait les êtres rares. Les âmes capables de violence, mais aussi de choix car Arès n’a jamais aimé les pantins. Il préfère les résistances. C’est sans doute pour cela qu’il fut si souvent attiré par celles et ceux qui refusaient de lui appartenir.


VI : Le silence de l’Olympe

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Lorsque l’influence olympienne déclina et que l’Olympe se fit plus silencieuse, Arès le supporta mal. Les autres appelaient cela prudence. Lui appelait cela lâcheté.

Il se moqua des conseils, des attentes, des équilibres fragiles. Il affirmait que les mortels n’avaient jamais cessé d’appeler les Dieux ; simplement, les Dieux avaient cessé d’aimer le bruit de leurs prières. La Chute de l’Eld et l’appel du Cor de Gilead laissèrent en lui une rancune tenace.

Non qu’Arès soit compatissant au sens où les prêtres l’entendent mais il méprise l’abandon. Un Dieu peut exiger du sang, il peut punir, il peut mentir, il peut séduire, trahir, manipuler mais s’il accepte d’être prié, alors il doit répondre lorsque la guerre frappe à la porte. Même si cette réponse est terrible. Surtout si elle est terrible.


VII : L’Olympomachie

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Lorsque les Maux de Pandore contaminèrent l’Olympe et que Zeus sombra peu à peu dans la paranoïa, Arès comprit vite que quelque chose était brisé. Il ne le dit pas tout de suite, ce n’était pas son genre d’arriver en sauveur vertueux, les yeux pleins de noblesse et les mains propres. Arès observa. Il provoqua. Il testa les colères de Zeus, les silences d’Héra, les peurs de Poséidon, les ombres autour d’Hadès.

Et, chose plus inquiétante encore, il comprit Zeus. L’humanité pouvait devenir une menace. Les Grands Anciens pouvaient revenir. Les mortels étaient capables de tout détruire en appelant cela progrès, foi ou liberté. Mais comprendre n’est pas obéir.

Arès vit surtout que Zeus n’était plus guidé par la force, mais par la peur, et la peur, lorsqu’elle porte une couronne, devient plus dangereuse que n’importe quelle armée.

Durant l’Olympomachie, Arès ne fut ni innocent, ni pur. Il combattit, mentit, manipula, sauva parfois ceux qu’il aurait dû tuer et abandonna parfois ceux qu’il aurait pu sauver. Il servit l’Olympe, mais jamais aveuglément. Il servit la guerre, mais pas la folie.

Lorsque Chaos s’empara de l’Olympe et du Palais d’Hadès, Arès retrouva la sensation ancienne de la Gigantomachie : cette horreur froide d’un conflit sans âme et il la haït.

Il la haït avec une intensité presque belle.


VIII : Après Zeus

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La mort de Zeus changea l’Olympe. Elle changea aussi Arès, même s’il aurait arraché la langue de quiconque l’aurait dit devant lui. Il ne pleura pas, ne fit pas de grand discours et se contenta de disparaître quelque temps.

Certains prétendent l’avoir vu sur les routes de Terra, dans des tavernes de soldats, auprès de champs de bataille qui n’intéressaient aucun Dieu. D’autres disent qu’il passa plusieurs nuits devant une statue brisée de Zeus, un gobelet de vin à la main, sans jamais boire.
À son retour, Héra était régente, le Conseil de l’Olympe se mettait en place, et les Dieux parlaient d’équilibre, de reconstruction, de responsabilités nouvelles.

Arès sourit. Ce sourire-là inquiéta beaucoup de monde. Car Arès respecte Héra, à sa manière. Il respecte sa force, sa rancune, son intelligence. Mais il n’aime pas les Conseils. Les Conseils sentent la peur polie. Ils transforment les décisions en cérémonies et les lâchetés en compromis.

Depuis, Arès assiste parfois aux réunions. Parfois seulement. Le reste du temps, il fait ce qu’il a toujours fait. Il descend parmi les mortels. Il cherche les héros avant qu’ils ne sachent qu’ils le sont, murmure aux ambitieux, éprouve les vertueux, séduit les dangereux et rit avec les condamnés.

Et il attend. Non pas passivement. Arès n’attend jamais sans préparer quelque chose… Arès méprise les histoires paisibles.


IX : Aujourd’hui

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Aujourd’hui, Arès demeure l’un des Dieux les plus dangereux de l’Olympe, non parce qu’il est le plus brutal, mais parce qu’il sait être charmant. Il peut entrer dans une salle pleine d’ennemis et en ressortir avec trois alliés, deux amants, et une guerre prévue pour le printemps. Il peut parler doucement à un héros brisé et lui rendre le goût du combat. Il peut offrir à un royaume l’armée dont il a besoin, puis sourire lorsque ce royaume comprend trop tard le prix de son aide.

Arès n’est pas un démon. Il n’est pas un Titan, il n’est pas Chaos. Il est pire, parfois. Il est un Dieu qui aime sincèrement le monde, mais seulement lorsqu’il brûle assez fort pour révéler ce que chacun porte en soi. Et si on lui demande ce qu’il veut vraiment, il répondra sans doute par un sourire, un regard trop proche, une main posée sur la garde d’une épée.

Puis il dira : « Rien que tu ne veuilles déjà. »



LE CULTE D’ARÈS

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Le culte d’Arès est souvent mal compris, y compris par les autres Olympiens. Les mortels résument volontiers Arès au massacre, au sang et aux batailles, comme si le Dieu ne régnait que sur les charniers fumants et les cités en flammes. Cette vision arrange d’ailleurs beaucoup de monde, car il est plus simple de faire d’Arès un monstre que d’admettre ce qu’il représente réellement.

Arès n’est pas seulement le Dieu de la Guerre. Il est le Dieu des passions que les hommes dissimulent sous la civilisation. La peur, la colère, le désir de vaincre, l’orgueil ou la jalousie. Cette passion dévorante qui pousse les mortels à aimer, conquérir, protéger ou détruire avec une intensité qu’ils prétendent souvent condamner chez les autres. Car Arès sait une chose que beaucoup préfèrent oublier : tant que les hommes convoiteront quelque chose, ils finiront toujours par se battre pour l’obtenir. Que ce soit une terre, un royaume, une idée, un corps, un regard ou un Dieu.

La civilisation ne change pas cela. Elle se contente généralement de donner de plus beaux noms à la violence.

À travers les Âges, son culte a souvent entretenu des rivalités avec celui d’Athéna. Là où Athéna enseigne la discipline, la stratégie et la guerre civilisée, Arès encourage une approche plus instinctive et émotionnelle du combat. Pourtant, beaucoup de vétérans savent qu’une bataille se gagne rarement sans les deux.

Arès entretient également des liens étroits avec le culte d’Aphrodite. Les anciens Grecs savaient déjà que l’amour et la guerre partagent de nombreux visages : passion, désir, jalousie, possession, sacrifice. Il n’est d’ailleurs pas rare que certaines fêtes dédiées à Aphrodite se terminent en duels, tandis que certaines célébrations d’Arès finissent dans des lits.

Le Dieu lui-même semble trouver cela parfaitement logique.

Ah. On représente souvent Arès chevauchant Phobos et Deimos, sa grosse et prodigieuse longue lance dressée fièrement au milieu des batailles. Le Dieu affirme depuis des siècles qu’il s’agit d’une profonde allégorie guerrière. Ceux qui le connaissent le mieux soutiennent depuis tout aussi longtemps qu’il parle simplement de ses deux couilles et de sa bite avec un enthousiasme mythologique absolument fascinant.


Pouvoirs : (outre le classico force, immortalité etc..)

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Maîtrise Absolue des Armes : Arès comprend instinctivement toute arme qu’il touche. Qu’il s’agisse : d’une lance antique, d’une épée, d’une arme à feu moderne, d’un explosif, ou même d’une arme inconnue, il sait immédiatement : comment l’utiliser, comment la retourner contre son propriétaire et comment tuer avec une efficacité terrifiante. Entre ses mains, n’importe quelle arme devient naturelle.

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Amant Fiévreux : Arès incarne les passions dévorantes autant que la guerre. Ses baisers semblent brûlants. Ses caresses laissent sur la peau une chaleur persistante, presque surnaturelle. Le Dieu exacerbe naturellement : le désir, l’obsession, la jalousie, et cette dangereuse intensité émotionnelle qui pousse souvent les mortels à perdre tout bon sens. Arès considère d’ailleurs que l’amour et la guerre provoquent exactement les mêmes symptômes.

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Fierté Olympienne : Arès possède une confiance en lui que beaucoup jugent obscène. Les personnes ayant partagé sa couche affirment généralement qu’elle est malheureusement méritée.

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Présence Divine : Même sous une apparence humaine, Arès dégage quelque chose d’anormal. Les mortels ressentent souvent : un mélange de fascination et de malaise, l’envie de lui prouver quelque chose ou l’impression inquiétante qu’il voit immédiatement leurs véritables désirs derrière leurs mensonges.

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Corps Nourri par la Guerre : Plus un conflit devient intense, plus Arès devient puissant.


Le petit mot de la fin :

« Est-ce vrai ce que l’on dit de vous ? Que sous votre air charmant, vous êtes manipulateur, arrogant, jaloux, possessif, incapable d’accepter un refus, mauvais perdant, dangereusement susceptible, égoïste, violent… et que vous prenez beaucoup trop de plaisir à pousser les gens à révéler le pire d’eux-mêmes ? »

« Ah vraiment ? Les gens me trouvent charmant ? »

PS : De rien pour la nostalgie !
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